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dimanche 12 mars 2017

La Question de l'Emploi

La création d'emploi est un terme trompeur. La suppression des emplois a été la variable d'ajustement de la croissance économique favorisée par toutes les gouvernances.

Ainsi, il ne s'agit pas de créer des emplois mais de les restituer.

Créer de l'emploi se traduit toujours par un renforcement des politiques qui privent les gens de l'emploi.
Restituer l'emploi oblige à un changement radical de vision politique commandé par l'idée de partage.  
Le partage de l'emploi ou le partage des ressources? C'est sous cette forme que la question de l'emploi me semble la plus véritable.
Dès lors où n'importe quelle organisation économique répond à toute l'étendue de la demande, biens et services confondus, quelle organisation choisir ?.

Restituer l'emploi passe obligatoirement par une politique de régulation des prix. Comme il n'est pas possible d'obtenir à la fois le beurre et l'argent du beurre, il n'est pas possible non plus d'obtenir en même temps la croissance et l'emploi. C'est ce que toutes les politiques de droite y compris celle de Macron veulent nous faire gober.

Quand on nous parle de croissance. De quoi s'agit-il ? Il s'agit de « De croissance économique », c'est à dire, de l'augmentation du capital des plus gros. C'est ce qui se passe depuis l’avènement de la dérégulation des prix.

Exemple. Un super-marché concurrence un épicier en proposant le même service moins cher. Il s'ensuit que l'épicier ferme boutique. Le super marché possède le monopole de l'épicerie et il n'a plus qu'à augmenter ses prix au delà même de ceux de l'épicier défunt, tout en étranglant au passage les fournisseurs qui sont dans la même situation que l'épicier.

Ce processus est le processus de l'économie libérale à toutes les échelles de l'échange depuis le troc jusqu'aux trusts internationaux en passant par le commerce des poissons du nougat et de l'imprimerie.

La redistribution des richesses issue du travail ainsi que la question de la dignité est au centre du débat sur l'emploi.
La redistribution des richesses prend une signification particulière en fonction du modèle de régulation économique dans laquelle elle s'exerce.

Dans la dérégulation des prix, la croissance augmente le capital et sa concentration car la dérégulation des prix, suppose la concentration de la production qui a pour conséquence un accroissement du chômage et de la précarité.
Pourquoi ? Parce-ce-que sur le plan de l'économie globale, il est plus avantageux pour la croissance du capital, de dépenser moins en salaire et en retraite. Payer le chômage et les aides, à la baisse au fil du temps, est le moindre prix à payer pour faire grossir le capital des plus riches.

La condamnation morale des aides de toutes sortes soutient considérablement les stratégies politiques de paupérisation. Je ne dis pas «les conséquence de paupérisation des stratégies politique », je dis bien «les stratégies politique de paupérisation » car la mise en pauvreté du plus grand nombre est le moyen incontournable de l'enrichissement des riches.

La transformation du RMI (revenu sans conditions) en RSA (RMI sous conditions) est la sanction sur le RMI de la condamnation morale du partage solidaire des revenus à l'échelle nationale.
Dans la dérégulation des prix, le revenu, le travail, l'emploi sont intriqués pour justifier de la dignité humaine. Ce point est particulièrement cultivé par les politiciens et autres chantres de la classe dirigeante (journalistes, enseignants, notables, en tous genre).

Dans la régulation des prix, La concurrence est maîtrisée de telle sorte qu'elle ne chasse pas les plus petits et qu'aucun monopole ne se dégage des échanges. Il s'ensuit que les entreprises les plus conjoncturellement favorisées ne peuvent plus grossir démesurément.

Comme la production est répartie équitablement entre les gros et les petits, les richesses se répartissent à la source de la production. S'ensuit deux conséquences majeurs.
D'abord la répartition de la production prive les riches de leur approvisionnement financier. Ce montant s'avère bien plus important que les aides dispensées

Ensuite, la répartition de la production de biens et de services dans la régulation des prix a pour conséquence secondaire de favoriser le commerce et le service de proximité ainsi que la qualité, tout en offrant une très grande souplesse adaptative à la demande des populations locales et aux conjonctures.

Ainsi, la régulation des prix favorise le maintient de l'emploi.
En favorisant le maintient de l'emploi, la régulation des prix affaibli la croissance et la concentration du capital. C'est le prix à payer pour favoriser la croissance de la convivialité issue du  partage des ressources par le partage du travail. La régulation des prix, transforme la croissance du capital, en croissance du bien vivre. 

Dans la dérégulation des prix comme dans la régulation des prix, il est remarquable de constater que la production des biens et des services répond toujours à toute la demande. Alors pourquoi choisir délibérément la dérégulation des prix (modèle libérale) ?
Parce qu'on ne nous propose que cela ?
Oui!
On ne nous propose que cela parce-que toutes les cultures sont commandées par le principe de rétention.

L'ontologie Homme / Femme
Le principe de rétention est le mouvement universel des rapports que nous effectuons à tous propos.
A l’intérieur du principe de rétention, toutes revendications en appellent à « l'égalité », et conduisent inexorablement et toujours à une assimilation, à un gommage des singularités, une atténuation des spécificités.

L'abolition des frontières, l'explosion des familles, l'universalisme en général se traduisent par l'extinction du dialogue, la normalisation des rapports, l'affadissement des reconnaissances des différences par l'assimilation des singularités. L'abolition des frontières,, tant symbolique que géographiques, fruit ultime du principe de rétention, transforme le statut de « l'autre » de partenaire, source de dialogue, en paria, objet de la loi.

Dans ce moment historique de la mondialisation des cultures des économies et de l'universalité des symboles civilisateurs, ne pas discerner le principe de rétention est la source du plus grand danger qui soit pour les civilisations.

Ce principe commande l'économie, mais en amont de l'économie, il commande de façon universelle les rapports Homme / Femme.
L'égalité homme / femme en droit ne devrait pas être une question mais une réponse. Dans le principe de rétention, la question de l'égalité Homme / Femme est un piège redoutablement pervers.

Dans l'égalité universelle, au lieu d'être exhumée, l'ontologie du féminin se fond définitivement dans l'ontologie du masculin. Et même si en vertu de cette égalité universelle, la femme conquière en droit la liberté de disposer de son corps, elle sera toujours l'objet du droit. Et comme le droit ne traite que de la propriété et que la propriété ne concerne que l'objet et non le sujet, la femme restera toujours objet avec des droits étendues. Est-ce cela le féminin ? Aussi étendues que soient les droits d'un objet, cela ne fait pas de cet objet un sujet.

L'enfantement par exemple est une propriété naturelle et fondamentale de la femme. Quelque soit l'extension de ses droits, l'enfantement sera toujours propriété collective, donc objet du droit. La liberté de la femme à disposer librement de son corps c'est aussi et surtout la reconnaissance du féminin comme source de l’enfantement. Comme source de l’espèce.

L'homme en son ontologie universelle est-il disposé à abandonner la maîtrise de la perpétuation l’espèce ? C'est pourquoi la femme, dans le principe de rétention, quelques soient les droits qui lui seront accordés, est et sera toujours un objet de rétention, C'est pourquoi en son universelle Ontologie, l'homme ne veut pas identifier le principe de rétention.

L'exhumation de l'ontologie du féminin et la construction de son identité non plus dans l'égalité de droit mais dans l'équité, c'est le surgissement de « l'autre de l'homme ».
L'autre de l'homme implique et impose le passage de la rétention vers le partage comme principe fondateur de tous les rapports.
C'est pourquoi la seule voie qui existe pour l'humanité est l'émergence du féminin comme ontologie singulière. Dans cette binarité ontologique, le droit s'impose aussi de lui même. Tout comme on ne légifère pas sur les conséquences de la trompe de l'éléphant, il n'y a pas de raison de légiférer sur la fonction génitrice des femmes.

Dans l'ontologie ainsi étendue et comprise, les femmes ont des droits et des nécessites commanderesses de politiques singulières. (...) On ne traite pas un poisson et un éléphant de la même façon et tous les deux ont droit au même respect de la vie. Pourquoi, parce-qu'ontologiquement leur distinction est acquise. Entre l'homme et la femme, ce n'est pas encore le cas.
Le partage, en lieu et place de la rétention, implique l’émergence de l'autre de l'homme.

A nous de comprendre la source et la nécessite du partage et de les favoriser d'abord dans notre esprit et ensuite dans l'urne.

Le scrutin
Le choix entre la dérégulation des prix et leur régulation. C'est le choix entre partager des aides au rabais en accroissant la richesse des riches, ou partager le travail au prix d'une décélération de l'enrichissement des riches.

En ce siècle qui voit naître la mondialité de l'économie, le principe de rétention est arrivé à son apogée. Il n'existe plus rien à conquérir. Il s'agit seulement pour chaque pays, chaque industrie, chaque région et bientôt chaque personnes, de se défendre d'être mangé par le voisin en le mangeant lui même.

Le principe de rétention à permis toutes les conquêtes. Quant il n'y a plus rien à conquérir, ce principe est comme un missile fou qui cherche une cible, n'importe laquelle. Au stade où sont arrivées les civilisations de part le monde, ce principe doit être impérativement abandonné au profit du principe de partage.
Pour cela il est impératif de prendre conscience que l'homme n'est pas seul, il est accompagné par "l'autre de l'homme". Sans l'existence de l'autre, comment l'homme en sont unicitaire ontologie pourrait avoir accès au concept de partage?

Les riches ne favorisent pas le partage. Pourtant ils ne risquent rien puisqu'ils sont riche ?
Ils ne risquent rien à favoriser le principe de partage. Le principe de partage ne va pas les priver de leur richesse ?

Le principe de rétention qui NOUS gouverne, fonde l'exclusion qui construit son alibi dans la morale du mérite, largement cultivé sous tous les cieux politique. Si nous ne comprenons pas le principe de rétention pour pouvoir le faire évoluer vers le principe de partage, l'exclusion deviendra une banalité généralisée sur notre planète. Les faits de l'actualité ne parlent que de ça.

Le principe de partage est le seul remède contre l’exclusion de masse.
Le principe de partage permettra à tous de mieux vivre. Par essence, le principe de partage fonde la sécurité de tous à tous points de vue. Dire cela est une lapalissade car partager suppose partager avec tous et donc sans conditions. Partager autrement serait partager sans partager, ce qui n'a pas de sens. 

C'est pourquoi, à l'aube de cette élection majeure, donnons nous une chance de favoriser le partage là ou il est fondateur du discours politique. On ne risque rien à favoriser le partage, on n'est pas les riches mais on est les plus nombreux...

Alors arrêtons de CROIRE pour CHOISIR notre destin commun.

====================EXEMPLE=============================

La politique à l'age de la honte. 14 mars de l'an de grâce 2017 :

Fillon est incontestablement le candidat de la honte. Son programme se résume dans une seule mesure représentative de toutes les autres : "Je vais virer des milliers de fonctionnaires, mais ça ne se verra pas puisque je ferais travailler les autres plus longtemps..."

Cet homme n'est animé que d'une seule ambition : Gagner de l'argent pour lui et les privilégiés de sa classe politique par tous les moyens à sa portée.

Subventionner des aides coûte moins cher au capital que de payer des salaires en partageant le travail.

En subventionnant des aides au lieu de distribuer du salaire, les entreprises économisent du salaire et le paiement des charges sociales indexées sur la masse salariale.

La classe dirigeante est alors fondée pour expliquer aux gens que les fonds de retraite et la secu sont à la baisse et qu'il faut de la rigueur solidaire pour faire face à "la crise" etc etc... Cela fait 30 ans qu'on nous sert cette soupe perverse.

Dégager de l’excédent bénéficiaire sur l'exercice de production pour engraisser les poches des actionnaires, tel est le projet politique des candidats Fillon et autre Macron.

A la lecture des programmes des candidats, la gouvernance dans l’intérêt des salariés et du souverainisme indispensable à la liberté politique du pays penche incontestablement du coté de Mélenchon. Tous les autres programmes ne sont que des variations rhétoriques de la culture de la rétention. Seul le programme de Mélenchon se fonde sur le partage et restaure la souveraineté.







samedi 4 mars 2017

Morbidité et Grossitude

La prise de conscience qu'il existe une ontologie singulière au féminin est la seule conquête philosophique et politique qui reste à accomplir de la part de l'humanité toute entière pour qu'elle ai un avenir. Avis aux politiciens....

Les questions d'égalité de droit Hommes / Femmes si légitimes soient-elles sont des pièges hautement pernicieux si la conscience du féminin "singulier" n'est pas à l'origine. En son absence, ces questions éliminent radicalement les distinctions et conduisent à assimiler le féminin au masculin, c'est à dire à l'effacer. 

Un chat n'est pas un poisson, une femme n'est pas un homme. A part le droit à la vie, la question de l'égalité entre le chat et le poisson est dénué de sens car poisson et chat se distinguent clairement l'un de l'autre dans tous les esprits. 
En ce qui concerne l'homme et la femme, point de distinction. Une seule ontologie pour les deux genres comme si une femme ou un homme c'est toujours un homme. Cette posture commune à toute les civilisations est aussi absurde que de dire qu'un poisson ou un hérisson c'est un hérisson. 

Avant la question des droits des uns et des autres, en lieu et place de la recherche d'égalité c'est bien la question de l'équité qui doit être posée.
Le féminin aujourd'hui se manifeste dans tout ce qui pourrait l'absenter. La où il est présent il est assimilé et silencieux et si ce n'est pas le cas. Condamné à le devenir. 


A-t'on le droit d'être malade ?
Oui !
Et si on le devient, notre société se fait un devoir éthique de nous prodiguer des soins jusqu'à la guérison.

Tout le monde peut être malade. Grands et petits, hommes et femmes, jeunes et vieux, gros ou maigres. Tous peuvent être malade du foie, du cœur du dos et de la tête. Des genoux aussi et même des dents.

A-t'on le droit d'être gros? Oui! Mais dans les faits ce n'est pas approuvé.
On peut être malade de tout, mais on ne devrait pas être "malade d'être gros". Pourtant être gros n'est pas une maladie en soit. C'est un genre d'être. Tout dans notre société est fait pour organiser la confusion entre "être malade" et "être malade d'être gros". Cette confusion attribut le statut de maladie au fait d'être gros. S'il n'est pas interdit d'être malade il est interdit d'être gros.

Nuls ne devraient être obligés d'adapter son corps a une civilisation. C’est la civilisation qui doit être intégratrice de toutes les différences, de toutes les singularités et de toutes les diversités d'être.
A l'évidence, chaque civilisation n'accorde approbation qu'à une catégorie particulière de population. La civilisation par principe n’intègre pas. Elle est excluante par fondement de tout genre qui de prés ou de loin s'éloigne du codage de la norme.
Par exemple, une personne humaine n'est validée et approuvée que si elle possède une vitesse d'apprentissage normalisée, si elle a un corps normalisé, si son comportement ne s'écarte pas de la norme. Pour être approuvée en s’écartant de la norme, la personne humaine doit exploiter sa singularité ou être exclue.

Infiniment plus que l'homme, c'est la femme qui est obligée d'abord d'inhiber son esprit et ses aspirations profondes, puis d'adapter son corps à la civilisation.
Sa première adaptation vient de l’injonction implicite d’évacuer son féminin quand il s’expose au-delà du permissible, C’est à dire au delà de la norme. Là se pose la question de l’ontologie du féminin car c’est l’ontologie du masculin qui dicte la norme et pour les hommes et pour les femmes.

Nous aurons besoin du regard du sociologue, et de l’ethnopsychiatre pour interroger la "grossitude". "Le gros" dans toutes les sociétés prend un sens singulier. Dans la nôtre aussi. Mais exposé aux regards, le gros ne pose pas la même question que la grosse

Être gros stimule la compassion. Mais quand le signe du féminin dans une société comme la nôtre est incontestable, être grosse appel à la réprobation, construit la culpabilité et le malaise qui pousse la femme à la mutilation volontaire et salvatrice de son corps. Pour être sauvée et approuvée, la femme incontestable grave dans son corps le signe de son inexistence.

Derrière l'excès pondérale où l’obésité maladive invalidante, la question de la "grossitude" est societalement construite comme une maladie pour dissimuler aux regards de tous et toutes la question ontologique du féminin.

Rendre malade d'être "grosse"est une maladie de notre société incapable d'identifier l'être femme comme relevant d'une ontologie singulière. Cette Ontologie novatrice interroge l'unicité de l'ontologie que  l'homme veut universelle, en la faisant précisément chuter de son universalité. Ce faisant, l'ontologie devenant dialectique, elle dessine la femme comme étant l'autre de l'homme (...).

Si une telle prise de conscience arrivait dans notre culture, les conséquences éthiques politiques et économiques seraient considérables. Le monde entier en serait profondément bouleversé et lui insufflerait la suite de son évolution, hors de laquelle point de saluts pour aucunes civilisations

Constituer la grossitude comme une maladie permet d'institutionnaliser la mutilation des femmes avec l'alibi du soin et du confort.  Ainsi, dans un souci de santé, notre société peut à bon compte dissimuler son dénie du féminin. Dénie qui retombe inexorablement sur la femme en un dénie de soi... Et invariablement la rend malade.

L'approbation de la femme en tant que femme ne concerne encore que son image. Le féminin non dissimulable est radicalement condamnable. C'est la dedans que l'on peut tenter de comprendre la "grossophobie" de notre société. Ou pourquoi la femme dont l'image est incontestablement féminine est si réprouvée ?

La femme n'est approuvée que si elle inscrit d'une façon ou d'une autre, son image dans l’inexistence. L'anorexie mentale et l'ablation de l'estomac participent de la même phénoménologie morbide portée par toutes les représentations culturelles et sociales.
L'anorexie mentale est une psychose morbide. L'ablation de l'estomac qui permet de faire disparaître comme par enchantement 50 kg de chair en un temps record, retranche aussi à l'image de la femme 25 ans de sa vie qu'elle apprend en même temps à dénier.

L'ablation de l'estomac est une invalidation du plaisir de manger et bien souvent un assujettissement à vie à un traitement médicamenteux. Cet assujettissement inscrit la femme dans un lien de dépendance qui nous signifie la place du féminin dans la société. L'acceptation et la culture de cet assujettissement conforte la femme dans la hiérarchie des genres où elle se doit de s'effacer devant l'homme.
Mutilée et assujettie, la femme est enfin approuvée car elle est à sa place. Elle trouve enfin la paix intérieur dans la reconnaissance collective. Peut importe le prix a payer. Le bonheur n'a pas de prix.

Constituer le plaisir comme une iniquité naturelle à la femme et la cautionner par toutes les voies légitimes singulières à chaque société est le commun des femmes de cette planète.
Par exemple : en Occident, le plaisir de manger, en Afrique, le plaisir de jouir, ont en commun l'inscription de la la mutilation du corps de la femme dans les cultures. Mutilation légitime aux yeux de la femme, de l'homme et des morales locales.

Dans le champ ontologique, cette mutilation de principe signifie l'ablation du féminin commun à toutes les cultures.

L'anorexie et l'ablation sont bien deux expressions de nos sociétés qui exigent l'effacement du féminin pour se perpétuer. En échange de l'effacement de son féminin, de sa démission, la femme reçoit l'approbation politique et sociale qui la conforte à sa place, la réconforte et lui donne enfin l'opportunité de jouir d'elle même, ou de ce qu'il en reste, en toute approbation.

Qualifier l'obésité de "morbide" met tout particulièrement l'accent sur l'association de la mort et de la "grossitude".
Pourtant il existe des organisations morbides, des politiques morbides et des métiers plus morbides les uns que les autres. Des traitements morbides du public qui poussent ceux qui les subissent au suicide... etc...
Ceux qui ont une activité où l’espérance de vie est bien d'avantage invalidé que l’excès pondéral, ne voient pas leur activité qualifié de  morbide. Il serait pourtant indispensable d'identifier les activités morbides  pour soigner ce grand corps malade qu'est notre société en fin de post-modernité. Les politiciens pousseraient à l'ablation non de l'estomac mais de ce qui tue les gens en silence. Mais pour ça il faudrait qu'ils aient de l'estomac ou du cœur, ou même une conscience du partage en lieu et place de la rétention pour gouverner leurs rapports...

Quand on interroge l'obésité morbide on le fait essentiellement à travers le corps de la femme. Pourquoi ?
La question de l'obésité dans notre société concerne bien d'avantage la culture aveugle de la « morbitude » que le comportement des victimes de cette culture.

L'obésité de l'homme interroge la médecine la culture l'économie. Celle de la femme interroge la (sa) légitimité d'être femme, c'est à dire d'être distincte de l'homme.

Ne voir la question de la morbidité que chez la femme dont ma féminité est  incontestable, n'est-ce pas la meilleur façon de la contester et de ce fait d’annihiler le féminin en tant que singularité d'être (ontologie) ?

samedi 18 février 2017

Godël le philosophe sans le savoir

Le génie de Gödel force le respect. Il a inventé ce que j'appel "le moment de conservation de la vérité" (ce qui est vrai).
Selon Gödel, on peut toujours démontrer ce qui est faux mais jamais ce qui est vrai.
Ou quand {Toujours × faux} = {Jamais × vrai}. Ou autrement dit, {1 × 0} = {0 × 1}.

Sur le plan mathématique, ce qui est "vrai et indémontrable". Transposé en philosophie, la démonstration devient l'entendement. Sur le plan philosophique, le théorème de Gödel se formule de la façon suivante : si l'on pose que l'être est vrai, et qu'il fait partie du réel, alors le réel et l'être sont inaccessibles à l'entendement.

Sur les plans mathématique et philosophique, c'est bel et bien l’expérience de la vérité qui n'est pas accessible à l'entendement. Ce qui en mathématique est "faux et donc démontrable" est bel et bien l’expérience de la vie puisqu'on l'éprouve. Ce qui est éprouvé, c'est à dire rendu intelligible à partir des sens est une construction de notre esprit que nous considérons par convention comme étant l’expérience de la vie et qu'on appel le monde. Ainsi le monde ne doit pas être confondu avec le réel.
Posé hors de notre esprit, l’expérience de la vie (le monde), ne rend aucun compte du réel. Elle est donc fausse. Ainsi en philosophie, et en conformité avec le théorème de Gödel, tout ce qui est démontrable est incontournablement faux. De fait, ce que nous prenons pour le réel n'est qu'une confusion avec le monde.
Cette confusion nous donne l'illusion d'un réel accessible à l'entendement.
Le réel étant inaccessible, le monde est de ce fait incomplet.  Le mal le bien et tout ce qui compose le monde est faux parce qu'incomplet et ne pourront jamais être complété. C'est pourquoi la sagesse existe....


Le théorème de Gödel pose dans toute son étendue, la question de la dialectique du monde et du réel. Sauf à considérer que le monde est "la mathématique", le théorème de Gödel embrasse un champs bien plus vaste que celui des axiomes mathématiques . Comprendre le réel en l'inférant à partir du monde nécessite un effort d'abstraction en direction du réel tout entier. En ce sens l’accès au réel n'est que mathématique et seulement mathématique.

L’accès au réel consiste intégrer au monde que nous composons, tout ce qui n'est pas adéquat à nos sens. Sans la démonstration mathématique, l’accès au réel suppose la conception de sens nouveau qui ne sont pas des amplifications ou extensions de nos sens classiques. On peut imaginer par exemple un sens des dimensions de l'espace au delà de 3...

Le monde est une construction issue de l'interaction du réel et de l'être à travers ses sens. Ses sens lui étant singuliers, son monde lui est singulier aussi et se distingue du monde de l'autre dont les sens ne sont pas identiques aux siens. (une mouche par exemple). Pour autant, le réel est le même pour tous les êtres car le réel est indépendant de la nature des sens par lequel l'être se compose le monde. Limité par nos sens, le réel nous est
à jamais inaccessible. Il est seulement spéculatif. C'est là qu'interviennent les mathématiques.

L'être ainsi que le monde que lui compose ses sens appartiennent au réel. Mais si le réel est inaccessible, pourquoi l'être devrait être accessible à son propre entendement? C'est pourquoi, si l'être est bien réel, il reste lui aussi à jamais inaccessible à l'entendement. Sa représentation n'est qu'une abstraction. ... Encore les mathématiques.

 QUESTIONS :
  • Serions-nous capables de transcender nos sens pour accéder au réel ?
La réponse est non car transcender nos sens consisterait à inventer au moins un sens qui remplacerait tous les autres. Etre capable de situer l'existant dans une dimension supplémentaire d'espace est impossible de concevoir. Cette question existe, elle illustre notre monde,  et elle n'a pas de réponse. Elle est donc vraie selon Godël. 

In-fine, il n'existe jamais de réponse aux questions. Une question appel toujours d'autres questions selon une arborescence exponentielle sans fin. C'est pourquoi, la réponse à une question est toujours partielle donc fausse.
Ainsi, dans notre monde, il ne s'agit pas tant de répondre aux questions mais plutôt de comprendre les questions.

Si répondre à une question relève de la vérité inatteignable, alors  Godël a raison. "On ne peut pas démontrer le vrai".
Comprendre les questions sans pouvoir y répondre implique que toute réponse, parce-que toujours incomplète, est fausse. Mais puisqu'il y a "réponse", la réponse est l'expression de la démonstration. La aussi, Godël à raison. "On ne peut démontrer que le faux".



vendredi 17 février 2017

Europe et Radicalisation Politique

Les frontières

L'Europe c'est quoi ? C'est la négation des frontières qui existent de fait. Il suffit de regarder une carte et de demander aux gens qui ils sont.

En cas de désaccord entre voisins, la frontière permet, suppose, implique et oblige à un moment donné ou un autre le dialogue avec le voisin.
L'absence de frontières signifie le renoncement au dialogue au profit de la compromission, de la complicité, de la duplicité, de la connivence en lieu et place de la réflexion. Le renoncement aux frontières c'est en cas de désaccord, préférer la condamnation à la négociation.

Pour s'offrir le luxe d'abattre les frontières, il faut en avoir les moyens. Les moyens financiers, les moyens logistiques, les moyens de pression politique. L'Europe à ce titre est la dictature des forts contre les faibles. Voyez le traitement par l'autorité Européenne de la souveraineté Grec. La voie que par referendum, le peuple grec a désigné à Tsipras a été ignoré avec mépris par l'autorité européenne. Mépris qui n'a inspiré personne. Mépris de tous les pays de l'union qui n'a engendré aucun scandale. Nul part. Par contre, le referendum pour la sortie du Royaume-Unis de l'union Européenne a été traité avec un peu plus de respect. Pourquoi ? Simplement parce l'économie Anglaise pesant bien plus lourd que l’économie Grec, ne peut pas faire l'objet du même chantage.

Dans tous les pays de l'union, à des degrés diverses, l’incertitude politique s'installe. Cette incertitude trouve sa source dans le dispositif européen de traitement des frontières économiques. Les frontières physique sont à cet égard bien plus symbolique que les frontières économiques.
L'incertitude politique due à l'Europe, oriente tous les pays, chacun à leur rythme, chacun selon sa voie, vers la radicalisation nationaliste, avant-goût du fascisme. On peut visionner la logique de cette inclinaison par l'idée que la quantité de frontière est une constante. Moins il y a de frontières à l’extérieur, plus il y en a à l’intérieur (dans les esprits, dans les structures politiques et institutionnelles etc...).

L'argent

Tout le dispositif Européen organise avant tout le profit financier. Il est calibré et piloté par Bruxelles dans le but précis de répondre au nécessitées structurelles de l'Allemagne, confronté à une charge démographique désastreuse à cours terme (20 ans) pour "ce pays". L'Allemagne ne s'est jamais confondu ni fondu à l'Europe, et de loin s'en faut. L'Europe est son instrument.

L'Europe sert avant tout l'argent. En France tous les discours politiques, d'où qu'ils viennent ne traitent que de la dynamique de l'argent par le mensonge, la désinformation maximale, le renversement des vérités, les dissimulations et autres duplicités.
Dire que nous sommes en crise est un mensonge. La crise dont on nous rabat les oreilles de générations en générations depuis Pompidou n'est un slogan opportuniste pour vendre de la rigueur. Faire croire à la dette c'est faire croire à la nécessite de la rigueur indispensable au drainage de l'argent depuis la poche du contribuable vers celles des banques privées via la structure de la BCE (Banque Centrale Européenne), constituée à cet effet .

Dire qu'un pays est endetté, le notre par exemple, est une absurdité aussi solide que de dire "l'eau est sèche". Si personne ne croit en la sécheresse de l'eau c'est parce que tout le monde fait l’expérience de sa nature humide et en conclu que l'humidité fait l'eau (l'humidité est le fondement de l'eau). Mais personne ne fait l’expérience de l'économie, sauf à croire que l'économie d'un pays est en tout point identique à l'économie du porte monnaie de la ménagère ; ce que les politiques et autres détenteurs du pouvoir d'informer ne se privent pas de cultiver dans la tête des gens. Mais qu'on se le dise, l'économie d'un pays n'a rien à voir avec l'économie d'un ménage.
Quand un mots comme l'économie désigne deux choses différentes, ce qu'il désigne se prête à toute les manipulations de sens.

Quand on nous parle de faillite nationale, de dettes abyssales, de redressement du pays, on nous chante les mérites de la rigueur dans un pays particulièrement riche. D'une richesse telle que si on n'y prend pas garde et que le peuple en prend conscience, l’enrichissement des riches devra céder la place au partage et c'en sera fait du fondement des classes (dominants dominés) seule garantie de la bonne fortune des riches.
Mais ne nous y trompons pas. La conservation du fondement des classes n'est pas du seul fait des plus riches, mais tout le monde. Toutes les classes cultivent et protègent leurs distinctions car toute la culture étant fondé sur le "principe de rétention", elle interdit de penser le sentiment de sécurité à cette échelle autrement qu' à partir de la rétention. Alors que par un effet naturel de la maturation du système économique mondialisé, l'heure du partage a sonné. Personne n'y souscris parce-que personne ne le voit.

L'Europe sert avant tout l'argent. Le service de l'Europe conditionne toutes les politiques. A droite comme à gauche à quelques arguments rhétoriques prés, ayant fait allégeance à l'Europe, les gouvernants sont au service de l'argent, plus précisément, de leur argent. Qu'importe les promesses, les discours politiques se fondent dans la nécessité Allemande, définie et légitimée par Bruxelles dont la stratégie, avec la complicité volontaire des gouvernants, consiste à spolier les peuples du fruit de leur travail. Qu'ils soient d'une nations ou d'une autre, jamais l'Europe ne sert les peuples. Quand au peuple Européen, il n'existe pas.

La politique

Piloté par l'Europe, le discours politique de droite prône la radicalisation économique, législative, et sécuritaire pour commencer. Par le dictât économique, la droite tente de renforcer "la rétention" en péril, la culture du mérite, et les dérégulations, dont Macron est le Champion. (Oui Macron est de droite...). La droite et l'Europe sont parfaitement compatibles c'est pourquoi les promesses de droites suscitent moins de trahisons que les promesses de gauche mais oblige à plus de mensonges.

Toujours piloté par l'Europe mais avec une rhétorique singulière, le discours politique de gauche développe une radicalisation non moins violente. La gauche est aussi une tentative de renforcement du principe de rétention par un renforcement du contrôle des populations et des économies.
Sans sortir de l'Europe et sans reconquérir la maîtrise de la monnaie, il est impossible d'assortir de la redistribution à l’économie.

Par exemple, le revenu universel à la Hamon est tout à fait réalisable économiquement, mais le marché aura tôt fait de se réajuster pour rendre caduc cet effort de redistribution.
Pour rendre cet effort de redistribution opérationnel, il faudrait qu'en amont de la promesse Hamon, il exista un contrôle drastique de l'économie parfaitement incompatible avec l'Europe. Et que je sache, Hamon ne prône pas la sortie de l'Europe. De ce fait s'il devient le président de France, ce sera pour servir l’intérêt des Allemands. Étant de gauche il sera comme Hollande condamné à mentir et à trahir après avoir séduit et avoir été élu.

Que penser du discours radical de Hamon sur le conflit Israélo-Palestinien. Qui est-il pour engager la France sur une voie parfaitement incompatible avec l'idée de neutralité diplomatique indispensable à la promotion de la paix? Une fois président, le parlement ne lui sert plus à rien ? C'est lui qui décide tout seul, même d'avance des ingérences qui lui tiennent à coeur? Le discours de Hamon à fin électoraliste consiste seulement à draguer les Palestiniens chez eux, pour séduire les musulmans de France, plutôt que les Juifs car ces derniers sont les moins nombreux. Ou donc la dedans se trouve le programme économique pour la France ou quoi que ce soit qui servent la cause de la nation ?
Que penser du discours fou de Macron, ce champion de la droite avec une étiquette de gauche, va en Algérie pour draguer l'électorat musulman et n'hésite pas pour ce faire, à insulter l'histoire et les consciences Algériennes autant de Françaises.

Que penser du discours de Fillon sur la pénalisation opportuniste des jeunes dès l'age de 16 ans, assez matures pour aller en tôle mais pas assez pour aller voter ?
De quoi parle t-il quand il veut redresser la France ? Il veut la redresser de quoi ? La France est le pays le plus riche d'occident au m2 et par Citoyens. Et, catholicisme oblige, que signifie son goût démesuré pour le sang et les larmes des autres, le sacrifice pour tout le monde sauf pour lui ?

Quant à Mélenchon, il nous a concocté un programme astucieux et plein de potentialités si et seulement si il a la volonté de rompre avec l'Europe. Sans rompre avec l'Europe, son discours plus qu'aucun autre n'a aucun fondement. Il nous propose une 6eme république, la restitution de la gouvernance au peuple par le biais des assemblées constituantes etc etc, mais de son propre aveux, ce n'est pas pour demain. Et que penser de l'inscription du vote dans la constitution. Le vote alors n'est plus un droit mais une obligation, Comme si ne pas voter n'a à ses yeux aucun sens politique ni aucune dignité civique ? En inscrivant le vote dans la constitution, en transformant le droit en obligation, il pénalise le vote. Que va t-il advenir de ceux qui préfèrent ne pas voter ? Quelle sanction leur sera réservé ?

A droite on ment au peuple mais on trahi moins, à gauche on ment moins mais on trahis plus.
Les discours de droite autant que de gauche se radicalisent autour de la dictature du bien. N'est-ce pas toujours au nom du bien que le fascisme prend son essor ?

Les écolos

L’écologie est né de la modernité dès lors où l'homme se sépare de façon radicale de la nature. Le rapport de l'homme à la nature est a-politique par conséquent, l'écologie ne peut pas être un parti politique. L'écologie c'est comme l'intelligence, tout le monde doit en avoir. Si l'écologie se fonde "parti politique" comme c'est d'ailleurs le cas, l'écologie devient une idéologie, au service d’intérêts partisans. Alors l'écologie est un argument politique de plus, c'est à dire un argument mensonger bon à trahir.
Les déclarations écologistes sur la pollution par exemple visent les usagers, pas les producteurs de pollution. La pollution des voitures est avant tout un argument de contrôle politique. 80% de la pollution aux particules fines n'est pas due aux voitures. Sur les 20% due aux véhicules de toutes sortes, les véhicules anciens occupent 5% . Ainsi les voitures de plus de 10 ans représentent moins de 1% de la pollution des villes par les particules fines.
Au nom de ce 1% on investi dans toute une logistique de vignettes et de contrôles qui ne signifient écologiquement rien mais qui pourrissent la vie aux usagers de la route les plus démunis.

Dans le même temps, les écologistes passent sous silence la technologie Pantone qui divise par deux la consommation de carburant et ne coûte rien à installer industriellement.
Quant aux particules fines, tout le monde sait qu'elles proviennent des pneus, des freins et de l'embrayage. Le Diesel n'a rien à voir la dedans et encore moins les rares quidams qui se font plaisir avec un feu dans leur cheminée.

L'écologie ne concerne la production d'énergie que si elle accompagne les attentes de profits des gens de la finance. La voiture électrique et les centrales nucléaires sont le fleuron de la propagande énergétique des écologistes. Pourtant, si tout le parc automobile était électrique, combien de centrales nucléaires faudrait-il construire pour alimenter le réseau ?
L'écologie ne peut pas défendre en même temps la voiture électrique et la désaffection des centrales atomiques sauf si elle est pour la recherche fondamentale sur la fusion nucléaire. Et ben non, l'écologie n'est pas plus concernée par la fusion nucléaire que par le moteur Pantone ou les centrales nucléaires au Thorium connues depuis le début de l'ère atomique dans les années 50 pour leur sécurité, leur simplicité et leur efficacité. Cerise sur le gâteau, elles peuvent recycler les déchets nucléaires en tant que carburant. Mais la central au Thorium est délaissées car sa technologie est trop éloignée du nucléaire militaire (les bombes)

L'écologie ne prend pas la moindre mesure sur la production des plastiques, mais on prend des mesures drastiques et coûteuses pour le trie des ordures alors que ce trie est parfaitement inutile. Il n'y a pas de vignettes pour les producteurs qui fabriquent trop de plastique, ni de subventions pour favoriser les produits alternatifs alors que la pollution par les plastiques est le pire cauchemar de la planète.
Le plastique est un produit définitif dont la biodégradabilité est nulle. Ainsi le plastique entre dans la composition des cellules vivantes de tous les organismes de façon irrémédiable. Qui en parle ? Personne ! C'est contraire à l’intérêt des industriels et des banques. Par contre faire tant de tapage à propos du réchauffement climatique ou du diesel est extrêmement intéressant en terme d'investissement financier. A très long terme pour le climat, à très court terme pour le diesel. Pour des questions écologiques on passe du diesel à l'essence en culpabilisant les gens, et pour des raisons encore plus écologiques, sous d'autres cieux on passe de l'essence au diesel. Ou quand l'écologie devient la caution du grand capital.

L'écologie ne s'adresse jamais à l'industrie pharmaceutique qui dégraisse leurs médicaments de leurs produits actifs quand ils sont déremboursés par la sécurité sociale.

L'écologie ne dit rien sur la contribution sociale des entreprises qui devrait augmenter en proportion de leur taux de licenciement.

L'écologie ne traite pas le moins du monde de l'organisation économique qui permet tous les excès au prix d'une dictature insensée dont la dénonciation est rendue détestable tant l'alibi du bien écologique est cultivé dans les consciences. Pourtant le premier objet de l'écologie ne serait-il pas l'économie ?
Etc etc...

Quand l'écologie s'exprime à grande échelle elle déclame des vérités incontestables mais ce n'est que dans un soucis de communication. Les "décrets" écologiques bricolent des résolutions bancales et qui ne signifient rien.
Les mesures politiques prises au nom de l'écologie sont fondées sur des mensonges et des exagérations scientifiquement prouvés.

L'écologie politique est un oxymore. Sous cette forme, l'écologie sert exclusivement à inscrire du contrôle et de l'auto-surveillance dans le quotidien des citoyens. Que l'écologie s'affranchisse de ses ambitions politiques et elle retrouvera son âme en perdant tout ces moyens...

La crise et la dette

Tout les partis politiques sans exceptions cultivent dans les esprits le fantasme de la crise et de la dette. La crise, je le répète n'est qu'un slogan pour vendre de la rigueur au profit de l'Allemagne. Quant à la dette, c'est tout simplement une idée fausse. Bien sûr, sur le plan comptable la dette existe. Mais sur le plan économique elle est un indicateur de bonne santé, tout particulièrement dans une économie qui n'est plus marchande mais financière. Cela veut dire que le profit émanant du commerce de l'argent (l'emprunt) l'emporte sur le profit généré par les biens et les services.

La dette fait peur. Les politiques lui donne substance, Ils la chiffrent, l'extrapolent, la calculent, la prévoient. La dette est une photographie instantanée de la comptabilité d'un pays alors que tout le monde reçoit cette information avec comme connaissance de l'économie la gestion de leur propre ressource. Non la dette d'un pays n'a rigoureusement rien à voir avec la dette d'un particulier.

Pour comprendre la signification de la dette, il faut comprendre pourquoi l'économie d'un ménage n'a strictement rien à voir, ni de prés ni de loin avec l'économie d'un pays.
Si au sein d'un ménage ou d'une entreprise de la demande se crée, le ménage qui manque de ressource pour répondre à cette demande, emprunte. Il s'est donc endetté. Et s'il ne peut pas rembourser sa dette, c'est la ruine pour les uns, le dépôt de bilan pour les autres.
Si le ménage ne reçoit aucun prêt à cause du risque qu'il fait courir à la banque, la demande restera lettre morte et l'entreprise ou le ménage devra s'en passer.

Pour un pays, la demande prend une toute autre signification. La demande est la potentialité de réaliser des échanges.

Dans un ménage, l'argent, la monnaie, s’acquière en travaillant, ou par la redistribution, conçue encore comme immorale sauf pour les actionnaires, et se dépense.

Dans un pays, l'argent, la monnaie se crée. Elle se crée en proportion de la demande. L'analyse de la demande consiste à quantifier les échanges que cette demande implique. Il suffit ensuite à l'état de produire l'équivalent en monnaie pour permettre la réponse à cette demande et ce faisant générer de l'échange et donc de la richesse. C'est ça la croissance.

A l'échelle d'une nation, produire des échanges en répondant à la demande c'est produire de la richesse. Et pour permettre l'échange, le rôle de l'état est de produire la monnaie. Une nation, n'est in-fine que l'ensemble des échanges que l'état a la charge de structurer et de faciliter.
Si à l'instar du ménage, une banque n'accorde aucun prêt à l'état, le pays peut s’asseoir sur sa demande et de ce fait la fonction fondamentale de l'état qui consiste à construire de l'échanges se trouve fondamentalement invalidé.
Refuser un prêt au particulier à cause du risque où accorder un prêt à un état à un taux exorbitant revient dans tous les cas à une confiscation de la demande par le pouvoir financier.

S’agissant des états, le taux de prêt revient à une confiscation par le pouvoir financier du pouvoir politique, à une confiscation de la démocratie elle mêm,. Cette confiscation du politique par le financier fait l'objet d'un chantage systématique par le taux. Un taux excessivement élevé revient à une confiscation complète du politique comme le subit la Grèce par exemple.

Pour bien comprendre en quoi l'économie d'un pays n'a rien à voir avec l'économie d'un ménage, simplifions à l’excès.

Lorsqu'une demande surgit dans un ménage, par exemple changer de voiture, les choses sont simples. Le ménage fait ses comptes pour analyser sa capacité à répondre à la demande. A l'issue de quoi il peut répondre à la demande d'acquisition d'une voiture avec ou sans emprunt ou s'en passera.

Lorsqu'une demande surgit dans un pays, il ne s’agit jamais d'un bien de consommation mais d'une opportunité de créer un réseau d'échange. Toute la question de l'état n'est pas de savoir s'il possède la ressource à investir pour répondre à la demande mais si la réponse à la demande va générer une densité de l'échange structurante.
Si après analyse de la demande il s'avère que l'échange généré est assez consistant, alors l'état répond à la demande en créant la monnaie. La question est de savoir combien de monnaie l'état doit créer.
Après analyse et comptage de l'échange généré en terme d'emplois, de commerces ouverts, d'échanges de toutes sortes, culturels, économiques, technologiques etc etc... La quantification de l'échange est arrêté. Et il ne reste plus qu'à créer la quantité de monnaie égale à cette quantification. A cette fin, l'état imprime des billets ou s'il est très moderne, ajoute en trente secondes une ligne de crédit sur un budget informatisé.

Si par exemple l'analyse de l'échange implique une quantification de l'échange égales à 100, alors l'état devra créer 100 unités de monnaie.

A l'échelle individuelle comme nationale, la demande est le fondement de l'économie. Charge est donnée à l'état de permettre et régler la distribution de la ressource ainsi décrétée, sous forme de salaire, de crédit, de subvention etc...

Si pour un particulier l'argent n'est qu'une capacité d'achat, pour un pays, l'argent est une capacité de structuration. Le particulier ne peut pas créer sa monnaie étant donné que c'est lui qui la reçoit de l'état pour échanger avec le voisin. Et pour qu'il puisse échanger avec son voisin, il faut bien que l'état fabrique la monnaie (virtuelle ou réelle). Pour l'état la monnaie c'est un peu comme l'huile dans le moteur, l'argent permet de structurer un pays par la régulation et la facilitation des échanges.

Un pays qui a perdu le contrôle de sa monnaie et par voie de conséquence qui a perdu la gestion de la demande est condamné à péricliter. C'est ce qui arrive à tous les pays soumis au dictât de l'union européenne. En périclitant, il se produit de l'insécurité au sein des cultures et les politiques n'ayant aucunes réponses à donner sans dénoncer l’Europe et par voie de conséquence l'Allemagne, cultivent le mensonge d'une Europe indispensable pour garantir de la sécurité de tous. La population inquiétée, donne crédit l'Europe dans tous les sens du terme, surtout quand raisonne dans l'esprit des populations le mensonge de la dette.

La dette n'est qu'une construction comptable qui n'a aucun sens à l'échelle d'une nation, et de ce fait l'idée de la dette favorise les discours radicaux qui séduisent par la surenchère dans la fermeture et l'intolérance, préparant le terrain de la fascisation de notre société.

La disparition de la demande

Quand les frontières économiques disparaissent comme c'est le cas au sein de l'Europe, la capacité à créer de la monnaie disparaît aussi. Par voie de conséquences, la demande s'amenuise. Elle est pilotée non plus en fiction des besoins locaux du pays mais des besoins de l'Allemagne.

Face à la carence de réponses aux besoins locaux, il se crée spontanément des économies parallèles par le développement du tissu associatif. Sans le développement spontané du tissus associatif, les gens crèveraient purement et simplement au grand soulagement des puissants. Ce point de vue n'est en rien exagéré. Il suffit de sortir dans la rue et de regarder les gens sur les trottoirs. Savez-vous que la population de SDF diplômés de l’université a doublé en moins de 10 ans ?

La densité du tissu associatif grandi avec la captation de la demande. C'est la captation de la demande local par l'Europe au profit de la nécessité Allemande qui appauvri les nations.

Cette densification du tissu associatif est un indicateur majeur de l'incapacité des gouvernants à répondre à la demande pour créer de la richesse, privé qu'ils sont de la capacité de faire leur monnaie eux même. La densification du tissu associatif est aussi une transformation de la société qui dépend d'avantage de l'initiative associative pour mailler la société que de l'initiative gouvernementale. C'est pour cette raison que des gens comme Macron tentent de récupérer l'économie parallèle en favorisant la dérégulation de la distribution et de la répartition équitable des ressources. Au droit, il substitue la loi de la jungle qui s'appel Uberisation et nous la vend comme le progrès. La dérégulation est un progrès pour les pouvoirs de la finance seulement qui par le biais de l'Uberisation augmentent leurs profits en abaissant considérablement le coût du travail.

En s'incluant à l'Europe, les nations renoncent à leur souveraineté monétaire, c'est à dire à leur souveraineté tout court. Du même coup elles renoncent à la maîtrise nationale de la demande. A la place de la maîtrise de la demande et de la monnaie, l'Europe impose des sanctions et 'Europe transfert au domaine privé la création de monnaie qui devrait relever exclusivement du domaine publique.

En Europe ou aux Etats Unis, c'est à dire dans tout le monde occidental, la gouvernance politique des peuples est transférée aux autorités de finance. La finance gère les peuples comme une entreprise gère une organisation source de profit. L’avènement de Trump aux état Unis manifeste la captation par la finance de l'autorité politique avec pour conséquence une très importante radicalisation politique.
Les politiques des pays de l'union européenne sont elles aussi sur la route de la radicalisation politique. Quant à la France, l'incertitude historique du destin politique du pays reflète le vide politique produit par l'abolition des frontières.

Finalement, toutes les promesses politiques sont solubles dans l'Europe. C'est pourquoi toutes les politiques sont fondamentalement identiques. Les politiciens ne font plus de politique mais un concours de communication. Un élu n'est plus rien d'autre que l'alibi démocratique de la dictature économique de Bruxelles sur tous les peuples de l'union... Sauf les Anglais bien entendu.

Quand il n'y a plus personne à soutenir politiquement, le peuple se radicalise. Le seul choix qui reste au citoyen est de refuser la radicalisation en renonçant au vote ou à entériner la radicalisation en allant gonfler le taux de participation des inscrits avec n'importe quel vote.

mardi 22 novembre 2016

L'agressivité en Politique

En politique seules les idées devraient conduire les réflexions. Les idées n'ont de sens que si elle sont livrées à la pensée des autres avec leur construction. C'est le principe élémentaire de la communication. Si les idées sont erronées, Il est important de savoir en quoi pour les rectifier. La pensée de l'autre à cet égard est indispensable. Sans la confronter la pensée de l'autre, une idée n'existe pas.

La communication permet de changer nos idées, de les améliorer, de les rendre plus justes... C'est de la que vient le mots dialogue (Deux> "dia"; Idée> "log" du grec "logos"qui signifie "la pensée")

Les débats télévisés entre politiques, ou n'importe quels interlocuteurs ne mettent pas en scène des idées mais des opinions rigides.

De ce fait les hommes politique s'invectivent (sauf par exemple Atali- Melenchon, ou Onfray qui font des débats d'idées..).. Dans un débat d'opinion, il n'existe pas d'autre possibilité que l'invective. C'est pourquoi l'invective entre politicien relève de leur connivence implicite autant qu'explicite.

-"L'eau est tiède... C'est évident, comment pouvez vous en douter"

-"Ah non, vous n'y êtes pas du tout. L'eau est chaude, tout le monde le sait, sauf pour les jacobins dont vous êtes le parfait représentant".

-"D'abord je ne suis pas jacobin, si je l'étais ça se saurait, et puis si l'eau est chaude, elle ne l'est pas pour tout le monde. Pour beaucoup d'entre nous elle est froide. Nous, nous allons changer cela.

-"Puisqu’elle peut être froide et chaude, reconnaissez que l'eau est tiède. Vous ne pouvez pas dire le contraire.

-"Je n'ai jamais prétendu le contraire, ne me faite pas dire ce que je n'ai pas dit.

-"Oh mais je n'ai pas besoin de vous le faire dire, les français jugeront
Qu'elle soit froide ou chaude, ou même tiède si vous voulez ; le problème n'est pas là. L'eau est humide avant tout". Les gens de votre caste se voilent la face, ils ne veulent pas le savoir et....

-"Humide? c'est vous qui le dite car..."

-"Ne m'interrompez pas, Je ne vous ai pas interrompu..."

-"Je ne vous laisserais pas dire une telle contre-vérité..

-"Vous voulez nous faire croire que l'eau n'est pas humide? Encore une fois les Français seront juges.

-"Ne me faite pas dire ce que je n'ai pas dis au prétexte que pour vous l'eau n'est pas tiède? ....
…..etc... etc....

C'est à ce débat que nous allons assister entre Fillon et Juppé. Vous verrez.

Les politiciens n'ont de cesse que de cultiver collégialement une conscience phallique de la politique (restons courtois) parce qu'ils n'ont pas d'idées. Rien. Vide. Néant.
Les idées leurs font peur car « une idée » dérange toujours « la conviction ». Et de quoi parlent-ils ? De leur conviction. Quel prodige...

Alors pour séduire l’électeur lambda savamment décervelé par les médias, il convient de le faire bander. 
Voyez la haute idée que les politiques se font des « sans dents » que nous sommes. Leurs débats d'opinion systématique revient à savoir qui d'entre eux à la plus grosse, et à y faire adhérer le plus grand nombre. Et ça marche. ON VOTE.... !

Cultiver l'instinct de bassesse chez le citoyen, c'est ce qui leur à permis d'évincer DSK en faisant oublier qu'il a un cerveau avec des idées, lui... Ne l'oublions pas.

L'agressivité ne s'applique qu'aux rapports qui s'effectuent. Elle se déploie quand l'argumentation n'existe pas.
L'agressivité s'initie quand le contenu de la pensée est vidé, quand l'opinion remplace la réflexion, quand l'instinct, la croyance, la peur, dictent la Maîtrise. L'agressivité devient une vertu quand tout cela occupe l'espace de l'échange entre les êtres comme entre les nations. Les uns terrorisent les autres font la guerre.
Celui qui propose à l'autre de dépasser l'opinion au profit d'une réflexion est-il obligatoirement agressif? Oui... ! Rappelons nous le 16 avril 2016 la réaction des chantres de "Nuit Debout", à la vision d'Alain Finkielkraut...

C'est pourquoi il faut rendre inaudible celui et celle qui pensent, l'effacer, le gommer, l’oblitérer et si c'est impossible, le tuer. (Encore DSK...)

La politique éclairée par l'éthique, ne peut et ne doit être que celle du partage. Pour la construire, il appartient aux médias d'éduquer au lieu de décerveler, et aux politiques de mettre les êtres vivant, tous, en sécurité.

La sécurité et l'éducation commencent par la suppression dans le droit de l’assujettissement du corps de la femme à la loi. Tout le reste suivra.

Quel offre politique aujourd'hui relève de cette Éthique? Il n'y a que cette question à se poser pour changer le monde avec l'urne. Sinon, une voix sera toujours une caution démocratique pour le pire. A force de choisir le moins pire, de moins pire en moins pire on arrivera mécaniquement au pire. 

Depuis le match Chirac /  Le-Pen, nous avons assisté à la croissance du pire, à une inflation répressive.  Au pire?  Nous y sommes presque arrivé.

Tant que les hommes ne sont pas éduqués et en sécurité, le devoir d'un président est d'incarner une garantie éthique de l'exercice du pouvoir. Mais les candidats au trône n'ont pas d'idées. Ils n'ont que des opinions; alors ils ne seront jamais que des dictateurs légitimés par les urnes. 

mercredi 9 novembre 2016

Le Trumpisme ou La rétention fait de la résistance

La campagne électorale entre Hillary Clinton et Donald Trump aux états unis à été la plus violente qui soit. Elle ne s'est pas déroulé sur des questions de projets politique, de vision d'avenir, dans le respect et la compréhension des idées de l'autre, non. Rien de tout ça. Cette campagne est l'apogée de ce que la rétention incrustée dans les esprits puisse produire. La campagne s'est déroulé uniquement avec des coups bas, des insultes, de la provocation d'une folie et d'une force insensée de la part de Trump.
Les idées de concorde et de partages s'effondreront toujours devant l'apologie de la pulsion, des croyances et des peurs.

LA PROPRIETE
Au somment de la rétention dans une société ou l'abondance est le ciment, l'argument de concorde et de partage d'Hillary Clinton ne peut pas convaincre. Dans une telle société, la politique ne consiste pas à s'adresser à la raison et à la réflexion, mais à la pulsion, au porte-feuille et à la propriété. Aux Etats Unis plus qu'ailleurs la propriété est ce qu'il y a de plus sacré. Tout doit être au service de la propriété. Or, une femme est un objet de propriété. Trump ne cultive t-il pas cette vision sous toutes ces formes dans ses propos.

Son propos peut être une chose et son contraire. Qu'importe. Du moment qu'il met au centre la propriété, il fait écho à ce qui anime tout le monde, grand et petits. La terre est propriété de l'homme blanc, la femme est propriété de l'homme tout court, plus la propriété est importante plus le possédant peut se soustraire à la loi (principe de la cation par exemple) pour posséder d'avantage.

De même la voix de celui qui possède du pouvoir pèse infiniment plus lourd que celui qui n'en possède pas. Les Etats-Uniens appellent cela la démocratie.

Dans le paradigme de la rétention, il est impossible de mettre en place une démocratie car cela reviendrait à diluer le pouvoir dans un paradigme qui oblige à le concentrer. C'est pourquoi le pouvoir se doit de manipuler l'opinion pour l’amener à sa cause. Les referendum ne sont jamais suivit, (Grèce, Bréxit, ) et les scrutins ne représentent jamais l'opinion du peuple.

LA RETENTION ET LA SECURITE
Le scrutin aux états unis ne donne pas la parole au peuple mais aux grands électeurs, c'est à dire aux plus riches. Ils sont élus par le peuple, puis ce sont eux qui élisent le président. Cette façon de procéder rend légal et démocratique la privation des droits civiques élémentaires des électeurs. Cette organisation du scrutin n'est pas un plébiscite (le choix direct du peuple)  mais un "oligarciste". (le choix des oligarques une protection des intérêts des plus riches par eux même au nom de tous).

La possession de la terre, de la richesse, du pouvoir et d'une forme de savoir opérationnelle, sont les arguments majeur du principe de rétention. La rétention de l'avoir du pouvoir et du savoir fondent t-ils le sentiment de sécurité ? Oui. Mais dans la disette. Le principe de rétention est une étape des civilisations. Il doit cesser une fois qu'il a rempli son office. Quand il n'y a plus rien à conquérir il ne reste plus qu'à ce manger nous même si on ne sait faire que ça.
C'est pourquoi il est fondamental d'identifier ce principe pour s'en abstraire tant qu'il reste encore un peu de civilisation dans nos cultures à l'échelle de la planète.

Par quoi le remplacer ? Mais par le principe du partage.
Il est acquis dans ce cas, qu'il faille faire un effort d'imagination et de compréhension pour composer notre sentiment de sécurité collectif et individuel dans le partage.

Pourquoi ? Parce que l'humain à pour souci premier de devenir Humain. Le fait d'avoir un langage et de savoir faire du feu ne nous fait pas plus humain que l'écureuil ou le chien. Bien au contraire cette faculté "nous" fait écran à notre inhumanité . Ou plus précisément elle nous informe que nous sommes dans l'enfance de l'humanité.

Quand l'animal se met en sécurité par la rétention (les noisettes pour l'écureuil par exemple), et il ne sait faire à cet office que de la rétention. L'humain aussi se met en sécurité par la rétention. Il peut bien sûr accumuler les noisettes, mais "les noisettes ne nourrissent pas son homme". Il préfère accumuler l'avoir le pouvoir et le savoir.

RETENTION ET PARTAGE
Ce qui nous fait humain, ce n'est pas d'accumuler du savoir du pouvoir et de l'avoir à la place des noisettes, ce qui nous fait humain c'est le genre de rapport que nous effectuons avec l'autre le monde et soi.
Et ce rapport, pour nous dans l'enfance de l'humanité, est le même que celui des animaux. C'est la rétention.
Pour passer de l'enfance de l'humanité à l'age adulte, nous devons arriver à traverser le plafond de verre  au dessus de la rétention pour arriver au rapport de partage.
C'est très simple à réaliser. Dès lors où l'on comprend individuellement, pour soi-même, d'où vient le principe de rétention quel est son indicateur majeur (le droit des femmes) et qu'on tente de l'identifier partout où il s'exprime, c'est gagné. L'humanité passera le plafond de verre.

Le principe de partage est contenu dans l'autre part de l'humanité qui est encore dans les limbes et qui s'appel le féminin. Le féminin c'est l'autre de l'homme, c'est à dire son concurrent. Comment la concurrence est-elle traitée par le prédateur dans un espace de rétention ? Posez-vous cette question de principe et vous comprendrez pourquoi le féminin (comme ontologie) n'existe pas dans nos civilisation, et pourquoi (CQFD) les femmes sont des sous hommes dans toutes les civilisations. (…)

LE PARTAGE DANS LE FEMININ
Et partout là femme puisque expression du féminin est instrumentalisée. Le bannissement du  féminin est un principe ontologique que toutes les philosophies cultivent. Ce bannissement de principe est inscrit dans le marbre du fondement des civilisations. Plus précisément, le fondement des civilisations et lu comme le bannissement du féminin pour justement laisser le champs libre à la rétention qui aujourd'hui doit s'achever. 
Le féminin est dans les limbes pour la raison impérieuse qu'il faut d'abord que la rétention opère au cours des ages pour donner naissance à l'humanité.

Si la rétention  perdure au delà du raisonnable, c'est à dire au delà de l'état d'abondance (la mondialité), alors nous les humains seront dans une situation de toute puissance. Privé du contenant qu'est  la nécessite dans la disette et qui impose le principe de rétention, et sans les limites que la raison nous forge une fois la rétention accomplie dans l'abondance, l'humain se livre lui-même à la pulsion et à la folie.

Pour comprendre cela, que se passerait-il si on donnait des armes réelles à des enfants gâtés tout puissant et qui ne pensent à rien d'autres qu'à eux même.

QUE SIGNIFIE TRUMP
L’avènement de Trump n'est qu'un indicateur. Il nous dit que le monde en est à ce stade.

Ce pauvre homme n'avait qu'une ambition : gagner. Il ne voulait pas gouverner. Il est le premier surpris par sa victoire. Lui, en tant que personne ne représente rien. Il n'est que l'incarnation de l'ère du temps. Le temps  de la fin de l'ère de la rétention. A ce stade,  la pulsion et la peur l'emportent sur la raison.
Un temps qui vaut aujourd'hui pour toutes les civilisations.

Trump ne sera donc qu'une marionnette, un prête nom des pouvoirs en places.
Puisqu'il  n'a ni projet, ni vision politique, le pouvoir va basculer dans les mains des banquiers et des industriels qui n’hésiteront pas à agiter l'épouvantail Trump à la barbes des autres pays qui seraient enclins à ne pas marcher avec eux.
A l’extérieur, en cas d’excès de zèle de Trump sur les grandes questions planétaires comme l'Iran (oui planétaire cette question) , ou le climat....,  les grandes puissances vont se désolidariser des États Unis, jusqu'au moment où le phénomène Trump se constituera de place en place partout où la rétention fera de la résistance.
Ne pas ouvrir les yeux sur le paradigme de la rétention, conduit au pire.

QUE SIGNIFIE HOLLANDE
Hollande est la figure qui incarne le processus de résistance du principe de rétention. Qui à commencé au milieu de l'époque Mitterrand. Cette résistance au changement à commencé en France sous Chirac contre Le Pen en 2002. Chirac est sorti vainqueur à plus de 80% de plébiscite. Les électeurs ne l'ont pas choisi, ils ont simplement voulu éviter le pire. Ils ont donc choisi le moins pire.

Puis Sarkozy est élu en 2007. Le principe de sa gouvernance fut commandé par (je résume) l'abolition du droit.

Il fut sanctionné en 2012 quand Hollande prit sa place aux commandes du pays. Il a été élu sur la base d'un programme clair engagé, crédible et solide. Il n'avait pas le choix. Pour échapper à la méfiance populaire qui les a pousser à choisir le moins pire, il fallait les convaincre qu'il était le meilleur. A cette exercice il fut en effet le meilleurs. Une fois sur la place il n’eut d'autres desseins que de mettre en acte la politique d'abolition du droit de Sarkozy contre laquelle il fut élu.

Après l'évitement du pire, Hollande incarne la nécessaire tromperie pour toujours aller vers le pire. Le pire n'est autre que la culture aveugle de l'a rétention alors qu'elle ne devrait plus avoir cours.

L'ERE DU TRUMPISME POUR TOUS ?
L'arrivée de Trump nous montre de façon magistrale que de moins pire en moins pire on arrive toujours au pire. Le chemin pour y arrivé est tortueux et demande beaucoup de réflexions. Il ne faut pas perdre de vue que pour faire le mal il faut réfléchir, pour faire le bien, il n'est pas besoin de réfléchir. Pour arriver au pouvoir il faut réfléchir beaucoup, et qu'importe si celui qui l'incarne n'a rien dans la tête. N'est ce pas ce qu'on attend d'une marionnette ?

S'il n'a pas un projet politique, Trump a un projet de société. Il "visionne" une société ultra fermée sur elle même, rétrograde (on appel ça "conservateur"), égoïste comme les enfants gâtés, et tout puissant comme les enfants mal élevé. Il n'y a pas de dialogue possible sur le terrain de la pulsion qui s'impose par la force du pouvoir légitime. C'est pourquoi le risque d'aller vers une dictature ne peut être contre-balancé que par la solidité des instituions démocratiques Etat-Uniènes.

Trump s'est imposé parce que sa posture sommaire a fait écho dans l'esprit des plus riches, qui n'ont vu que leur intérêt immédiat, et ce sont eux, les grands électeurs liés aux lobbies des grands propriétaires (de terres, d'argents, et  d'influence) qui choisissent leur président. Pas le peuple.

Pourquoi Trump aujourd'hui?
Parce que les états Unis représentent la civilisation la plus en avance dans la puissance de rétention. Elle sert donc d'avertissement aux autres qui sont plus en retard. La consternation de nos gouvernants trouve sa source dans leur ignorance. Ou donc voudriez-vous qu'elle fusse ?

Pourquoi craindre que le syndrome Trump soit aussi celui des autres pays ?
Parce que la civilisation humaine arrive à la fin de l'ère de rétention. Alors elle s' y accroche.
Cela va conduire l'humanité à la catastrophe. Les dirigeants et les dirigés sont conditionnés par la rétention. Ils ne s'en doutent pas d'avantage que le poisson ne se doute qu'il vie dans l'eau.
Appliqué à l'abondance la rétention est dangereuse parce qu'elle lui donne la puissance et l'aveuglement qu'elle crée dans les esprits.

À l'abondance il convient d'appliquer le  partage. Le partage est consubstantiel au féminin. La rétention a peur du partage. Voilà tout. Partout...

LE CAP TRANSPOLITIQUES.
Partout, la femme est privée par la loi de l'usage de son propre corps. Mais au delà de la femme, il est question du féminin comme genre de rapport. Laissons de coté toutes les rhétoriques politiciennes qui dans la rétention nous servent la même soupe. Le cap à suivre pour aller vers le partage est trans-politique. Les discours politiques ne l'effleurent pas ou de très loin ou par hasard, pour ratisser large au service de la rétention. Le cap à suivre appartient à chacun parce qu'il a trait à l'humanité est que l'humanité n'existe le plus que dans la personne humaine, pas dans ses constructions.

Le seul indicateur majeur de changement de civilisation est une politique résolue qui mettra un terme à l'interdiction faite aux femmes du droit de disposer d'elle même. Il n'y a que deux directions à prendre. Celle qui libère le féminin et conduit les civilisations vers le partage, et les autres qui persistent dans la rétention jusqu'à extinction des civilisations (mais pas des humains...)

Voyez le programme fou et aveugle de Trump. Celui de Le Pen et autres droites ou gauches. Qui se préoccupent à minima du "droit des femmes sans conditions", gouverne les civilisations dans la bonne direction.

Voyez ci dessous comment le parlement français traite la question du droit des femmes, tout en étant "scandalisé par l'élection de Trump. Mais la "démocratie américaine a parlé. N'est-elle pas respectable? Bien sur que si, alors pourquoi être scandalisé par l’érection de Trump? (oui Trump a été érigé au rang de gouverneur de la nation...)

Que signifie la réaction du parlement quant une femme évoque le droit des femmes ?
Trump et le parlement (et toutes les instances de pouvoir) ont en commun d'être gouverné par le principe de rétention.

Comprenez-vous ce que signifie Trump aujourd'hui ?
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http://www.bfmtv.com/politique/laurence-rossignol-huee-a-l-assemblee-alors-qu-elle-denonce-les-inegalites-hommes-femmes-1057254.html
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lundi 7 novembre 2016

LE DROIT DES FEMMES

Aujourd'hui lundi 07 novembre de l'an de grâce 2016 av JC, à 16:08, les femmes vont travailler bénévolement jusqu'à Noël.
Pourquoi?
Parce qu'en raison du fait qu'elles sont femmes, elles doivent être moins payées.
Pourquoi doivent-elles être moins payés que les hommes?
Parce que les femmes sont toujours et partout une propriété de l'homme. Entre les occidentaux et les orientaux, la notion de propriété appliquée à la femme ne diverge (et diverge c'est énorme...) que d'une question de degrés.

La baisse de rémunération du fait d'être femme nous apprend  donc, symboliquement et aussi à la fin du mois, qu'une femme est en parti un objet de propriété de l'homme.

"Depuis quand doit on rémunérer ce qui nous appartient?" Protestaient les esclavagistes de jadis. Entre le salaire zéro des esclaves de jadis et le salaire diminué de chez nous, ce n'est qu'une question de degrés de rémunération si je ne m'abuse?.

Politiquement, rien ne changera sauf la sauce rhétorique. De la droite à la gauche, depuis les pros jusqu'aux anti-européens, ils nous servent tous la même pâture. L'avenir des civilisations c'est ce que doivent servir les politiciens au lieu de servir leurs intérêts personnels et corporatistes.

L'avenir des civilisations suppose et exige l'abolition de tout ce qui justifie le combat pour le droit des femmes.
Pourquoi le droit des femmes?
Parce que la femme contient une nouvelle forme d'être au monde. Le droit des animaux existe au même titre que le droit des femmes. Par contre il n'existe pas "le droit des hommes". Réfléchissez bien à cela.

Le droit des femmes est l'indicateur majeur d'une politique soucieuse de l'avenir.
La politique propice au changement de civilisation (on en est là) c'est  rompre avec le principe de "rétention".
Comment?
En plébiscitant les idées qui restituent aux femmes et sans conditions la pleine disposition d'elles-mêmes.

Il suffit de voir qui cultive cela dans son projet politique et qui s'en éloigne pour favoriser le partage à la place de la rétention dans notre civilisation d'abondance, avec notre bulletin de vote,  et commencer à changer de civilisation.

jeudi 3 novembre 2016

La Violence de la rétention

Réservons nos jugements les plus sévères à nous même et le monde changera. Il passera du règne de la rétention à celui du partage. C'est indispensable dès lors où l'homme possède la totalité du monde.
Partage avec le voisin, bien sur, et avec les autres vivants... Voyez-vous ça, au final, l'homme telle un enfant tout puissant, qui croyait s'affranchir des lois de la nature y reviendra.
La vie étant un éternel retour, s'il ne parvient pas à passer de la rétention au partage, il n'arrivera nul part. Il avortera de lui même et il retournera à la case départ.

La violence est toute entière comprise dans le principe de rétention. Le principe de rétention forge les civilisations, les économies, les politiques. Il gouverne les êtres et les peuples. Il initie la peur de manquer chez l'individu comme au niveau des nations.

Le principe de rétention initie la violence envers l'autre, envers le monde et envers soi-même.
Immergé dans le principe de rétention, les peuples comme les personnes ont peur de manquer. Le manque est la création inévitable du règne de la rétention dans l'être et dans le monde. Avec le principe de rétention vient la peur de manquer de biens et d'argents. De façon général, le principe de rétention inscrit en l'être la peur de manquer d'avoirs, de pouvoirs, et de savoirs pour qu'il se sente en sécurité.

Les peuples comme les nations veillent à n'importe quel prix à ne manquer de rien. Mais ne peut-on œuvrer à ce noble dessein que dans la rétention? Il y a une autre voie? 

Pour la comprendre il convient avant tout de comprendre que l'ère de la rétention s’achève parce qu'il a rempli son office. De même l'ère de la chrysalide s'achève quand il a rempli son office. S'il ne s'achevait pas pour la chrysalide comme pour la rétention, que se passerait-il ?  Rien. Simplement plus rien!

Dans la rétention, la maîtrise ne s'exerce pas sur l'esprit et le sens des choses mais sur les corps et les propriétés. Par exemple le principe de rétention produisit par nécessité économique l'esclavage dans l'antiquité et aujourd'hui constitue la propriété publique du corps de la femme. Son corps est géré par la loi. Les esclaves de jadis et les femmes de partout, de toujours et jusqu'à aujourd’hui ont en commun d'être privé en toute légitimité de la pleine propriété de leur corps. La violence est une réponse des nations et des individus à la nécessite de posséder et de maîtriser.

Comprendre la violence c'est comprendre son sens et sa source. Aucune loi anti-violence ne peut mettre un terme à la violence car une loi anti-violence n'est qu'une contre violence, c'est à dire une violence de plus.
La violence dans son expression légitime ou illégitime reste la violence. Elle trouve son motif dans l'appropriation et sa source dans le principe de rétention. 

La rétention s'accentue avec l'agrandissement de l'échelle de l'être. Une nation la cultivera jusqu'à l'horreur et l'absurde au nom de l’intérêt général. L'économie basée sur le principe de rétention insuffle l'idée du sacrifice des plus démunis au service de ceux qui possèdent déjà en échange de leur protection. Le sacrifice, c'est le fonctionnement des nations et de tous les systèmes dont  la rétention du pouvoir hiérarchise les rapports.

Plus on descend vers l'individu moins elle se manifeste car l'échelle des individus est plus proche de l'humanité que l'échelle des nations, et la compassion n'existe que dans l'humanité.
La compassion est naturelle aux individus. Notre rôle est de trouver le moyen qu'elle le devienne aussi à l'échelle des nations.

Le moyen de l'urne est le plus adéquat des moyens car il ne cultive en rien quelque violence que ce soit, sauf pour les ennemis de la démocratie.
Ainsi, toute loi qui consiste à autoriser au lieu d'interdire; la restitution sans conditions de son corps à la femme sont deux signes constructifs et hautement significatifs vers l'abandon de la rétention au profit du partage comme source de sécurité.

mercredi 21 septembre 2016

Pourquoi les signes de l'islam sont-ils ostentatoires ?

Les us et coutumes de la vie quotidienne aussi diverses que singulières ne sont pas toutes ostentatoires. Toutes ne sont pas comme des étendards porteurs d'idéologies et de revendications. Alors que rien ne les distingue en genre, certaines deviennent ostentatoires et d'autres ne signifient rien de plus qu'un choix individuel ou collectif.

L'islam se manifeste dans l'espace publique par le voile, le burkini, le développement des mosquées et des organisations musulmanes, le sans porc dans les cantines, l'espace commercial du halal, la volonté de sexisme dans les magasins, les tentatives de pénétration du sexisme dans les services publiques, la préférence musulmane dans quelques municipalités, l'occupation des lieux publiques comme lieu de culte, l'appropriation sur les lieux de travail d'espace de prières  imposant ses règles aux non musulmans. Les coutumes musulmanes font dans quelques villes l'objet d'un financement publique... etc...

Le christianisme se manifeste dans l'espace publique et culturel par la soutane, la cornette de la religieuse, la croix du christ, les églises et autres cathédrales.
Le judaïsme se manifeste dans l'espace publique par le port discret de la kippa, prisée aussi par les notables de l'église. Dans l'espace publique, les synagogues qui restent discrètes s'adressent seulement aux juifs. La cacheroute et autres manifestations du culte sont une affaire personnelle et intime qui n'a pas de place dans les institutions de la république. Les fêtes juives n'attendent ni ne revendiquent quoi que ce soit. Elles n'existent pas dans l'espace publique.

Le bouddhisme, le shintoïsme, et toutes les religions font partie du paysage culturel de la république d'aujourd'hui car la république a la vertu de fédérer les différences dans la laïcité. Toutes ces religions ne signifient rien d'autres que leur espace spirituel. Cependant, c'est l'islam et que l'islam qui tient le haut du pavé médiatique sur le mode de la revendication, en France et dans le monde. C'est en cela que les signes de l'islam sont dits ostentatoires alors que les signes des autres religions ne le sont pas.
Pourquoi les manifestations de l'islam sont-elles ostentatoires ? Parce que les us et coutumes de l'islam sont portés par cette religion comme source d'une exigence législative

L'exigence législative de l'islam pousse cette religion sur tous les fronts à concevoir l'idée du "droit des musulmans". Mais le fait religieux n'ouvre pas à un droit particulier sauf à considérer que dans la république, le fait de l'islam spolie les musulmans de leur droit citoyen. Fort de l'existence de cette revendication, on peut tout aussi bien admettre l’inadéquation naturelle entre l'islam et la république puisqu'en interrogeant en permanence la laïcité, l'islam cherche des moyens de l'amender à son profit. En jouant sur l'honnêteté de l'état de droit et de la laïcité, et donc sur  leurs faiblesses, l'islam cherche à se mettre en concurrence avec avec la république
Dans le paysage politique français, il n'existe aucune idéologie politique qui cultive la spoliation des droits citoyens par le fait d'une appartenance religieuse. Alors pourquoi l'islam exprime t-elle une exigence législative ?

A cause de cette exigence législative et donc politique, tout ce qui devrait être banal change de nature et devient ostentatoire. Ainsi, la prière de rue est un droit des musulmans, à conquérir sur l'espace publique. La prière de rue ne prend pas la même signification que le défilé des adorateurs de Krishna ou la propagande des témoins de jéhova.
De même, on ne choisi pas de manger halal comme on choisi de manger bio. Ramener la signification du choix de la nutrition halal au gout individuel de manger bio banalise le halal. Cette banalisation masque la vocation politique de l'islam.
Manger sans porc dans les cantines n'est plus une possibilité mais est revendiqué comme un droit. C'est une façon d'inscrire "de l'islam" dans le droit publique par le bais de  l'usage et de la coutume.
Par contre la coutume séculaire de la crèche de Noël et de la croix du christ, interrogée par l'islam ont été bannie de l'espace publique par le droit.  Créer des coutumes, en faire interdire d'autres, relève de la pression de l'islam sur l'état de droit, et de nulle autre religion.

Légiférer sur le droit des musulmans comme on le ferait sur le droit des animaux ou celui des femmes, tolérer l'usage des prières de rue,  retirer les crèches à Noël,  etc..c'est s'interdire de prendre la mesure de l'islam dont la vocation religieuse, contrairement aux autres religions à l'aise dans la laïcité,  est avant tout au service du politique.
Contrairement aux autres religions qui s'expriment dans la république, l'islam est profondément prosélyte et de ce fait cherche par tous les moyens à conquérir des parts politique de la république.

L'islam se cache toujours derrière l'innocent pour dissimuler son djihad, c'est à dire pour masquer sa velléité de conquête à l'échelle des civilisations. Dans les guerres ancestrales les combattant musulmans envoyaient en première ligne les femmes les vieillards et les enfants. Sur les champs de bataille il est de tradition aujourd'hui, de positionner les batteries de missiles au milieu de la foule.
Sur le plan politique," l'islam-politique" se  grime en choix individuel.  Qui examine l'islam se retrouve en flagrant délit de racisme à l'encontre de choix individuelles que devraient défendre tout bon républicain laïc.

Ce dispositif est d'une immense perversité. Il participe du djihad, non plus à une échelle individuelle mais à une échelle institutionnelle. La perversité du dispositif islamiste de conquête est si grand et caché, qu'il interdit toute formes de critiques et d'analyse. Aucune réflexion n'est possible sans tomber dans le biais du racisme, ou risquer de se perdre dans la relativité de toutes choses.
Alors pour simplifier, comme on contamine son chien pour l'accuser d'avoir la rage, la perversité de l'islam permet de boucler la boucle et de qualifier de "racistes" ceux qui n'étant pas musulmans ouvrent les yeux sur la profonde motivation de l'islam. Et pour se montrer de bons citoyens, les souteneurs de l'islam du premier degrés font des procès contre l’intolérance, le racisme, au nom du droit, de la république, de la laïcité ,du respect de la différence etc....

Comment critiquer l'islam comme il est possible de le faire du christianisme ou du judaïsme sans risquer sa peau ou sa liberté ? L'islam fait peur de la même façon qu'on peut redouter la réaction d'un voyou dont on voudrait se soustraite à la contrainte.
La question de l'islam dans la république ne se pose que sur le plan politique. Il appartient à  l'islam et seulement à cette religion de revisiter sa propre doctrine de façon à ce que les signes de cette religion n'aient plus rien d'ostentatoires. En attendant ce jour, il serait sain et judicieux  pour l'islam comme pour la république de cesser leur tractations politiques.