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dimanche 30 juillet 2017

Donner...

Les êtres humains sont des êtres ontologiquement sociaux. Hors le groupe, ils n'existent pas. L'intrication « être-groupe » est compacte et profonde. C'est pourquoi il est utile de concevoir selon l'échelle de l'être, les propriétés d'un rapport. La foule par exemple ne comprend pas un message de la même façon qu'un individu.
Pourquoi ?
Parce que la foule qui est une collection de diversité, est comme la moyenne d'une série d'entier. Si la moyenne donne 5, il est extrêmement rare de trouver la valeur 5 dans la série. Ainsi dans la foule trouverons nous quelques rares individus qui donneraient la même réponse que celle de la foule au même stimuli. (Sauf l'assemblée actuelle qui est composée non d'une diversité mais d'une identité..... de chiffres 5.) 

La dialectique du don et du contre don est, par conséquent, une disposition naturelle à la diversité des êtres humains pour construire par l'échange la structure même de la culture dans la quelle ils baignent. A grande échelle, la dialectique du don et du contre don c'est l'économie. Ainsi il n'est de politiques qui ne soient celles de "l'économie", et il n'est d'économies qui ne soient toujours les mêmes.

De la plus petite échelle de l'être, (l'ego) à la plus grande échelle, (la nation par exemple, ou le groupe culturelle, celle où l'être associe son identité à l'instance la plus large possible), la dialectique du don et du contre don, relève pour tous les humains d'un paradigme fondateur qui fixe ontologiquement le rapport à l'autre au monde et à lui même, d'une manière parfaitement infantile.

C'est le "ce que je veux est à moi" qui règle tous ses rapports, de sorte que, ce que l'homme ne peut posséder doit être détruit.
Ce paradigme confère à l’espèce humaine la plus grande violence que l'on puisse concevoir. Une violence aveugle par laquelle il veut tout dominer, maîtriser, asservir et ingérer y compris lui même.

Le paradigme commandeur de tous les rapports de l'humain c'est le principe de rétention. En vertu de ce principe, rien ne doit échapper à la prédation. Tel le poisson qui n'a pas conscience de vivre dans l'eau et d’obéir à sa loi, l'humain n'a pas conscience de se fondre dans le principe de rétention.

Ici je lis le don et le contre don comme un langage concret, une mise en acte indispensable à la structuration du groupe. Il n'y a pas de morale la dedans mais seulement une nécessité. Elle est dictée par la prédation qui singularise notre "espèce". Pour structurer le groupe dont sa survie dépend, elle fixe un encadrement rigoureux et minimaliste de ce qu'on peut en première approche appeler la générosité ou la solidarité qui sont des avatars de la stratégie de survie de l’espèce appliqués au groupe (comme l'amour est une stratégie appliquée à l'espèce...).

Ainsi à l'envers des lois de la nature, l'homme s'est inventé la morale comme un espace positif de générosité, à l'envers du principe de rétention. Oui, le principe de rétention est à l'envers des lois de la nature puisqu'il vise à la dominer, à l'asservir dans une vision qui la qualifie d'hostile.
La morale offre alors à l'humain la possibilité de créer le concept de « mérite ».
La morale joue alors le rôle de l'alibi pervers, car à l'aide du mérite, il est possible de justifier et de promouvoir toutes les injustices au service de la prédation, dont la source se trouve dans le principe de rétention partagé et défendu par tous, maîtres et esclaves confondus.

Appliqué à l'économie, cette morale dicte la structuration de l'échange par le libéralisme. 

La question est de savoir si l'humain peut s'affranchir du principe de rétention qu'il met en acte ?
La réponse (pour le moment encore) est oui.
Oui, car l'évolution va de l'immaturité à la maturité en passant par la conscience, c'est à dire par la mise en mots. Cela vaut pour les individus comme pour les sociétés. La clef c'est la communication. C'est le partage de l'éducation, de la réflexion, de la culture, sources incontournables de la démocratie authentique.

Sur la plan purement systémique, l'économie structurée sur le principe de rétention va se heurter à un mur. Dès que la structuration de la (des) société dépendra majoritairement des laissés pour compte, alors pour ne pas que la richesse des riches disparaissent, il faudra nécessairement en raison de l’obéissance au principe de rétention pour encore plus de prédation, nourrir les pauvres et leur délivrer de quoi vivre. A ce sujet, Hamon (Benoît pas Marcel) avait 100 ans d'avance.

A l'issu de quoi, le sentiment de sécurité à toutes les échelles de l'être glissera doucement d'un effet de la rétention à un effet du partage. Et le paradigme commandeur des rapports de l'humain à lui même à l'autre et au monde, ne relèvera plus majoritairement que du partage.

Le don n'a rien de moral il est une nécessité structurante liée à l’espèce. La seule morale qui vaut pour tous les êtres vivants de cette planète c'est la connaissance des lois de la nature; c'est le dialogue humble et harmonieux avec elle en lieu et place du fatras de principes aliénant inventé par l'humain sous la houlette du principe de rétention dont il devrait s'acharner à prendre conscience pour s'en affranchir. 

Le mérite est un principe qui rend moral toutes les inégalités. Le mérite permet t'il de cultiver la Fraternité? La Liberté? L'égalité?
Qu'est ce qu'être un humain? 
En quoi somme nous humain? 

Voilà un débat qui ne manquerait pas de piment.

samedi 29 juillet 2017

Les loups sont entrés dans Paris

Depuis 20 ans, le pouvoir politique a été transféré aux banques et autres maîtres de la finance dont l'Europe de la finance, notre Europe actuelle est le rejeton.
Comment Macron a-il pu gagner les élections présidentielles? 
Parce-ce que la politique est devenue un produit marketing. On vend un homme politique comme en vend de la lessive, en imposant sa marque sans faiblir dans tous les médias. 

Ce tour de force est possible dès lors que les médias appartiennent à la finance. C'est le cas. Sans le moindre programme, sans la moindre idée solide, on assure de cette façon le maximum de voix. C'est pour cette raisons que Macron à soigneusement évité tous les débats de fonds et que son premier geste politique est fut la purge de la presse. 

Et puis, pour rendre le résultat légitime il suffit de s'appuyer sur le mode de scrutin où l'on ne comptabilise que les votes exprimés. Ce qui permet de qualifier le score de Macron de 60%, pour créer dans les esprits la conviction que le président élu a été voulu par 60% des français. Rien n'est plus faux.

En réalité, les suffrages exprimés rapportés aux citoyens placent Macron entre 5% et 8% (1)

Comme l'offre politique est vide et le mode de scrutin complètement antidémocratique, l'offre politique à été boudé par L'immense majorité des français.

Depuis Sarkozy en 2007, la politique est entée dans le cycle d'une "inflation répressive" tout azimut. Aujourd'hui la situation de la démocratie est des plus préoccupante car en vendant en son nom de la politique comme en vend de la lessive, elle est devenue l'alibi d'une course au pouvoir autoritaire dont le seul objet est l'argent. Et si projet il y a, ce gouvernement mettra tout en oeuvre pour augmenter la capitalisation des riches, c'est à dire prendre aux pauvre et donner aux riches. Jusqu'où ira t-il? Jusqu'au point où la destruction du pouvoir d'achat mettra en péril la richesse des riches si la demande chute trop.

Il est temps de réagir à cette situation et de commencer à la redresser. Comment? Mais c'est très simple, en s'informant de la situation du parlement. Pourquoi parce que jusqu'à preuve du contraire (si on laisse faire ça va venir) c'est le parlement qui INCARNE le peuple.
Ensuite il suffit d'en parler entre nous, entre tous. Inutile de chercher à convaincre qui que ce soit.
Donner à penser seulement; surtout pas d'avantage. 
C'est tout . 
La suite viendra d'elle même.
======

(1) 8,5 million de voix pour 65 million de citoyens donne un score de 12,9% qui une fois pondéré établi le score entre 5% et 8%. On est loin de 62%

Pour que le résultat du vote reflète la vérité, le système électoral doit comptabiliser les blancs et les abstentions dans le calcul du score.

Pour restaurer l'autorité du politique et faire que l'économie reprenne sa place, il faut changer l'Europe. Les traités son construits pour rendre les lois européennes inamovible ?Une démocratie européenne qui accouche d'un régime totalitaire, c'est un raison de plus pour en sortir. Parlons en.

vendredi 21 juillet 2017

Macron le magicien

On ne le dira jamais assez. Macron n'a été élu que par un tour de passe-passe électoral. En refusant majoritairement l'offre politique par une abstention qui a dépassé partout 50% des inscrits, le peuple est le grand vainqueur de toutes les élections, présidentielles et parlementaires.
Le seul contre-pouvoir démocratique à la disposition du peuple c'est le parlement. C'est pourquoi il est fondamental de renforcer l'opposition de l’intérieur en soutenant tout ce qui s'oppose aux décisions autoritaires de Macron. Les députés, les idées d'où qu'elles viennent, les protocoles, les débats etc...

A ma connaissance il n'y a que Mélenchon qui roule pour la démocratie c'est à dire pour l'élaboration d'une politique gouvernée par le souci de partage, qui est issue du débat publique et qui respecte les gens et les institutions démocratiques, sur fond de reconquête de la souveraineté législative et monétaire.

A l'Assemblée Mélenchon veille au grain. Il s'agit de le soutenir, lui et quelques autres pour se battre contre l'autorité et la dérive totalitaire de Macron qui ne peut gouverner autrement car il n'a aucune légitimité, pas plus qu'il n'a la moindre idée en politique au sens noble du terme.
Sauf à Confondre politique et Séduction, Macron n'est pas un homme politique il n'est que le comptable des banques et autres grandes entreprises qui n'ont d'ambitions que de s'enrichir pour eux même. Personne n'ignore cela. A cette fin, les nantis, tous maîtres de la puissance médiatique à laquelle personne ne peut échapper, ont voulu flatter le populo en misant sur l'image et en évitant soigneusement le débat d'idées. Et parce que les idées que l'on déduit des actes politiques sont éthiquement indéfendables..

Au pouvoir, Macron se comporte en enfant unique et tout puissant. Il n'a pas de limites. Tel un enfant gâté qui casse ses jouets quand ils ne l'amusent plus, il vire les gens qui le contrarient peu ou prou. Pareil à l'enfant gâté veut jouir de son jouet, Macron veut jouir de l’allégeance aveugle que l'on voue naturellement au fils du prince. Ce qu'il croit, doit faire la vérité de tous, et tout ce qu'il veut est à lui par nature.

Il oublie qu'il est en démocratie et qu'il n'est que le président d'un pays dans lequel les gens sont capables de passer aux actes quand ont leur ferme la bouche.

Fort de sa toute puissance au service des rois de ce monde (les banques l'Europe et autres grand monnayeurs.) Macron, fait sa révolution à lui tout seul. Sans procès, sans réflexions, sans débats, Macron procède d'autorité à des décapitations drastiques et immédiates partout où sa politique est questionnée.

Dans les mains de la finance, le macronisme est un coup d'état permanent dont la démocratie est l'alibi.

Depuis le début de son mandat de président de la France mais pas des Français, Macron est passé à l'acte.

  • Abolition du droit du travail. En prévision de l'abolition du droit tout court. C'est sur ce point que Sakozy fut battu par Hollande en 2012 avant de trahir honteusement ses engagements et ses principes.
  • Inscription de l'état d'urgence dans le droit commun. Les experts en droits de tous ordres, ne cessent de dénoncer la banalisation de l'état d'urgence. Macron n'en a cure. C'est lui qui veut. Et ce qu'il veut l'emporte sur la raison d'où qu'elle vienne. Ce qu'il veut est plus fort que la pensée. Plus fort encore que le droit.
  • Abolition du droit des femmes ; comme si la lutte pour légalité civile sociale et économique était secondaire alors que cette lutte pour des raisons profondément ontologiques est fondamentale et pour les hommes et pour les femme, à l'échelle des cultures et de l’espèce humaine toute entière... Vous pensez que je vais un peu loin ? Et pourquoi pensez- vous cela ?
  • Il décide que le nombre de vaccins obligatoire doit passer à 11. Tout refus de la vaccination obligatoire se traduira par des poursuites pénales. Ou quand la justice se met au service de la politique. A t-elle déjà été indépendante ? La santé publique la aussi est instrumentalisée au profit de la finance pharmaceutique. Ici se sont des enfants qui sont pris en otage pour le bénéfice financier des groupes pharmaceutiques. Bien des experts en médecine dénoncent la politique de vaccination, la aussi, Macron n'en a cure. Il se passe de débat puisqu'il y a de l'argent à faire.
    Les politiciens ne devraient pas avoir le droit de se substituer aux experts. Ce n'est pas leurs domaines. Trump s'est fait expert en écologie, Macron expert en médecine. Les politiciens devraient plutôt se préoccuper de défendre la diversité en mettant en débat l'envahissement de l'homme en tous les espaces sur cette planètes contre la vie des autres espèces dont sa propre vie dépend... Mais à long terme seulement. En s'occupant du bien des autres (humains ou pas,...), les politiciens protégeraient la vie là où elle prend sa source ; dans la diversité et non dans la finance.
  • Abolition de la liberté de la presse au sein du pouvoir politique. La carte de journaliste ne permet plus d'entrer à l’Élysée aussi librement qu'auparavant.
  • Censure drastique de la presse. Éradication de toutes critiques et oppositions dans la presse sous contrôle des grands financiers. Licenciement des journalistes qui, contre la pensée unique donnent aux gens de quoi penser autrement. C'est pourquoi des initiatives comme le JT alternatif de Mélenchon où les universités populaires de Michel Onfray sont des leviers pour interroger « le système » et installer dans la rue le débat qui n'a plus cours à l’assemblée.
  • Restriction des revenus des personnes les moins représentés politiquement pour financer le coût de bluff économique de la fin des impôts locaux. Les jeunes, les retraités les chômeurs vont payer la facture. A la fin de son mandat, le calcul annonce 25% de moins sur les retraites et 50% de moins sur les indemnités de chômage.
  • L'Abolition de la taxe d'habitation à pour conséquence de mettre les collectivités locales sous le contrôle de Paris, et d'éloigner les citoyens des centres de décisions. En faisant cela d'autorité il poursuit l'accroissement de sa toute puissance.
  • La CSG qui en dépit du bon sens devait servir à équilibrer les comptes de la Sécurité Sociale sera détournée pour financer les collectivités locales. Perversion suprême, Macron fera payer les plus faible pour financer leur asservissement.

Cette liste de l'abolition des droits ne fait que commencer. Pour la freiner il convient de conserver la mémoire des exploits de Macron, et de soutenir au parlement ceux de notre choix qui sont capables de dire NON... !



lundi 12 juin 2017

L'Aveuglement


L'OFFRE POLITIQUE

Non, Macron n'a pas fait 60% au second tour. Pas plus que Chirac ne fit 82% en 2002.
Les 60% de Macron sont 60% de quoi?
Ils sont 60% des votes exprimés, c'est à dire 8% à peine de la population de France et Outre Mer.

Entre comprendre 60% et 8%, il y a un monde, celui du système électoral sur lequel s'appuie l'intox médiatique pour mettre la confusion dans les esprits.
Grâce cette confusion, il devient légitime et même moral de mépriser les citoyens qui ont choisi de refuser l'offre politique car ils ont compris qu'elle n'en est pas une.
Alors non! Ni aux présidentielles, ni aux législatives, Macron et son macronisme n'ont rien gagné du tout.

Le grand vainqueur de ces élections c'est le peuple majoritairement silencieux à 52%. Le peuple a sanctionné à la majorité, l'offre politique. Il a dit "NON" à Macron et son macronisme.
Pourquoi?
Parce que le peuple a majoritairement compris que d'où qu'elle vienne, l'offre politique est toujours la même.

LA VICTOIRE

La victoire, puisque victoire il y a, n'est pas celle des idées mais celle de la méthode et du système pour faire se reproduire la classe dirigeante.
Le "dégagisme" que nous a inventé Mélenchon s'applique seulement à la vitrine. Changer les visages n'est pas changer la politique.

En marche est le champion de l'illusion.
Avec 52% d'abstention, combien de temps l'illusion tiendra t-elle auprès des quelques 10% de citoyens qui votent à la fois pour le mouvement et contre les autres?
Combien de citoyens sont réellement pour au moins sur ces trois points du macronisme ?:

  1. Le renforcement de l'Europe de la finance.
  • Qui a peur de sortir de l'Euro? Les financiers avant tout. Car à la vérité, les monnaies de chaque pays de l'union sont inchangées. Elles ont seulement changé de nom. L'Euro est faite pour la sécurité des rentiers, des financiers et des actionnaires. C'est tout. L’impôt sur la fortune par exemple est supprimé. La taxe sur les profits financiers aussi. Etc...
  • En Espagne ou en France, le pouvoir d'achat d'un Euro garde le même écart qu'avant l'euro. Le changement de nom des monnaies permet de fluidifier la finance et surtout de construire la BCE. Le rôle de la Banque Centrale Européenne consiste à se nourrir de l'argent des contribuables pour le redistribuer aux banques privées. Rien d'autre. Voilà à quoi sert le nom unique de la monnaie. Pour obtenir le même effet sans l'Euro, il faudrait lever un impôt pour le donner aux banques privées. Vous imaginez le scandale ? Eh bien l'Euro l'a fait....
  1. L'autorité
  • Macron a bien compris que le succès en politique ne tient qu'à la pression médiatique, aussi a-t-il déjà établi une autorité drastique de la communication gouvernementale en filtrant les journalistes autorisés.
    Développer la surveillance, augmente l'efficacité de maîtrise de la communication.
    Surveiller, pour diriger l’information, aide à forger l'opinion. L'état d'urgence est un excellent alibi pour développer les dispositifs de surveillance. Les règles qui prévalent à l'état d'urgence seront intégrées dans le droit commun.
  • La gouvernance par ordonnance c'est à dire sans débat n'est pas nécessaire puisque le parlement est complètement acquis au gouvernement Macron. Au prétexte de vouloir réformer vite, Macron installe la banalisation de l'autorité à la place du débat publique.
    Dans le macronisme, l'autorité s'avère être un principe fondamental que Macron compte appliquer à tous directoires, à commencer par le monde du travail.
  1. L'abolition du droit du travail 
  • Tout le monde sait qu'au stade où en est notre économie, on ne peut pas avoir le plein emploi et la croissance en même temps. Pour faire une politique vers le plein emploi et avoir la croissance en même temps il faut baisser la masse salariale. C'est ce que va faire Macron. Pour baisser la masse salariale il faut se débarrasser de la loi qui s'impose à tous (c'est le rôle de la loi de veiller à une rémunération décente entre autres...). A la place de la "Loi", Macron propose une loi par entreprise. Autrement dit, il aboli la « Loi » au profit du droit supérieur du « patron ». Plus rien ne s'oppose au bien de l'entreprise. Ni syndicats, ni droit du travail. Dans le macronisme, l'employé doit être « sonnable » selon les besoins, à disposition en permanence, en échange d'un revenu minimum. Il suffira au patron d'obtenir l'accord de la majorité des salariés en référendum d'entreprise. Les stratégies d'entreprise sont faites pour obtenir le résultat que l'on veut au referendum.
  • Par définition, la loi s'applique à tous et doit être universelle et indépendante. La loi, issu de la stratégie d'entreprise n'est ni universelle, ni indépendante. Elle transforme le contrat de travail, en contrat d’esclavage, à prendre où à laisser.
  • Vous croyez que j’exagère? Réfléchissez à ce que signifie un contrat « hors » la loi mais qui fait la loi?
  • Pour baisser le chômage, prenons exemple sur les solutions Anglaises et Allemandes. Il suffit d'obliger les gens à prendre un emploi rémunéré à quelques euros de l'heure. Le chômage n'étant plus indemnisé pour ceux et celles qui refuseront (le RSA suivra), le taux d'inscrits à pôle emploi sera à la baisse. C'est ça le macronisme.
La seule certitude démocratique acquise c'est qu'à la majorité, les citoyens ont dit "NON!" à Macron et à son macronisme.

LE SCRUTIN

Ne nous y trompons pas. La plus grande formation politique ce n'est pas "En Marche", c'est les 52% de français que ce mouvement ni aucun autre ne représentent pas.

Le système électoral est calibré pour la reproduction de la même classe politique avec les mêmes idées sur les mêmes fondements. Comment croire que Macron fut choisi alors que c'est cette politique que les Français ont condamné sans appel en destituant Hollande?

L'accession légitime de Macron aux commandes de l’exécutif et du Parlement prouve qu'il est au moins urgent de lancer une grande réflexion citoyenne sur le système électoral et le rôle des médias.

L’élection n'est pas un concours d'idées et de visions. Il a été réduit à un concours de Maîtrise médiatique. Si le système médiatique a abandonné le débat d'idée au profit des stratégies médiatiques c'est bien parce-que, pour gagner les élections, les idées n'ont aucunes importances.

Si le peuple peut manifester sa désapprobation en refusant d'aller voter, il ne peut pas se soustraire à la télé. N'est-ce pas le rôle fondamental des médias que de rétablir le débat d'idée et de s'interdire radicalement d'alimenter les stratégies médiatiques?
Comment le peuple peut-il faire pression sur les médias? Il ne le peut pas. C'est sur l'exploitation de cette faiblesse que se construit la légitimité politique, pas sur les idées.

Ne pensez-vous pas qu'il serait temps de penser un système électorale démocratique, c'est à dire qui comptabilise toutes les expressions citoyennes et résiste aux stratégies médiatiques?

A nous d'y réfléchir.

LA TRAHISON CONTINUE
Hollande à fait le choix de l’Europe de la finance contre la France. En inoculant les poisons Vals puis Macron à la nation, Hollande à détruit la gauche.

Aujourd'hui, Macron est le révélateur de la vocation socialiste à trahir. Alors que le socialisme est mort, au lieu de se rallier à la gauche persistante, les ténors du socialisme comme Marisol Touraine par exemple se rallient à Macron comme si à l’instar de Macron, la seule idée fixe du socialisme c'est le profit financier et l'exploitation maximum des ressources de travail au profit des actionnaires;

Non ce n'est pas ça un projet politique. Ça, c'est l'absence de projet politique; c'est à dire l'anti-chambre de la terreur. Qui de vous a vu ou entendu un macroniste concevoir une idée et en débattre? L'abolition du droit n'est pas une idée, c'est une démission politique. Avant les gens se sont battu âprement pour obtenir des droits, aujourd'hui ils manifestent pour tenter de ne pas les perdre.

La preuve est faite, le socialisme, ce n'est pas la gauche. Le socialisme c'est la droite, et la droite de Macron c'est le socle de l’extrême droite dur, à la prochaine.
Il faut le stopper par les urnes. Il est encore temps.

NDA: La politique se joue toujours entre deux grandes options:
Libéralisme ou Collectivisme.
Le libéralisme consiste à abaisser le plus possible le coût de l'enrichissement des conquérants.
Dans le collectivisme, l'esprit de conquête est remplacé par l'esprit de partage (travail, ressource responsabilité etc...) . C'est pourquoi à l’extrême de l'esprit de conquête où se trouve Macron, il n'y à plus de place pour Marine le Pen. C'est pourquoi elle semble proche très proche du collectivisme, où voulez-vous qu'elle aille? Elle va là où Hollande à trahi.

mardi 30 mai 2017

Democratie ou Macronisme

Blancs et abstentions signifient : "l'offre politique est contraire à nos aspirations".
Ne pas compter les blancs signifie : "L'offre politique est à prendre ou à laisser. Ceux qui la conteste n’existent pas".

Cette posture est anti-démocratique et irresponsable de la part des pouvoirs publiques.

Ne pas compter les blancs oblige à voter utile, ce qui nous force à éliminer d’emblée les candidats qui portent nos convictions.

Ne pas compter les blancs est une stratégie qui oriente les électeurs vers le candidat voulu et désigné par les pouvoirs publiques.

En réfutant l'avis majoritaire du refus de l'offre politique (Blancs + Nuls + Abstention + une partie des reports), les pouvoirs publique réfutent la démocratie.

C'est une exception Française de réfuter la démocratie au nom de la démocratie. En effet il existe bien des pays où les blancs sont comptabilisés pour forcer l'offre politique à correspondre aux aspirations du peuple.

LE MACRONNISME
Les retraités, les jeunes et les chômeurs, c'est à dire les plus faibles et les moins représentés, les plus coûteux et les moins rentables seront les premiers à subir le choc de l’austérité de la politique de Macron.

Puis viendra le tour des salariés par l'abolition du droit du travail et des pensions de chômage afin de forcer l'acceptation de salaires à la baisse (3€ de l'heure par exemple). Ainsi Macron., baisera en effet le chômage tout en abaissant les revenus de tout ce qui n'est pas cadre.

Croyez-moi, lisez son programme et prenez connaissance de la vision de ceux qui le serve. RÉVEILLEZ-VOUS.

Les citoyens ont viré Hollande pour moins que ça et ont viré Sarkozy en échange des promesses qu'Hollande à trahis.

Il faut que l'inflation du pire depuis Chirac, s'arrête de progresser avec Macron. Il faut le forcer à coopérer avec le peuple et à faire sienne la volonté du peuple. La solution est toujours et seulement dans les urnes.

N'oubliez jamais que seulement 8 millions de gens au grand maximum veulent la politique de Macron. Il n'a pas de légitimité démocratique réelle.

Pour en finir avec les trahisons de la volonté des gens, il serait déjà primordial de compter les blancs et les abstentions puisqu'ils disent "NON à l'alternative politique".




jeudi 11 mai 2017

Macron: L'entreprise France...

Macron fera payer les retraités les artisans les libéraux etc. Il sera le champion de la précarité et de l’austérité pour protéger et augmenter encore les revenus du capital. Dans l'économie moderne (de flux,) le coût social devrait être indexé sur le profit financier, mieux encore, sur le chiffre d'affaire et non sur la masse salariale.

Au lieu de cela, Macron manque notablement de recule sur le sens véritable de l'art de la politique. Car la politique est un art de l'équilibre entre la sécurité de tous et la croissance collective et individuelle, qui n'a rien à voir avec celui de faire prospérer une entreprise.


Le patron de la France.

Dans l'esprit de Macron, une entreprise performante est une entreprise qui fait de l'argent. Voilà ce que va favoriser Macron.
Dans l'art du politique une entreprise performante est celle qui garde ses salariés et ce faisant construit de la dignité et de la sécurité chez le travailleur autant que dans la nation toute entière. Voilà ce qu'une politique digne de ce nom devrait favoriser.

Avoir un emploi ou en créer ne suffit pas à construire la dignité si l'emploi en question ne permet pas de vivre.
Macron propose de résoudre le chômage en créant de l’emploi qui ne permet pas de vivre. De l'emploi précaire et corvéable. Dans ce cas il y aura effectivement une baisse des inscrits au chômage (turn-over) assorti d'un accroissement de la pauvreté et de l'insécurité des jeunes et des vieux en particulier, c'est à dire ceux qui coûtent de l'argent et ne servent à rien en terme de profit financier.


Le président des patrons

La travail, c'est à dire la production de biens et de services est la source de tous les profits. Ceux des actionnaires et des plus riches comme ceux des plus pauvres. Entre la production et la fortune bonne ou mauvaise des gens, il y a le partage.
La politique d'une nation doit-être celle du partage plus ou moins bien compris au lieu de celle de la prédation qui est la politique de l'entreprise.
A ce titre, au lieu de transformer la nation en entreprise, la politique à le devoir de réguler l'entreprise. Au lieu de cela Macron sera le champion toutes catégories de la dérégulation tout azimut.
Le projet politique de Macron est d'installer une régulation à la loi de la jungle qu'il veut instaurer. C'est une vision très dangereuse qui ouvre grand la porte aux régimes autoritaires. (Mais c'est un autre débat)

Macron donne le nom de « partage » à une politique de prédation draconienne. Et comme la vérité en politique se construit avant tout par les visages et la pression médiatique, il change les visages à la manière d'un épicier qui change sa vitrine.
La vitrine de la politique de Macron ne doit en aucun cas faire oublier l'arrière cuisine, c'est à dire effectivement son conditionnement de banquier (Banquier visionnaire - la France est une banque) et son conseil économique auprès d'Hollande qui a valu la destitution politique de ce dernier.


La république des patrons

Macron n'est pas capable de former un gouvernement, alors il forme un conseil d'administration de son entreprise « France » destiné à faire de l'argent à n'importe quel prix.
L'accroissement de la richesse des riches procède des vases communicants du fruit du travail à l'échelle de la nation.
Macron va prendre dans la poche des retraités.
Il va optimiser le coût du travail dans les entreprise grâce à la loi Travail (son bébé sous Hollande) pour tirer les salaires vers le bas
Il va abaisser le service de l'état envers les citoyens
Il va prendre la taxe d'habitation des communes pour la donner à l'état et laisser les communes compenser leur pertes en augmentant le coût des autres services communales etc etc...

Macron va tout simplement réduire au minimum ce pourquoi un gouvernement existe, à savoir le partage et la construction de la sécurité de tous dans l'échange; Pour ne réaliser que de l'argent à n'importe quel prix.

Le devoir de l'état est soit de partager le travail avec un revenu décent, soit de partager les ressources du travail. Il ne fera ni l'un ni l'autre.


Le chômage revisité par Macron

Macron est élu avec seulement 8% réel sur l'ensemble des citoyens. A ce titre il est le président des cadres et des riches mais pas de tous les citoyens.
Sur la question du chômage, son modèle est la sécurité sociale. Son raisonnement est le suivant : Lorsque on est malade, les soins sont « gratuits » et une fois guérie, la maladie n'ouvre pas droit à une pension salariale de 5 ans maximum comme chacun le sait.

En se basant sur ce modèle, Macron considère que le chômage ne doit plus être rémunéré aussi longtemps. Ce qui sous entend que si au bout d'un temps assez bref le chômeur ne trouve pas de travail, il n'a plus droit à une aide quelconque.

Si le chômage est une maladie, ce n'est pas la maladie du chômeur mais du système économique. Et que fait Macron pour soigner ce système malade de sa propre prédation ? Rien. Pour lui les chômeurs sont des gens qui n’entreprennent rien. Ils sont des esclaves ou des boulets. Ils sont méprisables, incapables, fainéants, indigents. Ils sont un coût inutile.

Il est remarquable de constater que ce modèle de la sécurité sociale appliqué à l'emploi ne le concerne pas, puisque pour ce qui le concerne il a obtenu un CDD qui une fois achevé, lui ouvre droit à une pension à vie d'un montant de 20 000 € mensuel. Que n'applique t-il à « son emploi » son modèle de la sécurité sociale.

Fort de sa vision ultra libérale du travail, il va atténuer, voir supprimer le RSA, restreindre drastiquement les pensions de chômage et réviser à la baisse les pensions de retraite tout au long de son mandat.

La politique de macron en appel au pragmatisme froid au service du capital. Le peuple des travailleurs est conçu comme un investissement dont on attend un retour. Les jeunes, les chômeurs et les retraités représentent un coût brut que sa politique devra minimiser au maximum
Les jeunes ne pourrons se former que s'ils peuvent se payer les frais d'inscriptions dans les universités et autres écoles d'ingénieures. Par contre macron va développer l'apprentissage. L'apprentissage est la voie la plus intéressante pour répondre à la politique de corvéabilité indispensable à la croissance du capital.

L'abolition du droit du travail dont la Loi Travail est le coup d’envoi, donnera aux patrons tous les droits sur les salariés .Le patron décide du salaire, du rythme de travail, du contrat et quelque soit le contrat, la loi Macron lui permettra de licencier comme bon lui semble sans être inquiété par d'éventuelles indemnités car elles seront plafonnées.

L'association de la toute puissance patronale et de la suppression des indemnités de chômage et du RSA permettra en effet de diminuer les inscrits à pôle emploi. Mais ne nous y trompons pas. Ce ne sera pas de la création d'emploi car, que je sache, nous vivons dans une société très riche qui répond à tous les besoins, mais au lieu du partage de l'emploi, nous aurons le partage de la précarité .


La voie économique à suivre

Dans l'esprit des gens, l'économie  fonctionne comme il l'ont toujours connu, comme si nous étions toujours dans une économie marchande locale à une étape de croissance. Ce n'est plus le cas, depuis 2005/2007 nous somme entré dans une économie mondiale de flux qui ne dit pas son nom.

Dans une telle économie, il faut taxer le profit du capitale qui est infiniment supérieur à la masse salariale. Ce profit vient précisément de la diminution drastique de cette masse salariale. la masse salariale est la seule variable d'ajustement pour optimiser le rendement du travail au profit des actionnaires. 

Si on taxe le profit, et mieux encore, le chiffre d'affaire, alors tout rentre dans l'ordre. 

Une entreprise qui licencie, gonfle son capital en économisant la masse salariale.
La taxe sur ce gonflement de capital augmentera la ressource sociale de l'état qui pourra en la redistribuant, faire ce que l'entreprise ne fait pas en privilégiant le profit sur la sécurité des gens.

Or, que fait macron. Il redistribue les cartes de la prédation de ressources en continuant de façon assez perverse d'indexer la contribution sociale sur les salaires. Il ne touche surtout pas, ni au bénéfices d'entreprises issue des licenciements et autres délocalisations, ni aux profits monumentaux des actionnaires

Ce qui est très inquiétant ce n'est pas Monsieur Macron. Il est comme tout le monde le fruit de son histoire et je suis persuadé qu'il ne cherche que le bien. Mais le bien de qui ? Seulement celui des gens qui à ses yeux sont représentatifs de sa vision. Il est conforté par les uns dans sa politique, mais les autres, pour lui, n'existent pas.


L'Europe engendre l'aberration électorale.

Aujourd'hui, un élu arrive au affaires non pas par son talent politique mais par sa puissance médiatique. Tan que les gens ne sont pas cultivés, c'est la maîtrise marketing qui détermine l'élu. Un élu est vendu à la plèbe comme n'importe quel lessive.Il suffit de matraquer la population. Qui dénonce cette première aberration politique ?

La désignation du représentant de la nation procède de la compréhension de ce qu'attend une population toute entière et pas seulement l'attente des cadres et autres patrons grands ou petits. Cette propension des élus de quelques bords qu'ils fussent, à servir toujours les même vient de la première aberration pour en constituer la seconde. Les élus s'occupe de internet des nantis au lieu de partager et comme l’intérêt des nantis ne dépend plus de la nation mais de l’Europe, les élus servent l’Europe au lieu de servir la nation. L’intérêt de l’Europe est bel et bien le contraire de l’intérêt des populations non cadres. Et c'est pourquoi partout en Europe et particulièrement en France la politique de la formation est désinvestie dans les fait. Par exemple, la gratuité des études tout au long de la vie n'existe dans aucun projet politique (sauf Melenchon).

Après que chaque pays de l'union européenne, en renonçant à sa monnaie a renoncé à sa souveraineté au profit de celle de l'Allemagne, tout élu au directoire de l'Etat n'a aucune possibilité de répondre à la demande du peuple mais seulement de répondre aux exigences de l'Europe, c'est à dire de l'Allemagne.

Comment dans ces conditions, le chef d'Etat d'un pays de l'Union pourrait-il tenir compte des spécificités économiques de son propre pays ? Il ne peut pas. Ni dans les grandes lignes, ni dans le détail car l'Europe four son nez partout.

Que l'Europe soit financée de façon volontaire par les pays qui y adhèrent est une chose naturelle et nécessaire. Mais que les pays se sabordent en modifiant tous leurs dispositifs sociales, industriels et politiques pour répondre à la demande du grand capital au lieu de répondre à la demande des citoyens, en est une autre.
C'est là que la question de la monnaie devient cruciale. Quand  la monnaie est faite pour pour l'Europe, c'est pour répondre à la demande de l'Europe. Quand la monnaie est faite par le pays souverain c'est pour répondre à la demande spécifique au pays souverain. 

C'est cette Europe qui sacrifie la souveraineté, qu'a combattu vigoureusement De-Gaulle. Mais c'est cette Europe que sert Macron en se prévalant d'un néo-Gaullisme de comptoir.

Pour gouverner, Macron parle de renouvellement ?
Mettre au parlement les patrons de la société civile au lieu des politiques qui les représentent ne change rien.
Prétendre que la société civil est représentée au directoire de la France est une escroquerie. 
N'installer que des patrons aux directoires de l'Etat est une insulte aux ouvriers et autres salariés.
Mettre autant de femme que d'hommes qui se partagent la pensée unique de Macron, n'est pas la parité car la question de l'être homme et de l'être femme n'est pas une question de sexe, et encore moins une question d'assimilation ontologique des femmes à la vision masculine (...). Les femmes et les hommes doivent partager une vision d'homme pour entrer dans la carrière.

A cause de cette Europe là, les démocraties se défont car les peuples sont oubliés et instrumentalisés. Et la démocratie devient l'alibi de l'autorité qui ne tardera pas à se déployer sauvagement sous Macron. (NDLR : « Je sais ce que je dis, ce patron président sera notre fossoyeur des libertés »).

La dénonciation de cette Europe et de ces conséquences sur la vie des gens, fut le socle d’élection de Hollande. Il y a 5 ans, les français l'ont élu sur, à minima, trois grands volets fondamentaux.
  1. Renégocier les pactes européens
  2. Non à la rigueur
  3. « Mon ennemi c'est la finance...!»
Aujourd'hui, aberration électorale oblige, les français ont élu Macron qui soutient l'inverse des promesses trahie par Hollande.
  1. Renforcement des pactes européens
  2. Oui à la rigueur
  3. Mon ami c'est la finance.
Quelle confiture historique. A quoi tient donc une élection dans les pays de l'union ? Seulement à la pression médiatique. Sûrement pas aux idées. La pression médiatique conditionne le publique et forge l'opinion par la séduction au lieu de la raison.

Michel Onfray a parfaitement résumé la situation : « Séduction, Élection, Trahison »

La trahison et la cuisine politique commencent aujourd'hui ses grandes manœuvres.
Objectifs : 
  1. Construire un gouvernement autoritaire démocratiquement justifiée. - 
  2. Constituer un parlement au service de l’exécutif (les ministres) , alors qu'en démocratie, c'est l’exécutif qui est au service du parlement, d'où son nom. Le gouvernement est là pour exécuter les conclusions du parlement.
Au lieu de ça, sous la république Macron, l’exécutif compte bien exécuter le parlement et non ses conclusions. Macron veut faire du parlement une chambre d'approbation de toutes les dérives démocratiques indispensables pour, à l'échelle de l'Europe, servir les patrons, les cadres, les actionnaires ....
Qui vivra verra....

lundi 1 mai 2017

Le vote BLANC...!

Choisir son président comme un "poison" entre le curare et la ciguë est un choix impossible. Il ne reste que l'abstention étiquetée immorale pour pousser au vote blanc, ou le vote blanc pour servir le gagnant. La signification du vote blanc est profondément trahis. Blanc ne signifie pas "non" aux deux candidats  mais "oui" au gagnant. Comment dans ces conditions exprimer son choix de société. 


7 mai 2017 en France: « Quand le diable s'avance avec sa queue fourchue, il est facile à reconnaître. Mais ceux qui font le pire en invoquant le bien sont les plus redoutables ».

Ainsi en est-il des consignes de votes. Chacun doit se déterminer seul. La question du vote "blanc" ou "nul" est aujourd'hui de la plus haute importance pour ceux et celles qui comprennent l'offre électorale comme un choix entre deux poisons: le curare ou la ciguë..
Pour eux, il y a l'abstention et il y a le vote blanc pour abaisser la légitimité démocratique du poison gagnant..

Si le vote blanc était comptabilisé dans les votes exprimés, il se constituerait comme un candidat supplémentaire et signifierait le refus de la population des deux poisons candidats.

Mais voilà dans le dépouillement à la française, "Les bulletins blancs n’entrent pas en compte pour la détermination des suffrages."( voir à la fin). Le bulletin blanc ne sert qu'à augmenter la participation et donc la légitimité du vainqueur. Ce qui signifie: "Si vous ne choisissez pas entre les deux candidats, votre opinion ne signifie rien".

En France,quand le peuple croit dire dit "NON" aux deux candidats finalistes avec un bulletin blanc, cela veut dire "OUI" à celui qui gagne en accentuant la légitimité du vainqueur? Et-ce là une façon démocratique de traiter la souveraineté du peuple ?

Dans la façon honteuse de comptabiliser les bulletins, la seule façon de dire "NON" aux deux candidats, c'est de rabaisser leur légitimité par l'abstention.
Obtenir une majorité à 55% (par exemple) sur peu de bulletins au lieu de beaucoup, permettra d'exprimer le refus des deux candidats. La façon actuelle de traiter les votes blanc est tout simplement une trahison de l'opinion du citoyen, inscrite dans la constitution.
Pour dire NON aux deux candidat dans les conditions actuelles de la loi électorale, le moindre mal ce n'est pas de choisir l'un des deux candidats ou le vote blanc, c'est l'abstention

Pour ceux et celle qui veulent voter NON aux deux candidats, pour bien voter selon sa conviction, il faut bien comprendre comment sont traités chez nous le vote blanc et l'abstention.

Au lieu de laisser les "autres (...)" penser à votre place, prenez la peine de vous faire une idée clair par vous même. A votre disposition ces deux liens :
=================

Analyse du vote blanc:
http://www.parti-du-vote-blanc.fr/comprendre/le-vote-blanc/

Comptage officiel:
https://presidentielle2017.conseil-constitutionnel.fr/tout-savoir/etre-electeur-voter/vote-blanc-comptabilise/


jeudi 20 avril 2017

Pour qui voter ?

Vous ne savez pas pour qui voter?
Voilà ce que je vous propose:
Cherchez dans quel projet politique la femme est rendue libre de disposer de son corps.
Cherchez dans quelle projet l'égalité de droit de tous les citoyens est décrété sans discussion. Ce qui fonde le partage des ressources, de l'emploi, et de l'éducation.
Cherchez dans quel projet la femme est soulagée de la tutelle de la loi et de l'autorité masculine pour tout ce qui concerne la procréation. C'est la maîtrise de la perpétuation de l’espèce que l'homme ne veut pas abandonner aux femmes. (Pourquoi?)
L'équité envers les femmes en tant que citoyennes comme dans leur nature singulière est la seule voie de progrès possible.
De la politique à l’égare des femmes découle toutes les autres politiques, sociales, économiques, étrangères, écologique etc.
Les dispositions envers les femmes sont ce qui différencient les programmes politiques. Il est inutile de consulter les autres articles.

Rompre avec le principe de rétention, pour construire le monde sur le principe de partage exige la libération du corps de la femme. La Maîtrise de son corps et de ce fait la maîtrise de l’espèce lui revient par nature sans discussions.
Si elle reste dans la loi la femme est objet, si la femme  en est affranchie, elle devient sujet. Ce point est au fondement d'une politique qui s'ouvre au partage, à l'équité, et à l'écologie.
Pour que le monde change vers la concorde la paix et le partage, il faut commencer par restituer à la femme les droits de l'homme.
Qui va dans ce sens ?




mardi 18 avril 2017

Le Nourrisson Virtuel

Le virtuel n'est pas un instrument de rencontre. Il est l'expression du renoncement d'une société, d'une culture à favoriser le dialogue, l'échange la rencontre. Une rencontre ne peut s'effectuer qu'au travers d'un intérêt commun. Donc une rencontre est toujours la conséquence d'un intérêt culturel quel qu'il soit et de quelque nature qu'il soit. Le foot, l'alcool, la politique, l'art sont autant de motifs communs qui construisent un pont riche et vivant entre les individus.

Quel pont propose le virtuel pour lier les individus? Le rien! C'est à dire l'archaïsme, le manque, l'absence. L'archaïsme, le pulsionnel, le manque et l'absence sont constitutifs de 99% des transactions sur les réseaux sociaux et nous proposent de prendre le pas sur la réflexion la pensée et l'action.

L'OFFRE VIRTUELLE
L'offre de Twitter est la réaction pulsionnelle instantanée et vite oubliée. Mais elle forge de plus en plus le motif politique. Twitter devient de plus en plus source de loi et d'ordre puisque ce réseau social est érigé au rang de « thermomètre de l'opinion »

L'offre de Face-Book, c'est la confusion généralisée du publique et du privé, de l'intime et du professionnel, du familial et du commercial etc etc... De plus, le réseau social fait entrer l'individu dans l'ubiquité (ubiquité = exister partout en même temps).

Dans la vie courante, il est expérimenté par tout un chacun qu'il est nécessaire et indispensable pour libérer sa force de travail « d'oublier » ses problèmes personnels sur le lieu de travail. La distinction des espaces est indispensable pour la pérennité de ces deux espace et par là, la constitution de l'individualité. Pour les mêmes raisons, il ne viendrait à l'idée de personne de se promener dans un lieu publique en exhibant son intimité et les photos de son chat à la façon d'un homme sandwich avec une cagoule sur la tête pour rester anonyme.

Pourtant, le réseau social est un espace publique. Alors pour quelle raison toute la politique du réseau social veut en faire un espace privé ?
Que signifie la transformation du monde en sa virtuelle nature, en espace privé ?
D’où vient l'injonction obligatoire des réseaux sociaux de mêler sans distinctions et intimement le publique le privé le professionnel et l'intime ?

CONFUSION ET CONSCIENCE
De la distinction né l'identité et la pensée. Mais sur internet il nous est imposé son contraire: la confusion, alors même que les réseaux sociaux sont accessibles partout et par tout le monde.

La confusion généralisée, l'indistinction et l’ubiquité dans l'espace "Face-Book", offrent à l'individu un univers confortable où coexistent dans l'indistinction, toutes les confusions qui mêlent et entre-mêlent l'imaginaire et le réel pour forger un autre genre d'être.
Le monde de l'indistinction et de la confusion n'est-il pas par excellence celui du nourrisson ?

Tout ce qui est en rapport avec le Facebookiste déconstruit son identité. Par exemple, au lieu de nommer « contact » les anonymes qui s’agglutinent sur les profils, ces anonymes sont nommés « des amis » sans qu'il existe ni la moindre connaissance ni la moindre distinction entre eux.
C'est bien plus qu'un abus de langage, c'est un conditionnement inconscient qui donne à l'anonyme les propriétés de l'ami, c'est à dire de l'amour.

Ami, est un concept que l'inconscient reçoit comme un écho à l'absence. Ceci à deux conséquences:  D'abord l'inconscient étant nourri d'une multitude de regards « amis », il reçoit en écho ce qu'il attend et ce faisant démotive le sujet à rechercher de véritables rapports.
Ensuite l'individu est motivé pour persévérer dans son inscription au virtuel, avec d'autant plus d'allant que l’accès au virtuel est bien plus facile que l’accès au réel. L’accès au virtuel ne nécessite aucun effort dans aucun domaine que ce soit et donne au sujet l'opportunité d'adopter n'importe quelle identité.La facilité, l'absence d'effort  et l'indétermination de l'identité, n'est-ce pas aussi l'état de l'esprit du nourrisson.

Face-Book, n'offre que la régression à ses pratiquants. Les rapports effectués par les individus à travers ce réseau social les rapprochent de ceux effectués au stade du nourrisson, pire les y invitent. Cette mise en régression des individus répond massivement à la commande implicite d'extinction des cultures et des êtres. Cette commande est pilotée par la recherche de la perpétuation de l’état de « rétention » au moment où les consciences individuelles et politiques devraient forcer le passage au « partage » .

La constitution d'un espace approuvé de régression et de forclusion de l'esprit est aussi et surtout une atténuation de la sublimation, c'est à dire une atténuation de la créativité et de la pensée.
C'est pour cette raison que toute personne plongée dans internet devient archaïque, primaire, pulsionnelle et anonyme.

LE NACRISSISME
Le réseau social à ceci de particulier qu'il permet d'exister virtuellement partout en même temps. Quelque soit le lieu de résidence des interlocuteurs, chacun peut échanger en même temps avec eux. La dispersion de l'individu en tous les lieux augmente son anonymat et donc son inexistence.
Plus l'individu rayonne partout, plus se dissout son identité puisque l'identité se construit par le retour du regard de l'autre sur soi. Or, l’anonymat de l'autre, le prive d'un regard singulier sauf à croire le contraire car la nature a horreur du vide.

De cela naît le narcissisme. Le narcissisme est un réflexe de compensation de l'anonymat. Le narcissique cherchera par tous les moyens le regard de l'autre car sa conscience de lui-même en dépend impérieusement. Dans l'anonymat partagé, ce qui se trouve dans le regard de l'autre ne peut être que la projection du sien propre sur soi-même.
Le regard d'un anonyme sur son propre anonymat ne construit rien de mieux que le renforcement du narcissisme et de la paranoïa. Et le nourrisson reste nourrisson.

Ainsi l'être devenu anonyme devient extraordinairement dépendant du regard de l'autre Il ne supporte in-finé que les regards anonymes. Les regards réels qui ne proviennent pas de personnes connues sont sources de doutes et d'anxiétés. La dépendance au regard anonyme transforme l'individu en un être particulièrement fragile et addicte aux réseaux sociaux.

Sans qu'il en prenne conscience, le narcissique compense l'absence du regard des autres sur lui-même, avec le sien propre. Et lorsque le regard réel des autres se pose sur lui, ce regard déclenche un réflexe paranoïaque ou la panique s’amplifie du doute. Pour lui, tout regard non anonyme, tout regards d'inconnus qui ne seraient pas virtuels deviennent incontournablement intrusifs.

Le narcissisme est le fond de rapports de nos cultures post-modernes. C'est pourquoi chacun est à la fois toujours anonyme et en représentation. La politique comme l'information ne se basent plus sur l'intelligence des idées mais sur l'effet de communication adressé au pulsionnel des gens. Nos cultures, là où s’épanouit la sociabilité virtuelle, ont dépassées l'individualisme et sont devenues narcissiques Le culte de la personnalité se base sur la notoriété médiatique dans laquelle la qualité morale éthique ou culturelle de l'être est totalement absente. Une société narcissique est une société ontologiquement isolée et fragile où les individus vivent de plus en plus leur vie par procuration..

Le gens sont dans le virtuel comme le voyeur qui regarde une scène de vie derrière le trou de la serrure. Une scène dans laquelle il n'est pas, et qu'il préfère voir sans être vue. Une expérience de rencontre de l'autre et de la vie mais qui n'appartient qu'à lui, en secret, et qui ne se partage pas. Que voit-il ? Mais sa propre absence !

VIRTUEL DE MASSE
Dans notre modernité ultra riche, accroché au sentiment de sécurité par « la rétention » il n'est pas d'autres voies que l'abolition des êtres et des lois, qui organisent leurs rapports pour maintenir les privilèges. Le virtuel et les réseaux sociaux ne sont que l'écho du refus du « partage » comme fond conceptuel des consciences et « du politique ».
Par le virtuel qui de place en place se substitue toujours plus au réel, il est offert aux gens, la confusion et la régression comme genre d'être; le pulsionnel et l'ignorance à la place de la pensée et de l'éducation.
Alors les gens, les politiques, les cultures régressent et meurent dans l'indignité sans même s'en rendre compte.

A force de confusions obligatoires, forcées et partagées sur les réseaux sociaux, les gens sont amenés à perdre de plus en plus la conscience du réel. Bien sûr pas vous qui me lisez. Pas moi. Cela va de soi... Et bien non, vous faite fausse route. Vous aussi, moi aussi.

Comment peut-on le savoir ? On ne peut pas!
Pourquoi ? Parce que savoir, prendre conscience, suppose un minimum de recule sur les choses. Or, c'est avec l'état de la conscience que l'on prend la mesure des choses (l'être et les rapports de l'être) . Mais puisque ce que mesure la conscience (l'être et les rapports de l'être) change la conscience car la conscience est le fruit des rapports qu'elle effectue, il ressort qu'il n'est pas possible de mesurer notre conscience à partir des jugements qu'elle arrête.
Par exemple, si la température du malade change les graduations du thermomètre, la température sera toujours conforme à ce que l'on veut.

Mais en notre conscience, nous avons un outil qui s'appel la raison qui nous permet de comprendre où nous en sommes quand on est dans le brouillard. C'est à elle que je fais appel, en écrivant ces lignes.

Il est établi que sur toute la planète, le virtuel empiète sur la vie réelle. Le réseau social est un phénomène mondial. Partout la communication virtuelle prend le pas sur l'expérience réelle de la vie. Plus les gens passent du temps devant les écrans, moins ils passent de temps dans la vie à prendre conscience du monde et plus ils fondent une population malléable à souhait hautement sensible à la communication médiatique, et les gens deviennent de moins en moins capable de penser par eux même.

Il est vrai que pour communiquer, le virtuel ne demande aucun effort, en revanche il subtilise tout le temps libre chez de plus en plus de gens jusqu'au point qu'il faille construire le droit à la déconnexion. 
Le virtuel ne permet pas de se rencontrer mais se substitue à la vie. Il occupe le terrain de la communication de telles sorte qu'il existe de moins en moins de place en l'individu pour qu'il puisse et veuille s'ouvrir au monde.

Pour alimenter tous les profits qui dépendent du big data comme l'IA, les comptes virtuels, ici et là continuent d'exister alors que leur propriétaires sont morts et enterrés. Il y aura un jour plus de morts que de vivants recensés sur les réseaux sociaux. 

UN PEU DE CONCLUSION
Qu'est ce qui nous fait humain ?
Ce sont nos gènes ? Non, presque rien ne les distinguent des autres espèces.
Notre corps alors ? Non plus, celui qui perd un bras ou une oreille n'est pas moins humain pour autant.

Ce qui nous fait humain est notre rapport singulier à nous-même, à l'autre et au monde. Ainsi notre humanité n'est pas dans le corps mais dans les rapports que l'on effectue. Cependant, pour effectuer quelques rapports que ce soit, encore faut-il exister dans une certaine maturité de l'esprit. Un adulte, un vieillard, un nourrisson ou un malade sont tous aussi humains les uns que les autres. Ils se distinguent par le corps et par l'état de leur esprit.

La confusion qui est le fond universel du virtuel change l'état de l'esprit des gens en les poussant à la régression infantile. Ils ne sont pas moins humain pour autant, mais à force de régressions, l'être fini par ne plus exister, du moins le virtuel lui fait prendre le chemin de sa propre absence en lui annonçant le contraire.

Le réseau social tel qu'il est orchestré par ceux qui les ont construits, alimente la régression. C'est à la fois le plus facile à mettre en œuvre et le plus lucratif en terme de finance et en terme de contrôle des masses.

En transposant la déconstruction de la maturité humaine sur le corps, la culture du réseau social c'est la mise au jour et l'évaporation de tout ce qui nous fait humain. Si on ouvre un être vivant, on le tue. Si on étale au grand jour ce qui nous fait humain, on tue l'humain en l'être.

La vie est la collection des rapports que nous effectuons. Ces rapports sont cloisonnés comme sont distingués les organes et les cellules selon leurs rôles et leurs spécialités. C'est pourquoi la distinction des espaces de vie à l'instar des organes doivent être étanche les uns par rapport aux autres.

En construisant la confusion entre vie publique vie privée vie intime, vie professionnelle, Face-Book est comme un scalpel culturel qui défait les cultures qui ouvre la vie des gens et les tue gentiment, sans même qu'ils ne s'en rendent compte.

La culture de l'anonymat qui à l'échelle de l'individu construit le sentiment de peur et augmente la paranoïa, produit à l'échelle des nations l’émergence du totalitarisme et de l'autoritarisme. C'est ce que nous voyons fleurir en Turquie par exemple ou aux États-unis (et ailleurs...) quand les démocraties, sommet du paradoxe, accouchent des partisans du dictât.

Face à tout cela, pour le bien de l'humain et de ses cultures, il est temps de passer dans les consciences de la rétention au partage.

Dans le doute, quand tout va mal, il ne faut pas avoir peur du voisin, il faut se tenir les coudes et changer de route au lieu de persévérer avec les mêmes dirigeants.  

vendredi 14 avril 2017

L'Aménagerie Europe

Expliquer l'Europe, la souveraineté, la dette, la crise, l'argent, le capital le budget, l'économie etc... est rendu volontairement très compliqué pour empêcher une compréhension clair de leurs significations. Selon qu'ils s'adressent à une entreprise, à un particulier ou à une nation, ces mots changent radicalement de sens.

Dans la croyance entretenue que ces mots ont toujours le même sens, chacun les rapporte naturellement à sa propre expérience. Ainsi pour ne pas mettre en péril leurs prérogatives, les dirigeants de tous acabits se gardent bien d'éclairer le débat en offrant de comprendre ce que ces mots veulent dirent selon qu'ils s'adressent à un état ou à une personne.
Pour assurer leur privilèges par la maîtrise et la rétention du savoir, les dirigeants, orchestrent la construction d'un dialogue de sourd qu’ils appelleront débat démocratique.

Quand une porte est fermée, elle l'est pour tout le monde. Mais quand un pays est endettée, il ne l'est pas à justes raisons, pour tout le monde. (voir post du 21-03-2017 « Impôts en question »)

Pour comprendre la construction Européenne, une image vaut mieux que 10 000 mots.

LE ZOO
L'Europe est comme un zoo qui accueil en son sein divers espèces. Il y a des grands animaux et des petits. Il y a des rongeurs, d'autres sont des carnivore ou d'autres encore sont végétariens.

Ces animaux qui vivent et prospèrent dans leur milieu naturel, pour se sauver de je ne sais quoi, se fondirent dans un zoo qu'ils ont nommé Europe.
Pour s'assurer mutuellement soutient et solidarité, ils s'organisèrent un grand système de transfusion sanguine qui ne ferait d'eux qu'un seul corps. Et ils créèrent l'Euro.

Dans une telle mise en commun de leur sang, il est évident que les besoins de l'éléphant et du rhinocéros sont les plus grands. Ce n'est pas eux qui se saignent à blanc pour soutenir le souriceau et la tourterelle. C'est le contraire. Pour nourrir les plus gros, les petits doivent se saigner à blanc.

Alors les plus gros animaux de l'Europe, à savoir l'Allemagne et la France on décider d’aligner tous les autres animaux à la même enseigne. Petits ou gros, tous doivent fournir la même quantité de sang. Il ne doit plus exister de différence. Plus de végétariens, plus de carnivores, plus de rongeur. Juste les deux gros et les 25 petits qui les nourrissent et devront un jour se ressembler (tous les esclaves ont le même statut...). L'Europe c'est le privilège des forts mais librement consentie « démocratiquement » par les petits

L'Europe ne respecte pas la nature des uns et des autres. Elle méprise les différences. Elle normalise. L'Europe ne cultive que ce qui est utile au plus gros par le nivellement des distinctions.
Le rêve des plus gras est de faire en sorte que tous les pays se ressemblent. Quand tous les pays se ressemblent, tout le monde paye la même chose.
Vouloir confondre le tigre et le singe, les mettre tous les deux au même régime alimentaire est aussi assassin qu'absurde. Et que je sache, une belette n'ambitionne pas de devenir une colombe, mais bien d'être elle même et de le rester.

C'est ça l'Europe dont il convient de faire le bilan pour en bâtir une autre qui ne soit plus un zoo mais une route. Vers quoi ? Vers le bien commun.

L'EUROPE
L'Europe ne doit pas être le lieu ou se fondent se confondent et se sacrifient les singularités nationales par l'abandon de la monnaie. Maîtriser sa monnaie, c'est maîtriser sa souveraineté. Pour débattre démocratiquement avec le voisin, il convient au préalable d'exister souverainement.
En abandonnant leur monnaie, les pays de l'Europe n'existent plus tout à fait. Ils sont vus comme des contrevenants et non des partenaires. L'Europe les mets à l'amende au lieu de négocier. Outre que sur le plan budgétaire ces amendes ne signifient rien, depuis quand une amende peut-elle se substituer au dialogue ? Depuis quand une amende s'adresse à un partenaire ?

L’Europe doit être une organisation par laquelle les nations se transcendent au lieu de se fondre jusqu'à se confondre. Cela veut dire que dans une organisation Européenne mature, chaque nation souveraine apporte sa contribution selon sa capacité sur des projets partagés plus grands que les nations elles mêmes.
Et si la nation reste monétairement souveraines (il n'y a pas d'autres souveraineté), alors, puisqu'elle répond à une demande interne, selon son libre choix, elle pourra fournir naturellement tout l'effort nécessaire sans qu'il lui en coûte rien. Ne perdons pas de vue que pour un état, la monnaie est la quantification de la demande. Ne plus maîtriser la monnaie c'est renoncer à pouvoir répondre à la demande. Faire de ce renoncement une loi qui s'appel "traité européen" c'est trahir la démocratie, c'est à dire la parole "sacrée" du peuple. 

Ce qui fonde l'Europe ne peut plus être l'optimisation des gains capitalistes et la recherche de la sécurité économique de l'Allemagne. Ce qui doit fonder l'Europe c'est tout ce qui est représentatif du bien commun. Non pas à l'échelle d'un pays ni même de l'Europe, mais de la planète toute entière car aujourd'hui l'action locale humaine retenti sur la totalité des écosystèmes de la planète.

L'écologie est donc un espace de transcendance des nations.
C'est le bien commun de la vie, et de la planète qui doit être le motif de la fédération des pays souverains et non l'exploitation des pays les plus pauvres avec comme seul horizon le profit financier au bénéfice des pays les plus riches, à savoir l'Allemagne et la France.

L'Europe ne devrait avoir de fondement et de préoccupation que celui du bien commun aux vivants de cette planète. Les ressources communes de tous les pays d’Europe en terme d’ingénierie, de sciences, de technologies pourront librement converger sans qu'il soit question de propriété industrielle à protéger. L'Europe serait alors un amplificateur considérable de progrès pour la sauvegarde du vivant de la planète et pour l'humanité toute entière.

L'Europe comme transcendance des nations ne concerne que l'écologie. Pourquoi ? Parce que le premier souci de l'écologie c'est l'économie. Si avant tout, il n'existe pas l'écologie de l'économie, alors l'écologie de l’énergie, du réchauffement, et des bébés phoques ne sont que des alibis pour la finance, et l'écologie ne se résume plus qu'à une dictature du bien au service de la finance.

L'écologie c'est comme l'intelligence, il en faut partout. C'est indispensable. De ce fait, l'écologie ne peut pas être un parti politique. La preuve : Est ce que l'intelligence est un pari politique ?

ELECTION
Demain les citoyens français auront la possibilité de choisir une voie politique à leur pays. Il est possible de choisir le maintient de la politique des privilèges qui a cours depuis toujours un peu partout, ou se donner à ouvrir la voie à une politique du partage, c'est à dire qui rompt avec le principe de rétention.

Rompre avec le principe de rétention, exige la libération du corps de la femme. La Maîtrise de son corps et de ce fait la maîtrise de l’espèce lui revient par nature sans discussions. Ce point est au fondement d'une politique qui s'ouvre au partage, à l'équité, et à l'écologie.
Qui va dans ce sens ?

Pour ne pas aliéner les faibles à la nécessité de développement des puissants, la souveraineté de chaque pays d'Europe suppose la maîtrise de leur propre monnaie conformément à leur propre développement.  Le nom de cette Monnaie est sans importance. C'est le pouvoir d'achat qui a du sens et il ne peut pas être le même partout. C'est en politique, le sens de l'équité et la raison du dialogue
Qui va dans ce sens ?

L'Europe doit elle être motivée par la finance ou par la mise en commun des forces des pays souverains dans le but de sauvegarder le bien commun ?
Qui va dans ce sens ?