Rechercher dans ce blog

mercredi 13 décembre 2017

Le Harcèlement

Le harcèlement à l'école ou en entreprise, les bizutages dans l'armée ou les universités, la violence en général sont une maladie sociale incrustée depuis la nuit des temps pour fonder la nature humaine. La corrida et autres sacrifices rituels, l'inquisition, en sont des expressions à l’échelle institutionnelle des cultures. Nos expressions et rituels de violence ne peuvent être interroger sans interroger le fondement de nos cultures. Ne pas comprendre cela, c'est renoncer à lutter contre ce que l'on dénonce.
Le harcèlement ne peut pas être combattu autrement qu'au long court, par une volonté d'accentuation de l'éducation partout et surtout par la volonté de mettre les gens en sécurité économique.

Nous devons changer de paradigme politique sans quoi, toutes les politiques ne seront toujours que la même politique, à savoir, la politique qui relève du principe de rétention.

Nous arrivons à la fin de ce paradigme. Si l'humanité ne comprend pas cela, elle se mangera elle même. Comprendre cela veut dire : concevoir la sécurité pour tous et chacun non par la rétention mais par le partage.

La sécurité comme un effet des rapports de partage très est compliqué à concevoir pour l'esprit humain trop factuel.

Alors je donne deux indicateurs à suivre dans le brouillard.
1/ La liberté des femmes dans l'équité et non pas dans l'assimilation égalitaire avec l'homme.
2/ Le comptage des blancs (3eme candidat pour un second tour) dans les scrutins électoraux.

Quelque soit la couleur politique aux commandes, il suffit de favoriser ces deux points ou rien. Les urnes sont le seul moyen de changer le monde. Favorisons ces deux points par les urnes et le monde finira par passer au partage. C'est bon pour la planète, c'est bon pour les pauvres d'aujourd'hui, c'est bon pour les peuples, c'est bon pour mettre fin aux guerres, et c'est bon aussi pour les riches puisqu'il ne craindront plus de devenir pauvre.

Si on ne comprend pas "cela", alors nous continuerons d'assister à la lente agonie des civilisations humaines qui toutes ont en commun de relever de la rétention et d'être arrivées à leur point de singularité.


lundi 11 décembre 2017

LA MALADIE

Le vivant
Pour acquérir la connaissance adéquat à la mesure du métabolisme du corps, il faut 7 ans d'études et de la pratique. C'est aussi le temps qu'il faut pour faire un bon mécanicien, un bon carreleur ou un bon plombier.
La connaissance de la mécanique appliquée au moteur est suffisant pour le faire fonctionner. Et ce principe vaut pour toutes connaissances qui ne concernent pas la gestion du vivant. La psychosomatique du carrelage ou de la clef à molette peut avoir du sens dans une expression théâtrale où la fonction de l'âme peut être interrogée en creux.

Bientôt, à la confluence de la mécanique, de l'information et de la pensée, se posera la question de l'âme des Intelligences Artificielles. Alors il est à espérer qu'à cette occasion, la question de l'âme humaine refera son entrée dans la pratique médicale; car il se trouve que l'esprit humain et le mécanisme du corps sont profondément intriqués.

La guérison
L'approche exclusive du corps fonctionnel par la médecine interdit dans ces conditions toute action de guérison. Quand il y a guérison, le patient se guéri par lui même, grâce à la relation qu'il établi à sa maladie. Le rôle du médecin est de permettre cette relation du malade à sa maladie. Son statut de médecin, la manipulation du corps du malade, l'écoute, et l’ordonnance sont la mise en place du rituel indispensable à la mise en relation malade / maladie.

De façon pragmatique, la médecine détachée  de la question de l'âme, ne guérie jamais rien. La médecine compense l'usure de l'organisme avec les molécules qui lui manque ou qu'il n'est plus capable de fabriquer. Tout comme la chirurgie répare ce que le corps n'est pas capable de réparer de lui même.  L'action de la médecine est tout à fait stérile sur la plus grande étendues des pathologies. Dans l'immense majorité des situations, la médecine est une escroquerie.

La communication
Les maladies causées par ce qu'on appelle "le mal être" sont de vraies maladies. Ces maladies se déploient quand les mots étant inaccessibles à l'esprit, le corps parle à leur place. Ces maladies qui sont les plus nombreuses ne sont pas appréhendées par la médecine. L'intervention du médecin est soignante à cause de ce qu'elle représente pour le patient. La molécule qu'il prescrit n'est efficace qu'à cette condition.

C'est pourquoi le plus important pour le bien être du corps et de l'âme, c'est la communication. La première mesure prophylactique de la médecine devrait être la qualité de la communication. Mais la communication fait partie du champs de la politique pas de la médecine.

On guérie toujours de la vérité et du réel. On ne guérie jamais d'une illusion d'une trahison ou d'une absence. Or, trahison, illusion et absence ne sont-ils pas les vertus cardinales de la communication  en notre modernité ?

Le pardon
C'est pourquoi le pardon existe. Le pardon est une opération de relativisation de ce qui nous a détruit en nous offrant de s'échapper par le haut.

Pour comprendre ce que signifie le pardon, il suffit d'imaginer que nous sommes engoncé dans un exosquelette qui encadre nos mouvements nos perceptions et nos pensées ; et nous offre plus ou moins d'aise, c'est a dire plus ou moins de désir.

Le désir est toujours plus grand que le possible. Il est le moteur qui nous anime au delà de nous même, c'est à dire au delà des limitations de notre exosquelette, cette armure qui nous contient.
Débarrassé de notre exosquelette, nous serions tout à fait à l'aise, et le désir n'existerait pas car il n'aurait plus de cause.
Ainsi, la manifestation du désir est la manifestation de la vie. Et c'est bien la vie en ce qu'elle anime le vivant qui devrait être l'objet de la médecine et non seulement les rouages de son exosquelette. Un médecin est un peu plus qu'un mécanicien de l'armure.

Cette armure est déjà lourde et limite nos mouvements. Elle ne nous permet pas de courir aussi vite que l'on voudrait.
En cas de mauvaise communication, de trahisons etc..., notre armure est cabossée d'avoir pris des coups. Ces bosses qui nous empêchent de bouger d'avantage notre armure, augmentent notre malaise et consomment toute l'énergie du désir pour survivre en "l'ici" au lieu d'être employée à nous transporter au devant de nous. Quand l’énergie du désir est épuisée, cela signifie que la vie est épuisée.

Que faire? C'est là qu'intervient le pardon.  Le pardon consiste à s'échapper par le haut de cette armure contondante, de s'en extirper par un effort de l'esprit, et de retrouver l'air, la lumière et une plus grande liberté de mouvement. Le pardon change notre rapport à notre propre corps. Il concours à la guérison et à l'accroissement de la liberté.

On voit la dedans le rapport intriqué entre le corps, la communication, l'esprit et l'âme, intrication hors de portée de la médecine courante. Avec l'avancé de l'histoire, on constate que la médecine vient de la perception holistique du vivant mais s'en éloigne radicalement. On appelle ça le progrès.


samedi 2 décembre 2017

La Justice et les déchets

La Justice
Lorsque la victime d'une escroquerie en appel à la justice pour trancher,  les acteurs de la justice, avocats et notaires considèrent la victime comme une opportunité de gains. Puis, quand juges, procureurs et consorts sont liés par des intérêts privés avec les avocats et les notaires, la justice n'est qu'un arrangement entre notables dans le même panier de crabe

En matière de justice, tout le monde s'engraisse sur la victime. Ceci constitue une haute trahison du contrat social par les gouvernants. Une trahison érigée en institution. Les gens payent des impôts pour un service public dont la justice est un service régalien.

Au delà de la justice, la trahison régalienne de l'état est une institution car lorsque les gens ont besoin d'un service public quel qu'il soit, ils doivent le payer en plus des impôts qui sont censés les financer. En période de disette où les gens sont écrasés d’impôts pour faire vivre l'état parce-que la productivité est faible, on peut comprendre qu'il faille contribuer au service publique en plus des impôts. Mais en période d'abondance, le paiement privé du service publique est une abomination légale que seul l'usage historique hérité des périodes de disette justifie. Jamais dans l'histoire de l'humanité, les humains n'ont détenu autant de richesses, et jamais l'altruisme, la solidarité, le partage n'ont été aussi bas.

La richesse produite par le travail collectif ne doit et ne peut être employé qu'à servir la population qui produit ces richesses et non détournée par des processus législatifs au profit des nantis, c'est à dire des dirigeants.

La justice doit être un devoir régalien(1) des états et non une opportunité de profit pour les acteurs de la loi. Face à la justice, un être humain est réductible au formalisme de la loi. Pour faire respecter son humanité il faut de l'argent. La justice ne reconnaît pas l'humanité de ceux qui n'en ont pas.
Devant la loi, pas d'argent ? Pas d'humanité ! (NDA : pas de bras pas de chocolat, c'est la même absurdité.)

On voit la dedans que nous vivons dans une culture de sauvages où l'humanité se mérite par la réussite financière. Nos cultures ne relèvent pas encore de l'Humanité au sens noble et achevé du terme. Pour les y hisser, chacun doit faire un petit effort. Simplement se parler.

Sans accès équitable à la justice, chacun peut concevoir l'idée de faire la justice à la place de la justice. Ce qui retient les gens c'est leur éducation et leur résignation. C'est pourquoi la justice doit être sécurisante gratuite et égalitaire pour tous les requérants.
Mais au même titre que la justice, la santé et l'éducation, sont des opportunités de profit à plus ou moins long terme, pour les acteurs de la finance c'est à dire de la politique.

La victime
Les requérants à la justice sont extrêmement mal traités par l'institution. Ce traitement produit plus de dégâts sur le plan humain et sociétal que l'objet du conflit.

L'institution judiciaire oblige ceux qui n'ont pas d'argent à vivre l'humiliation permanente d'une double injustice. Celle dont ils sont victimes et l'inaccessibilité de la justice..

Si la victime est riche elle a accès à la justice. Quelque soit le résultat du jugement, le requérant est toujours gagnant. Si le riche est reconnu coupable il gagnera moins que sa prévision et ce qu'il perd est tout à fait négligeable.
Pour les riches la justice n'est qu'une affaire de perte et profits.

En terme d’équité de la justice, bien souvent, contre le pauvre, le riche est reconnu innocent. Au cas où le riche est reconnu coupable, il doit s’acquitter d'une peine symbolique sans la moindre conséquence. Ce mouvement est particulièrement accentué par la loi travail du président Macron à propos du contrat de travail et  du licenciement où à l'évidence la justice n'est plus au service du faible contre le fort mais du fort contre le faible. Ce renversement de l'effort de justice équivaut tout simplement à un déni de justice par l'institution de justice elle même.

On voit couramment des pauvres voleurs de pommes faire 3 mois de prison, et des riches voleurs de bœufs être acquittés.

Si elle est riche, la victime est toujours plus ou moins gagnante.
Si elle est pauvre, la victime est systématiquement perdante, même si la justice lui donne raison, parce-que en terme de perte définitive de revenus et de pression psychologique, le combat pour rendre justice coûte extrêmement cher au pauvre. Gagnée ou perdue, le temps de la lutte et de l'occupation de l'esprit laisse des traces définitives et traumatisantes dans l’être.

La victime pauvre est toujours perdante sinon elle ne serait pas la victime.
Par la vertu du principe du mérite incrusté dans les esprit et des riches et des pauvres, le pauvre est coupable d'être pauvre.

Les pauvres qui ont gagné leur procès ne peuvent jamais se remettre de la tragédie qui les a mené au tribunal, ni du déroulement de la justice et de l’humiliation du procès où l'indignité des acteurs fait loi..

Une justice qui ne rapporte pas d'argent aux acteurs n'est accessible à personne. La justice et tous les autres piliers régaliens(1) d'un état sont en train de dériver vers un tri des populations par le même processus culturel, économique et politique qui fut la cause de l'avènement du nazisme en Allemagne au siècle dernier.
Il suffit de laisser se construire une vision populaire du mérite, et de cette vision, laisser dériver les lois et impératifs d'exclusions par le principe séculaire selon lequel l'usage conduit les lois.

Le virtuel (3)
En laissant le virtuel se substituer à la vie réelle, la population se crétinise considérablement et tire vers le bas le concept populaire du partage. L'indispensable pa passation du principe de rétention source de tragédie, vers le principe de partage s'éloigne des perspectives politiques.

Pour que le partage puisse grandir dans les esprits, il suppose l'existence de l'autre, et l'existence de l'autre suppose qu'il ne soit pas anonyme.
Devant un écran, l'humain est seul. Mais s'il fait autre chose que de fixer son écran, il n'est plus seul, et quand il n'est pas seul, que fait-il ? Il parle et donc il pense.
Penser est en passe de devenir une activité subversive. Pensez vous que Coluche et autres Pierre Desproges auraient pu s'exprimer aujourd'hui sans être victime d'un procès populaire?

Nous sommes en face d'un phénomène de société (2) dont le virtuel n'est qu'un avatar, un phénomène de société où, en construisant les conditions du mutisme global, l'injonction culturelle est : « ne pas penser ». Il suffit de voir comment les mouvements sociaux sont réduit à néant alors même que la population est parfaitement consciente de la dérive politique vers l'autorité, et de la dérive sociale vers la précarité.

Les gens sont mis dans une situation où ils côtoient infiniment plus de personnes anonymes que de personne réelles en passant de moins en moins de temps dans la vie réelle et de plus en plus de temps devant leurs écran à contempler le néant virtuel (3).

A l'échelle d'une culture ce phénomène forge les esprits de façon profonde. Nul ne peut le nier. Mais dans quel sens les esprits confrontés à un accroissement du virtuel évoluent-ils ? Ils évoluent vers l'infantilisme et la démobilisation de la réflexion au profit de l'émotivité et du pulsionnel, c'est à dire, et j'insiste lourdement vers le crétinisme de masse.

C'est donc avec un accroissement du pulsionnel en lieu et place d'un accroissement de la raison, que la vison populaire par les urnes, commande le parlement et l'édiction des lois qui s'en suivent. La dedans le principe du mérite est un indicateur de crétinisme populaire sur lequel les états s'appuient pour se légitimer.

Ainsi le réseau social est le recyclage dans le virtuel du réel de la vie des gens. On appel ça la société du nihilisme.
Et voilà que dans l'économie moderne les humains sont des déchets. Alors, il apparaît que le recyclage des ordures, fer de lance de l'écologie politique, est un paradigme de notre époque qui relève plus plus que jamais de la rétention.


========NOTES=========

(1) Régalien = le fondement de la responsabilité des états. L'essentiel de la raison de l'état. l'éducation, l'armé, la justice sont les piliers régaliens de n'importe quel état. C'est pour "construire" ces piliers que le peuple se fédère en un état. La mise en œuvre de ses piliers de façon égalitaire pour tous constitue la république. Le contrat social (Rousseau) est l'accord qui lie l'état avec le peuple pour constituer ces piliers régaliens au bénéfice égalitaire pour tous les citoyens.
-----------------
(2) Un phénomène de société c'est comme la météo, personne n'y échappe. Il conditionne les comportements les pensées et les us et coutumes. Il n'existe pas de « complot ». Personne n'est responsable de la météo culturelle. Par la voie des urnes, tout le monde est responsable.
De même, personne n'est responsable de l'orage ou du soleil. Le temps conditionne les comportements et les pensées, et tout le monde s'y adapte. On vote pour le parapluie, l'imperméable ou le maillot de bains.
Au prise avec la météo culturelle, les gens se débrouillent comme ils peuvent pour continuer à vivre avec de moins en moins de possibilités de se parler, de se comprendre de s’approuver, de partager, de collaborer. Tout ce qui constitue l'humanité en l'être. Alors que reste t-il de l'humanité en l'être ? Rien. C'est en cela que l'homme est constitué par sa propre culture, comme un déchet. 

Mais au fait, de quoi l'homme est-il le nom ?

-------------------
(3) Virtuel = Aujourd'hui dans la vie des gens il y a plus, infiniment plus de relations virtuelles et anonymes que de relations réelles. Discuter avec des anonymes ce n'est pas communiquer.  
Le sens des mots que l'on prononce n'est pas dans les mots mais dans la connaissance de celui ou de celle qui les prononce.
Lire  un texte de Brassens ou de Victor Hugo sans savoir qui sont Brassens et Victor Hugo ne prend pas le même sens que de les lire  en ayant une idée des auteurs. Même vague.

Si une personne aimable vous dit "on va se revoir" c'est la jubilation, mais si ces mots sont prononcés par une personne malveillante, c'est l'inquiétude.
Les mots n'ont pas le même sens en fonction de la connaissance de la personne qui les prononce. Plus précisément, la connaissance de l'autre c'est la connaissance du rapport que la personne effectue avec le mot qu'elle prononce.
Le sens du mot n'est coordonné qu'aux rapports qu'établissent entre eux, ceux qui les prononcent et ceux qui les reçoivent. 

La nourriture de l'esprit est la richesse de la connaissance de l'autre. La connaissance de l'autre, de l'anonyme du virtuel, est si faible qu'elle n'est pas assez nourrissante.
Compenser cette faiblesse en multipliant à l'infini ses contacts revient à additionner les chevaux pour faire avancer plus vite la calèche. La calèche n'ira jamais plus vite qu'un seul cheval. Ce n'est pas l'accumulation des contacts qui entretien et nourri l'humanité c'est l'approfondissement de la connaissance.

Une expression réduite à elle même ne signifie rien car sans une bouche pour prononcer et une oreille pour entendre, le concept de mot s'effondre.

Lorsque les rapports entre les gens s'effectuent dans un contexte anonyme et donc relationnellement extrêmement pauvre, alors l'échange entraîne indubitablement l'appauvrissement des esprits.
Si on parle de l'eau sans pouvoir comprendre s'il s'agit d'un verre d'une piscine ou de la pluie, dans les 3 cas il s'agit toujours de l'eau, mais le sens de l'eau dont on parle est perdu. Oublier la nécessaire connaissance approfondie de l'autre pour donner du sens aux mots, c'est la manifestation du virtuel qui pénètre le réel et le remplace. Qui s'y substitue.

La conversation virtuelle entre personnes anonymes et extrêmement limité. A propos de l'eau ils n'éprouveront jamais le sentiment de ne pas comprendre de quoi ils se parlent, mais auront l'illusion de se comprendre vraiment. 


mercredi 29 novembre 2017

Les Moutons, Altruisme et Rétention

Non, les gens ne sont pas des moutons.

C'est l'évolution de nos sociétés qui est la cause de ce cliché.
On préfère faire évoluer les dividendes des actionnaires 10 000 fois plus vite que le revenu de ceux qui les produisent. Tout le monde est d'accord partout pour cette philosophie, il suffit de lire le résultat des urnes et l'approbation populaire du mode de scrutin qui permet ce prodige.

On préfère la dictature du bien au nom de l'écologie politique en obligeant les plus pauvres à changer de voiture et à trier leur déchets sans rien demander à ceux qui produisent ces déchets.
Cesser d'utiliser les plastiques partout par exemple serait bon pour la nature et bon pour l'emploi mais mauvais pour le profit des actionnaires.

Nous avons même développé la morale du mérite pour rendre tout cela religieusement légitime. Les hommes, tous partout et toujours sans exceptions, on même rendu dieu complice de cette infamie.
Essayons de comprendre un peu ce qu'il y a derrière ce déséquilibre avant d'être conçu comme une injustice.

Les Humains
A l'évidence nous ne sommes pas des moutons. Mais pourquoi alors les gens persistent à laisser les autres penser à leur place ? A laisser les autres décider de ce qui est bien pour eux ?

Mais parce que les gens sont des humains. Pas des animaux, qui eux, décident pour eux mêmes quitte à en mourir par l'aveuglement profondément fou des humains, car il n'y a que la folie, c'est à dire une absence d'altruisme et de dignité face au vivant qui explique le comportement des hommes.

Ce que nous les humains avons en partage avec les moutons, c'est d'être des mammifères avec un lointain cousin commun. Ce qui nous différencie c'est notre rapport au monde à nous même et à l'autre par la prédation systématique.Ou dit très simplement, les animaux sont d'une nature gentille, les humains sont d'une nature prédatrice (méchante) sans trêves ni lois.

Cet état de l'esprit des humains vaut pour les riches comme pour les pauvres, pour les maîtres comme pour les esclaves et détermine le grand « paradigme de rétention » dans lequel se déploie depuis toujours toutes les sociétés humaines.

L'Altrtuisme
Les humains sont des êtres essentiellement grégaires (vie en groupe) parce que particulièrement vulnérables. Ils ont donc développé individuellement un grand altruisme où se déploie les rapports de partages dont dépend la survie. A l'échelle individuelle, les humains ont développé l'altruisme au point de faire dépendre leur vie entière de la collaboration mutuelle et donc de l'autre.

Mais au delà de l'échelle individuelle, à l'échelle du groupe, là où il s'agit de conquérir pour survivre au lieu de partager, c'est l'agressivité et la prédation qui prévaut. C'est cette échelle des civilisations humaines qui est gouvernée par le principe de rétention. Et quand individuellement l'homme est pris dans les rouages du devoir collectif que la politique de rétention commande, il s'oublie, désespère, collabore aveuglément en niant sa nature. Il se met à penser ou à cesser de penser, et quelque fois à mourir.

La solidarité qui soude la communauté est particulièrement grande quand l’hostilité de la nature est grande. A l'échelle du groupe la solidarité exprime l'altruisme mutuelle pour les membres du groupe pas pour ce qui est hors du groupe. De ce fait à l'échelle du groupe, le groupe humain ne manifeste pas le moindre d'altruisme. Dans le nord de l’Europe par exemple,  les régimes sont plus solidaires qu'au sud, c'est un fait.
La solidarité n'est pas une vertu mais une stratégie implicite de survie du groupe.

Par contre, à l'échelle individuelle les humains ont besoin d'alliance. A l'échelle individuelle la solidarité est coordonnée à l'altruisme. C'est pourquoi le sens de la solidarité et de l'altruisme dépend de l'échelle à laquelle on la considère.

Le sacré
En raison de la « grégarité » de l'esprit humain, de son intrication profonde avec la culture de laquelle il relève, qui le fonde, qu'il nourri et qui le nourri, l'humain confond son rapport personnel altruiste qu'il doit réaliser pour survivre, avec le rapport prédateur que son groupe doit politiquement réaliser pour la survie du groupe.
De cette confusion tragique qui déchire les esprits, les religions prennent naissance.

Ainsi, une religion c'est le sacré qui fait de la politique. Alors le sacré est perdu car la politique consiste à favoriser la survie par la destruction et la maîtrise des diversités alors que le sacré favorise la survie par le respect et l'accroissement des diversités.
Ou plus simplement dit, quand le sacré devient une religion, le sacré est perdu car la politique consiste à survivre par la destruction des diversités commandées par les rapports de rétention et le sacré consiste à survivre par l'amour des diversités dans un rapport de partage.

Les humains sont fragiles parce qu'individuellement ils sont conditionnés par leur nature, par leur histoire à demander et attendre de l'autre « la pensée toutes cuite et sur mesure dans le bec ».

L’humain à tendance à confier sa survie aux autres. C'est son élan naturel. Mais « les autres » c'est quoi ? C'est le groupe dont la nature historique et fondamentale est la trahison de l'individu. Si pour survivre l'individu est condamné au partage, en groupe les individus doivent développer pour survivre, une capacité de maîtrise et de contrôle sur la totalité de leur environnement, y compris l'universelle politique de négation à l'égard des femmes. Pourquoi, parce que la femme est « l'autre de l'homme ».


lundi 27 novembre 2017

Kadafi, l'Occident

Kadafi, à été destitué par les occidentaux, très précisément pour provoquer le délabrement de la stabilité et créer les conditions de conquêtes économiques de l'occident sur l'orient. C'est la même chose pour Caouseskou en Roumanie qui voulait redresser son pays sans rien emprunter à l'occident. Il a réussi et Il a été éliminé.
Depuis, la Roumanie est livrée à la corruption à grand braqué.... Et la Libye complètement défaite est devenu un foyer de terrorisme.
Pourtant Israël ne s'est pas privé de mettre en garde l'occident du désastre qu'il est est train de perpétrer au nom de la démocratie? Non, au nom de leur croissance financière.

Les dirigeants de l'Occident puis de l'Orient sont promoteurs de beaucoup de dégâts dans le monde. Avant pendant et après la colonisation, c'est un fait indéniable qui ne saurait être dissimulé par le fantasme unilatéral des bienfaits de la colonisation.

Ce sont les dirigeants qui décident des désastres, et ce sont les dirigés qui trinquent.
Pourquoi est ce que les dirigés trinquent?
Parce qu'ils ne réfléchissent pas. Les gens qui font l'effort de penser sont très peu nombreux. Car penser est obligatoirement analytique de de fait critique, donc penser est subversif.

Cultiver ce renoncement à penser par soi-même est une volonté politique et culturelle bien affirmée qui relève du paradigme de la rétention commandeur des rapports au monde à soi à l'autre, et des dirigés et des dirigeants.

Quand réflexions il y a, elles sont maintenant mises en conserve sur internet. Internet sert exclusivement à ça. Capter la parole critique de la population et l'inhiber.

Et les dirigeants dirigent enfin librement.


/https://www.facebook.com/fabrice.schneider.14/videos/882609681801804/

dimanche 26 novembre 2017

Réseau Social? C'est Rien!

Le crétinisme "en marche" (1)
Les gens ne lisent pas. Ils veulent juste des images comme des enfants. Ça, c'est l'expression du crétinisme "en marche".
Ne faire marcher sa cervelle que dans l'émotion au mépris de la raison, n'est-ce pas le propre des enfants ?

Le renoncement à la raison et le retour à l'émotion dominante, n'est-ce pas une régression (culturelle) vers le crétinisme qui entraîne les gens? Vite, tout cuit et sur mesure dans le bec... Voilà le service que nous rendent les réseaux sociaux.

La régression individuelle vers l'infantilisme et le pulsionnel par jouissance de la fainéantise intellectuelle, et qui défait l'humanité en nous; voilà l'offre des réseaux sociaux.

Au lieu de ça, au lieu d'exhiber nos vies anonymes ici, au lieu de mélanger le privé et le publique, de confondre l'intime et le commun, donnons nous à penser les uns les autres...
Ce n'est pas la profondeur de la pensée qui compte. Toute pensée, toujours, est superficielle car l'ignorance est notre seule certitude. 
Ce qui compte c'est l'élan, l'horizon, la tension vers la connaissance. C'est ça qui forge l'humanité en nous. …

Les humains ne devraient pas être sur internet. Le virtuel mange le réel. Le virtuel ne mène à rien. N'apporte rien, n'enseigne rien. 
Derrière les écrans il existe des gens. De vrais gens. Le virtuel leur apprend juste à se cacher à se dissimuler puis à s'absenter. .

Exhibition
Jeter sa vie anonyme en pâture sur la place publique relève de l'exhibition et du narcissisme. Le narcissisme consiste à chercher dans le « montrage » de soi, l'approbation du regard de l'autre. Faire dépendre son soi du regard de l'autre est une régression source de grande fragilité et de stéréotype des comportements. Or, la vie doit cultiver la diversité et la surprise, et non la sécurité et la prévisibilité.

Ne pas être gêné par l'exhibition de la vie personnelle des anonymes c'est être mis dans la peau du voyeur. Quand il regarde sans être vu, la vie des autres par le trou de la serrure. Il ne contemple que sa propre absence.

Rien
Puisque le virtuel existe, il ne peut qu'occuper un espace du réel. Un espace croissant de confusion et d'anonymat, qui restreint l'espace du réel et fini par le remplacer dans les esprits.
Ainsi, les gens se manifestent de plus en plus à propos de rien. Et à cause de ce glissement du réel dans le virtuel (au lieu de l'inverse), quand se manifester dans le réel devient possible, il y renoncent. Car s'ils n'y renonçaient pas, le réel, inconnu, inconnaissable, imprévisible qui échappe à la maîtrise et demande un effort, est source de complications perçuent comme insurmontables.

Les amis
Pour trouver une personne en "or" c'est à dire un « ami », et non pas 10 000 000, il faut ne plus être anonyme et faire un effort réel. Donner le nom « amis » à des contacts anonymes procède d'une escroquerie intellectuelle et émotionnelle qui conditionne la psyché humaine à rendre possible la captation virtuelle.

Les gens l'on oublié, mais le virtuel endors leur humanité complexe pour leur ouvrir à la place, les portes du "rien". On appel ça le "nihilisme". C'est le paradigme de notre époque...
Le problème que j'identifie dans le rapport des gens au virtuel, n'est pas dans la manifestation de ce rapport. La manifestation des êtres démontre l'élan positif qui les porte, mais cet élan est capté par le "rien". Un « rien » immense et monstrueusement vide qui fait illusion du « plein ». Le problème n'est pas l'élan qui pousse les gens à se manifester, le problème c'est l'existence et la culture rendue naturelle du « rien » ; « rien » dans lequel le virtuel invite les gens à effacer leur rapports de façon croissante, c'est à dire à s'effacer eux même.

Le virtuel c'est du « rien » auquel on attribue la valeur de l'or (l'amitié) parce que ce rien met les gens à l'abri de la vie. Quand être hors la vie vaut de l'or alors le virtuel c'est la glorification (ami) et la valorisation (plein) de la mort.

Voilà ce qui, sur le plan symbolique, signifie les échanges entre anonymes sur la place publique qu'est toujours l'espace virtuel. Oui je sais, ça ne plaît pas de rapporter la culture du virtuel à la culture de la mort. Mais c'est la vérité. C'est pourquoi ça ne plaît pas. 

C'est se complaire dans le mensonge que de refuser la vérité. Mais la vérité ne surgi pas du commun mais de la pensée ouverte et méditative. Or n'est-ce pas précisément la pensée et le temps de l'élaborer, que nous subtilise le virtuel. Si nous voulons renouer avec la vie, soyons observateur de tout cela..

Confusion
Internet, c'est le monde de la confusion du vrai et du faux de l'opinion et de l'analyse, de la réflexion et de la croyance, de la raison et de la superstition, etc... dans lequel le discernement se perd.

Les générations nés avant les années 70 ont été éduquées par une expérience du réel qui les a forgé, aiguisé au discernement. Elles sont constituées d'une base leur permettant de mesurer le virtuel, d’opérer un peu de distinction.

Mais les plus jeunes, ceux qui sont nés avec une tablette au bout des doigts. Ceux là pour qui 80% de l’expérience du réel c'est du virtuel (télé, smartphone, tablette, ordinateur, jeux vidéo, etc... tout confondu) ne peuvent pas exercer de discernement sauf à l’intérieur de leur monde à 80% virtuel.
Alors la confusion (vrai / faux, intime / commun, privé / publique...) devient leur monde et forge un réel confus dans lequel la confusion ne peut pas être identifiée. Ils baignent dans un réel omnipotent et ubiquitaire, sans éthique et sans temps, c'est à dire l'univers du nourrisson pour construire leur monde.
L'éthique se réduit à l'émotion et le temps à l'immédiateté. En supprimant le temps, internet supprime la pensée au profit de l'émotion et de la pulsion. Pour s'inventer en soi, le réel qu'on appel alors le monde, suppose le temps, internet le supprime. C'est pourquoi seul le « rien » qui s'appel « amis » est infiniment possible.

Alors que dans le temps, c'est à dire dans le réel, tout est possible. C'est aussi simple que ça.

De tout cela, personne ne se sent concerné, c'est une observation comme une autre à propos des rapports des gens dans le virtuel. L'objet de mon propos ici n'est pas le parcours singulier d'un individu, alors ne cherchez pas à vous y retrouver, l'objet de mon propos ici est le principe du virtuel à l’intérieur de l’expérience du réel, c'est à dire l’expérience de l'absence et de la confusion comme devenant expérience du réel.   
============

(1) Voir article précédent sur le crétinisme ici : https://libreurope.blogspot.fr/2017/11/le-cretinisme-en-marche.html

jeudi 23 novembre 2017

Le Crétinisme en Marche


Comprendre l'accroissement du crétinisme nécessite de poser la question au dessus du sens commun.
La question du crétinisme « en marche », se pose dès lors où les consciences restent étanches au principe de rétention. Ce principe qui gouverne les sociétés et les esprits est arrivé à son point de singularité en privant les humains de leur humanité, c'est à dire en faisant de l'humanité la cible de la rétention.

L'éducation ne transmet plus mais valorise la vitesse et l'obéissance par la concurrence. Ce faisant, le mépris de la diversité des talents et des rythmes est massivement destructeur d'humanité aux échelles individuelles et civilisationnelles.

Les médias ne nourrissent plus l’esprit en informant mais jouent la carte de la sidération en exploitant à loisir la misère la violence et la folie dans des émissions de divertissement. Les médias anesthésient la population par la banalisation de l’horreur. Ils gouvernent l'opinion par la menace implicite dans le domaine de l'économie, de la politique et de la sécurité. Le soucis d'informer, de donner à penser, est remplacé par la mission de capter, de modeler, d'abaisser la vigilance au lieu d'éveiller les consciences.

Les divertissements médiatiques s'adressent à l'instinct et au pulsionnel. Ils se fondent sur l’infantilisme ou le sadisme psychique et physique.

Le temps lui même, indispensable à l'élaboration de la pensée est oblitéré par l'accroissement exponentielle du virtuel qui se substitue de façon croissante au réel. L'interaction des humains entre eux et avec la nature diminue avec la croissance de la virtualisation de l'expérience existentielle humaine.

Le crétinisme relève fondamentalement d'une volonté politique et cette volonté politique relève fondamentalement d'un principe de rapport ou seule la rétention, la maîtrise, la pensée unique doivent croître, car dans ce « principe de rétention » qui gouverne tous les rapports et se place au dessus des paradigmes, le sentiment de sécurité ne s'obtient que par l'accroissement de l'avoir du pouvoir, et du savoir pour le faire, et surtout ne rien faire d'autre.

L'accroissement du crétinisme dans les consciences interdit radicalement la compréhension du paradigme de rétention et condamne sans appel notre espèce par auto-destruction.
Au bout de la course de l'humanité, quand la rétention a atteint son point culminant qui s'exprime dans la mondialisation par exemple, si elle n'accouche pas du partage, l'humanité deviendra profondément inadéquate à la nature. C'est pourquoi si elle n'évolue pas vers le partage pour s'adapter à la nature, l’humanité disparaîtra selon le processus commun et singulier à toutes les espèces. N'oubliez jamais que l'échelle de temps de la nature n'est en rien celle d'une espèce.

Le crétinisme s'applique aux consciences. Plus il grandit et moins il permet la compréhension de nos perceptions au delà de l'immédiat émotionnel. C'est pourquoi telle la luciole que l'on suit dans la nuit, il convient de soutenir dans les urnes tout ce qui favorise le partage, et tout ce qui accroît "le droit des femmes à disposer d'elles mêmes".

"Le droit des femmes à disposer d'elles même". J'insiste lourdement car ce point est capitale. Ce point est de la plus haute importance car il favorise l'avènement de “l’autre” à l’échelle ontologique.

Or, sans l'idée de l’autre, la question du partage à l’échelle de l'espèce puis à l'échelle politique puis individuelle, puis dans les consciences s’effondre. La question du partage n'a aucun sens sans l’émergence de la notion de l'autre.

A l'échelle individuelle, la notion de l'autre existe bien évidement. Mais à l'échelle d'une culture et de l’espèce, là ou, au bout de la rétention, le destin de l’espèce et des civilisations se joue, « l'autre » n'existe pas. Cet "autre" c'est aussi la nature. C'est dans l’avènement de "l'autre" comme principe à la place du principe de rétention que l'écologie par exemple prend du sens. Sinon, l'écologie plongé dans la rétention, c'est la tyrannie du bien c'est à dire une autre formes de rétention. L'écologie ce n'est pas un parti politique, ce n'est pas une doctrine, l'écologie, ce n'est pas une morale ni une philosophie, ce n'est même pas une vision; l'écologie c'est comme l'intelligence, tout le monde doit en avoir. 

Tout ce que nous avons à faire pour réfuter l'auto-destruction de nos civilisations (oui c'est bien la question, ne nous voilons pas la face...) , c'est de commencer à faire exister la notion de l'autre au delà de nous même, c'est à dire sur le plan politique. Ce serait la première marche à notre portée. Ce serait le premier pas vers notre Humanité.

Sur le plan politique, défendre la démocratie en demandant le comptage de toutes les voix changera l'offre politique qui est toujours une offre de rétention sous diverses formes.

Et puis il nous incombe de s'abstenir quand on ne souscrit pas une offre politique, en refusant de céder au chantage du moins pire. Ce chantage au scrutin où  les citoyens sont poussés à voter pour le moins pire au lieu du meilleur est rendu possible par le non comptage des bulletins blancs et autres abstentions. La persistance de ce non comptage des bulletins de renoncement à l'offre politique participe d'une stratégie électorale défendue par tous les acteurs politique tous bords confondus. Je vous laisse deviner pourquoi. 

Il faut bien comprendre en quoi s'abstenir de voter est une parole démocratique qui doit être prise en compte, qui a du sens et qui exprime une idée de renouveau politique particulièrement quand cette parole abstentionniste est largement majoritaire.

En grossissant le rang des abstentionnistes, nous donnerions un signal démocratique puissant pour obliger les prétendants au directoire politique à renoncer aux politiques de rétention pour s’ouvrir d’avantage, par conséquent aux politique de partage. Car quand la rétention, commandeur de tous nos rapports recule, c'est le partage qui le remplace.


https://youtu.be/1uEEQwlHx5s


mercredi 22 novembre 2017

Le rire

Qu'est ce que le rire ?-
Le rire, c'est le masque de l'indicible. Il se déclenche dès que l'on regarde la vérité les yeux fermés. Pour la regarder en voulant ne pas la voir, on la déguise, on la métaphorise, on la transpose. 
La vérité s'illustre dans l'histoire d'un cochon, dans l'histoire toujours d'une chute formelle ou symbolique qui se concrétise par une trahison, ou une confusion.

Le dessin animé par exemple comme Bipbip et le Coyote, ou les cameras cachés, mettent en scène le malentendu, la chute, la frustration, la perte ou le crétinisme. Les Simpson par exemple montre que l'amour existe en dehors de la bien pensance. Les esprits qui ne l'acceptent pas ne rient pas des Simpson, les autres redoute cette collusion, ne veulent pas le voir mais sont rassurer qu'elle existe. alors les Simpson les fait rire. 

Ces transpositions des rapports de l'être au monde, à l'autre et à lui même, sont l'histoire du désir contre les contingences, c'est à dire l'histoire du  mariage impossible entre le désir et les contingences, c'est à dire aussi le mariage entre le monde et le réel que notre esprit s'obstine à confondre. Ces transpositions sont l'étrange mariage de l'invention du monde et du réel inatteignable dont il relève.

Rire, c'est toujours entreprendre un rapport. On rit de l'autre, on rit de soi. Rire participe de la communication complice dans l’oblitération du réel au profit du confort de faire à l'instant du rire, communauté de monde.
Communiquer c'est échanger nos visions et nos rires. Les façons de comprendre le monde se distinguent en nos expériences et composition singulières de nos mondes. Et le rire nous rassemble.

Rire n'interdit pas de comprendre et comprendre n'empêche pas d'en rire. Le rire appartient au monde et comprendre relève de l’inatteignable réel. 

lundi 13 novembre 2017

La morale des Urnes

La Misère? Ce n'est pas un scoop ni un spectacle.
Ni une source supplémentaire de déploraison stérile quand on l'exhibe sur les réseaux sociaux comme si les gens marchent dans la vie les yeux fermés.
Leur mettre le né dans cette merde ne les réveillera pas d'avantage.
Pourquoi?
Parce que ça les rassure de savoir qu'ils n'en sont pas.

La misère ce n'est pas un scoop mais le quotidien banal des gens parce que le fruit de leur travail est fait pour engraisser "les porcs". Vous savez "les porcs" ces fameux riches qui s'offrent le droit de cuissage sur les pauvres comme signe extérieur de réussite.

La misère est  une carence d'éthique des pouvoirs publiques qui s’accroît avec l'abondance. Pourquoi? Parce que dans la rétention, l'accroissement de la productivité ne sert qu'à nourrir les plus riches à moindre frais, c'est à dire avec de moins en moins de bras.

La misère trouve sa source dans la politique publique qui à la fois la produit et l'entretien. La misère est le produit incontournable de l'abondance dans le paradigme de rétention. La misère n'est pas une conséquence individuelle mais une conséquence COLLECTIVE du traitement de l'économie.

Cette carence des pouvoir publique est soutenue aveuglément par vos bulletins de votes. Incapables que vous êtes de comprendre la cause profonde de ce mal. C'est à dire incapable de dominer votre lâcheté devant les urnes.

Identifiez le,  "le principe de rétention" qui nous gouverne tous et passons au partage.

Ce n'est pas contre la misère qu'il faut vous révolter, mais contre votre bêtise parce-que voyez vous, on est en démocratie. Réfléchissez une seconde à ce que ça signifie, à ce que ça implique de complicité pour la produire cette misère.

Au lieu d'exhiber la misère pour votre petit quart d'heure de rédemption puis de reprendre une tranche de gigot en regardant vos conneries à la télé, changez votre bulletin de vote et elle disparaîtra.

Vous voulez parier?

lundi 23 octobre 2017

1 9 9 7

Pourquoi les lois Sarko, puis Hollande, puis Macron desservent toutes les populations qui ne sont pas au dessus de la classe moyenne, au profit des plus riches?
Parce que depuis 1997 d'un commun accord entre les gouvernements occidentaux, ce sont les banques qui émettent la monnaie à la place des états. C'est tout.

Il s'ensuit que, au lieu de répondre à la demande des gens, l'émission de monnaie répond à la demande des banques et autres tenanciers de la finance.

Alors à grands renforts de communications politiques et médiatiques, tous ceux et celles qui convoitent le trone de macron, dénoncent sans relache l'inadéquation des politiques menées ou au contraire la cultivent.

Rares sont ceux et celles qui expliquent le réel de la  situation. Melenchon, Asselineau  Hamon et Filoche sont ceux qui expliquent, les autres sont ceux qui encensent.

Les états se sont formellement mis au service de la finance depuis cette époque. Se contenter de déplorer la situation, ne pas voir la démission des états face à la finance, ne pas comprendre d'où vient la demande que la monnaie sert,  c'est la même chose que de déplorer l'incendie en approuvant les incendiaires qui dans les urnes comptent nos voix en se frottant les mains.

Par contre VOULOIR comprendre et donner à VOULOIR comprendre obligera les politiques à offrir une alternative audible.

Il ne faut jamais oublier que les politiciens ne sont que l'incarnation du paradigme qui nous anime et que notre ignorance appel.
Notre ignorance?  Médias, politiciens etc, l'entretiennent précieusement. elle est la source de leur privilège. Notre ignorance et la clef de leur ascenseur financier.

Pour éliminer les sources d'ignorance, commençons par éliminer la télévision de notre quotidien et les programmes changerons,  A la place de nous débiliser la vie par procuration, de brancher nos destins aux abonnés absents, communiquons entre nous.

Changeons nos perceptions, pensons par nous même les choses politiques et économiques en échangeant nos idées pour que la politique et l'économie nous changent la vie.