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lundi 29 août 2016

La burkinitude

En Arabie Saoudite, le pays source de l'Islam, l'islam est le socle du politique et du sacré. Dans ce pays, la femme ne relève ni de l'un ni de l'autre. Cependant, le droit des femmes n'est jamais transgressé pour la simple raison qu'il n'existe pas. L'homme a reçu de l'islam tous les droits sur la femme. Le doit de vie et le droit de mort. En vertu du sacré qui fait aussi le droit, la femme n'a aucun droit, sauf celui d'être la propriété de l'homme. La loi de l'islam le confirme à toutes occasions dont l'une ou l'autre parfois filtre dans les journaux. 
Pour qu'une femme survive à cette ablation de sa propre vie, il faut que l'homme dispose à son égare d'une grande sagesse. Cela arrive parfois.

Les dispositions de la culture occidentale à l'égard de la femme ne divergent des dispositions de l'islam politique que d'une question de degrés. 
Le citoyen et la citoyenne ne se distinguent pas en droit mais se distinguent dans les faits où les us et coutumes prennent le pas sur la loi. Ainsi, par exemple, les inégalités de salaire perdurent en dépit de la loi. Cette inégalité, la plus évidente d'entre toutes, est la plus simple à régler.

La femme c'est l'autre de l'homme dans un monde de prédateur qui appartient aux hommes. C'est pourquoi ici ou ailleurs, d'une façon ou d'une autre la femme est une proie, (proie ça vient de "appropriation"...)
Comme la femme est formellement ou implicitement la propriété de l'homme, dans la perception culturel du viol, pour justifier l'homme et le mettre à l’abri de la justice, la femme est toujours plus ou moins responsable de son propre viol. A ce sujet ce n'est pas le viol qui est médiatisé, mais la violence qui y est associée. Le viol, le vrai, celui éprouvé au quotidien par les femmes relève de l'absence du consentement, appropriation implicite oblige. La violence faite aux femme c'est le silence sur cette question.
La violence faite aux femmes explicite dans l'islam et implicite en France est tout autant culturelle que politique.

Pour masquer le corps de la femme, les uns ont recours à la burka, ou le burkini, c'est le même enjeux, les autres à la chirurgie. Les deux ont graver dans leur culture respective, la mutilation de principe comme la marque que le maître appose sur son esclave. Dans chacune des cultures, telles de bons petits soldats, elles sont légions les femmes qui défendent leur droit à s’annihiler de la sorte. Pourquoi ? Parce qu'ici comme ailleurs, une femme n'est approuvée dans son existence que si elle cultive sa propre absence. C'est comme ça qu'ici comme ailleurs, les filles sont éduquées.

Que dire en France de la violence conjugale qui tue une femme tous les 3 jours dans l’indifférence la plus absolue. Et quand une femme tue son bourreau après 40 ans de mauvais traitement de violences, et de viol de ses propres enfants (selon la rumeur), elle est condamnée à la prison, et ce malgré la grâce présidentielle.

Mais au quotidien, dans le secret de l'intimité de son être, que dire de tout ce qu'une femme au quotidien doit déployer de stratégie pour échapper avec intelligence aux pressions, aux regards, qu'elle subit de toutes part dès qu'elle met le nez dehors.

Alors, pour traiter de la question de la femme dans nos sociétés d'hommes, il serait judicieux que au moins sur ce sujet, l'homme abdique, se retire, se dépose. Accepterait-il, lui, qu'on lui disent ce qu'il doit être pour être "homme"? C'est aux femmes maintenant de dire qui elles sont et ce qu'il serait bon de devenir pour être "homme" et pour être "femme". L'humanité de demain en dépend (...). Quant à nous les hommes, sur ce sujet pour commencer, il est urgent de fermer sa gueule.

Dans le lien qui suit, tout est dit dans la poésie de Guiédré....
https://www.youtube.com/watch?v=ZvLKTSVRPfs..... "Et voilà...!"

vendredi 12 août 2016

LA REVELATION, Ou le concours de puissance

Il y a de quoi être inquiet de la manière dont le terrorisme est traité en France. Sur le terrain, le travail de renseignement et de prévention est fait incontestablement. Mais sur le plan politique la situation est instrumentalisée par tous les acteurs des pouvoirs politiques et religieux

Traiter le problème interne d'une communauté religieuse n'est pas la vocation de l'état ; pas plus que n'est la prérogative d'une religion à traiter des affaires de l'état comme par exemple prendre part à l'éducation à l'école de la république même quand l'occasion fait le larron. On ne verra pas d'avantage un laïque en pays musulman enseigner l'islam à la mosquée. Pour les musulmans l'enseignement de l'islam en tous lieux reste la prérogative exclusive des musulmans.
Faire un pacte avec l'islam? Faire un islam spécifique à la France? C'est là une politique qui laisse supposer que l'islam aurait une part de responsabilité, même indirecte dans l'islamisme radical. Cette politique confuse de toutes parts porte implicitement le ferment de l'amalgame redouté par tout le monde sauf par les terroristes.

L'état ne doit pas se mêler des affaires de quelques cultes que ce soient. Pour s'affranchir du risque d'amalgame, l'islam doit faire son exégèse (interpréter, sa doctrine...) tout seul.

Se distinguer des sectes sanguinaires qui empruntent l'islam comme alibi, c'est une affaire entre "l'islam et l'islam" en toute indépendance, pas une affaire de politique intérieure.

L'amalgame islam-terreur doit être défait par les autorités du culte musulman et non par un "pacte" islamo-politiquo-économique.

Vouloir fonder l'islam de France ou de Zanzibar c'est le pouvoir politique français qui surf sur la vague terroriste à fin électoraliste par exemple, sans aucune considération pour l'effet amplificateur du prosélytisme islamique.


LA REALITE CALCULEE
Le réel se construit non pas en prise directe avec le monde, mais à travers les médias qui nous le construisent de toutes pièces.
Dans notre société, ce qu'on appel le réel de l'ici et de l'ailleurs est une tâche dévolue aux médias que sont l'internet et la télévision championnes du son et de l'image, constructeurs du réel et du sens qu'il convient de lui prêter, grands décideurs de l'opinion.

Dans notre civilisation, ce réel prédigéré, fabriqué, calibré, pénètre nos esprits bien d'avantage par écran interposé que par nos sens en prise direct sur ce même réel. Pourquoi ? Parce-que le réel de l'ailleurs qui est majoritaire dans les médias, est inaccessible aux sens, et celui de l'ici, à l'instar d'une nasse, est canalisé dans les chenaux bien calibrés des nécessites domestiques.

Le réel d'aujourd'hui est une composition pensée à dessein. Il est un montage d' images de sons et de discours. Il est une illusion sur laquelle est collée l’étiquette "réalité" à laquelle tout le monde adhère.

Par exemple les 4 millions de musulmans tués depuis qu'en 1991 Mr Walker Bush, le junior, a déclaré la guerre à l'Irak. N'ayant jamais été médiatisé, ils n'ont jamais existé. Par contre, les armes de destructions massives qui n'avaient jamais existé, ayant été, abondamment commentés, discutés et débattus sur les plateaux de télévisions avec d'éminents spécialistes sont devenues aussi réelles que s'ils avaient été montré, pour justifier politiquement la guerre en Irak..

En démocratie, aucune politique ne peut se soustraire à la maîtrise de l'opinion publique, c'est à dire à la maîtrise des médias. L'acte politique majeur est par conséquent la construction d'un réel adéquat qui justifie la cause. C'est pourquoi l'arme absolue de destruction massive des terroristes c'est aussi les médias, surtout quand ils se mettent à disposition. Les terroristes s'en servent pour faire exister la terreur, les politiques s'en servent pour faire exister leur puissance et les médias peuvent en échange faire de l'argent au nom des meilleurs motifs éthiques qui puissent se concevoir, au nom aussi de la sacro-sainte déontologie qui a bon dos pour "montrer les montages" de tout et de n'importe quoi pourvu que ce soit spectaculaire, que ça ne donne pas à penser et que ça stimule l'instinct va-en guerre du populo.

Dans cet affaire, les politiques, les terroristes et les médias jouent en parfaite harmonie.

Avant l'Irak de 1991, en 1989 le charnier de Timisoara en Roumanie largement médiatisés a décidé du sort de la Roumanie puis des Balkans. Des débats sur cette question, des photos, des avis de spécialistes dans les médias ont rendu incontestablement réel un événement qui n'a jamais existé. L'information a été montée par les médias à partir d'une vingtaine de corps qui n'avaient rien à voir avec les victimes de la révolution. Bien sur les morts ont existé mais ils étaient antécédents à la révolution en cours et n'avaient de ce fait aucun rapport avec elle. L'idée du charnier lui-même fut une trouvaille médiatique à partir de l'accumulation de corps enterrés par des gens trop pauvres pour se payer des cercueils.

Tout comme il faut de l'encre pour construire un roman, l'art du montage, consiste à conditionner l'opinion en construisant un sens à l'information. L'information constituée par l'image assortie de son commentaire subjugue. Elle est toujours douteuse, orientée, tronquée déformée. L'information écrite échappe un peu à cette condition de réel artificiel parce que lire donne d'avantage le temps de penser.

L'information ce n'est pas l'art de convaincre et encore moins celui de penser pour les autres, c'est avant tout la restitution d'un contexte et la volonté de donner des clefs à l'auditeur pour qu'il s'interroge lui-même. L'information véritable suppose et exige de la part des médias une fonction éducative en lieu et place du conditionnement de la sidération et du décervelage quasi systématique.

Dans notre civilisation, ce qui n'est pas montré n’existe pas et ce qui existe, n'étant pas montré fini par expirer. Appliquons ce principe aux terroristes car ces terroristes sont en vérité si faibles qu'ils n'ont de choix pour attaquer que de créer des vocations en impressionnant la galerie. Ce point a t-il échappé à nos politiques grands censeurs de médias ?


L'AMALGAME
L'amalgame, objet de la crainte de tous les citoyens de France toutes confessions confondues, vient de l'incapacité profonde des cadres de l'islam à produire une distinction franche de leur doctrine avec les dérives radicales et sectaires qu'ils dénoncent ici et là.
Des autorités de l'islam à qui on prête l'antenne tournent très habilement cette distinction en litote (affirmer sous forme négative) en faisant allusions à d'autres conflits du moyen orient. : "Il faut faire taire notre colère mais n'oublions pas le traitement des palestiniens,..." etc etc.... Là encore la question du terrorisme est un levier utile pour traiter par l’amalgame, d'un autre conflit qui n'a rien à voir avec le sujet du terrorisme.

Il est donc naturel que la population fasse écho à cette "indistincte-distinction" qui s'appel l'amalgame, sans savoir qui amalgame quoi à quoi. Alors la population pose des questions, s'égare, se scinde, discute et récuse, y va de ses convictions de ses croyances et de ses clichés en guise de raison et donne à fond perdu dans le débat d'opinion; ne sommes nous pas en démocratie ? Il est aussi naturel en démocratie de donner à la plèbe le spectacle des intellectuels qui tranchent et tergiversent, comprennent, admettent, rejettent ou préviennent...Il est naturel à la démocratie d'initier et de favoriser le débat, mais finalement à propos de quoi au juste ?

C'est aux autorités musulmanes de poser des actes de distinction clairement ciblés en donnant dans l'espace publique un signal fort. On peut imaginer une fermeture symbolique des mosquées ne serait-ce qu'une seule journée. Cet acte volontaire en signe de deuil serait aussi et surtout celui du schisme majeur de l'islam avec les terroristes. Un schisme unissant dans un même mouvement de solidarité compassionnelle les Chiites et les Sunnites donnant par la même occasion une once de plus valus à la oumma (fédération fraternelle des musulmans de toutes obédiences).

Je ne doute pas un seul instant du profond et authentique mouvement de solidarité individuel et spontané des musulmans avec les victimes du terrorisme, qui lui, ne fait pas le trie des confessions religieuses pour frapper. Mais les plus grands sentiments, aussi solidaires soient-ils relèvent des personnes pas des doctrines et encore moins des institutions. C'est bien la doctrine de l'islam qui doit être revisitée par les autorités de l'islam eux mêmes et par personne d'autre, de telle sorte que dans l'esprit des gens l'idée de l'amalgame ne soit plus permis et que l'idée de vouloir rapporter le terrorisme à l'islam de soit plus crédible.
Si un chrétien assassine son prochain au nom de Jésus, il n'aurait aucune chance de jeter opprobre sur les églises du christianisme, toutes obédiences confondues.


DOCTRINE ET PROSELYTISME
Laisser planer le doute sur l'amalgame est une stratégie du prosélytisme islamique. Le débat généralisé sur l'amalgame tire l'islam au devant de la scène sur tous les fronts bien d'avantage que n'importe quelle autre religion. Ainsi grâce à l'amalgame, l'islam occupe le terrain politique, économique, moral et idéologique. L'amalgame à aussi la vertu de produire des schismes sociétaux propices à son déploiement en s'engageant dans un débat publique où le temps de parole de l'islam est infiniment plus important que celui dévolu aux autres confessions.

Sur le devant de la scène médiatique, l'islam se situe loin, très loin devant le bouddhisme, les animistes, le judaïsme ou le christianisme. Or, n'est ce pas la maîtrise médiatique qui fonde le poids politique ?

Au titre de religion, les autres confessions n'auraient rien à dire ? Pourquoi l'islam fait-elle l'objet d'un traitement si singulier ?

Dans la laïcité, en quoi une religion serait-elle hiérarchiquement plus élevée qu'une autre ? Parler de l'islam comme étant "la première" religion de France, c'est approuver politiquement sa vocation prosélyte. Cet acte politique est parfaitement contraire aux principes fondamentaux de la laïcité. Dans la laïcité il ne peut exister aucune façon même détournée, de hiérarchiser les religions car une hiérarchisation sans effet est inutile, et un effet quelconque de la hiérarchisation produit une inégalité de droit.

Entre l'islam et l'islam, ce n'est pas l'islam de quelques philosophie dont elle relève, qui pose question, c'est sa propension fondamentale au prosélytisme. Le prosélytisme de l'islam ne réside pas dans son fondement idéologique et philosophique mais dans sa composante politique car étant une théocratie, les lois religieuses sont les lois civiles. Elles ne s'en distinguent pas ou à la marge seulement. Sur cette question, le contenue philosophique et idéologique de la doctrine religieuse est sans impacte sur sa place et son rôle institutionnel au sein de l'espace publique laïc.
Si au nom de ses principes philosophique, une religion quelle qu'elle soit œuvre à obtenir une considération singulière, alors elle se fonde dans une concurrence formelle avec l'espace laïc. Ce faisant, elle dénonce la transcendance de la laïcité et la réduit à une forme de religion en créant une dialectique "religion - laïcité".

Toutes les expressions de l'islam depuis la terreur jusqu'à la piété en passant par les œuvres sociales ont vocations de pénétrer le plus possible la société civile, puis politique et économique des pays où l'islam prospère. "Le droit des musulmans de France..." évoqué par les autorités du culte entre Charlie et Bataclan, laisse supposer que les français de confession musulmane seraient spoliés de leur droit ou devraient bénéficier de droits particuliers ? De telles postures rhétoriques dans des prises de paroles de responsables, sont propices à semer le doute dans les esprits.

Après l'assassina des acteurs de la revue Charlie Hebdo, 1 Imam et 1 Rabbin ont collégialement proposés leur présence dans l'école de la république pour enseigner la laïcité aux élèves sur qui l'enseignement des professeurs laïques n'avaient aucune prise. En matière d'éducation, on est alors en droit de se demander quel enseignement émanant d'un professeur laïque peut trouver grâce aux yeux des élèves. Cette question est d'une grande importance car si des religieux supposent avec raison enseigner aux élèves retors à l'enseignement de leurs professeurs, c'est parce que contrairement à leur professeur laïques, ils apportent par leur statut le sacré dont les élèves de partout souffrent de l'absence.

En parallèle à ce geste de bonne volonté, cette carence de l'école de la république ouvre une voie au prosélytisme religieux toujours opportuniste.

Si l'enseignement de la laïcité par un religieux au sein de l'école de la république, peut, sous le coup de l'émotion, se discuter, qu'en est-il de la pénétration d'un catholique ou pire, d'un laïc, pour enseigner l'islam dans la mosquée ?

Ici ou ailleurs, les opportunités de solidarité sont aussi des opportunités politiques où les meilleurs sentiments du monde plongés dans le prosélytisme religieux se muent invariablement en un cheval de Troie conquérant et trompeur.

Le prosélytisme est un mouvement qui exclue ceux qui n'en relèvent pas.

Lorsqu'un musulman évoque "mes frères !", il s'adresse aux autres musulmans. Lorsque un chrétien évoque "mes frères !", il désigne tous les êtres de la création dans leur différences et leur singularités. Différences et singularités auxquelles l'islam peine à s'ouvrir et redoute de cultiver. Seules les contingences socio-politiques donnent le change en orientant la stratégie du versant politique de l'islam qui alors offre dans les médias des indicateurs d'ouvertures.

La doctrine judéo-chrétienne "Qui n'est pas contre moi est avec moi !", s'inverse dans la composante politique du prosélytisme islamique ; composante qui, par essence, par vocation (décliné du principe du Jihad), pousse l'islam à s'étendre à conquérir et à convertir par tous les moyens au fil du temps et des opportunités.


LA LAICITE
La laïcité n'est pas exactement traduisible dans d'autres langues. Et parce qu'elle est contraire à la doctrine de l'islam, elle n'est pas applicable dans les pays musulmans. En France, pays initiateur de la laïcité, la religion se distingue formellement des affaires publiques par la loi (1905). Dans l'islam la religion est commanderesse des affaires publiques par sa loi.

Il est naturel pour un parti politique d'exploiter toutes les opportunités pour étendre son influence. Mais voilà, l'islam est perçue par les laïques comme une religion, et par les musulmans comme un cadre de lois universelles, c'est à dire un cadre politique. Le malentendu est de taille. Ce malentendu initie le dialogue institutionnel entre islam et laïcité. Mais c'est un dialogue de sourd. La laïcité est pour une religion ce que la météo est pour un navire sur l'étendue marine. A voile ou à vapeur, le temps, calme ou houleux est le même pour tous. Personne ne peut le changer.

Il n'y a pas pour l'heure la moindre adéquation entre l'islam en ses principes politiques et la laïcité puisque ses principes politiques poussent cette religion à trouver son épanouissement dans la recherche d'une concurrence législative.

Distinguer la spiritualité des affaires publiques, est utile à la religion comme à l'état. Dans la laïcité, l'espace spirituel des religions, peut ouvrir ses ailes en toute quiétude est s'épanouir sans être tributaire des nécessites matérielles et législatives. Quant au pouvoir politique, libéré de la pression religieuse par la laïcité, il peut aussi s'épanouir librement et concevoir démocratiquement les lois de la république dans un seul espace publique pour tous. La laïcité est l'espace intégrateur à égalité de toutes les différences. Vouloir en débattre c'est vouloir l'amender.

C'est précisément l'indissociable collusion du politique et du spirituel qui constitue la colonne vertébrale de l'islam. Cette collusion théocratique de l'islam est l'inverse de la séparation constitutive de la laïcité dans laquelle toutes les confessions spirituelles peuvent librement s'exprimer.

Si individuellement tous les citoyens s’accommodent de la contradiction entre la composante politique de l'islam et la laïcité, c'est au niveau des autorités de l'islam à propos de la doctrine que le débat interne doit être engagé vers une sorte d’exégèse de l'islam autant que faire se peut. Mais en aucunes circonstances, l'état ne devrait interférer, que ce soit en terme de culte, d'institution à initier ou de financement, sans risquer de cultiver amalgame et confusions, sources de désordres et de violences. De même, à l'instar des autres religions, l'islam devrait vouloir se confiner lui-même dans sa sphère privé dans le respect le plus absolu de l'espace publique, sans débordements, sans amalgames, avec humilité et respect.


SOURCES DE LA TERREUR : "LA RETENTION"
Soyons clair et direct. La production de l'indignité et du désespoir est la source indiscutable et universelle qui force l'être à établir ses rapports existentiels non à la vie mais à la mort.

Cette propension à construire le désespoir est particulièrement aiguë dans la modernité des sociétés occidentales en déclin. Car ce sont elles qui possèdent l'indice de rétention le plus élevé. Dans le même temps, sous l'empire de "toujours plus de rétention", ce sont elles qui ont la plus grande capacité à produire un réel construit et dédié à la constitution d'une opinion publique favorable à ses desseins politiques.
L'inflation de la rétention, produit l'inflation de l'indignité et du désespoir. L'inflation de l'indignité et du d’espoir n'est un indicateur de déclin que pour ceux et celles qui le vivent. Les autres, ceux qui le produisent voient leurs effectifs se réduire comme peau de chagrin au fur et à mesure que leur fortune croit, mais ils n'en ont cure quand ils ne l'ignorent pas.

Cette réalité grandissante qu'est l'indignité et le désespoir est boudée par les médias, où alors ils l'évoquent très sporadiquement, juste assez pour construire à la politique de rétention, un alibi moral politico-médiatique, avec des pincettes, avec la pudeur d'un tortionnaire qui plaide son irresponsabilité direct puisqu'il obéi comme tout le monde au commandement tacite et invisible de la rétention que tout le monde cultive.

L'indignité est traitée comme un spectacle ou un fait divers. On ne lui prête qu'une importance secondaire. L'indignité est mise en scène par le montage médiatique pour qu'elle s'adresse à l'émotion et non à la raison. Il faut que le spectateur soit indigné par le manque d'éducation, par l'immaturité, par la folie et le sommaire de ceux qui expriment l'indignité lorsqu'ils l'agissent dans la mort et la destruction.

L'indignité et la mise en indignité produisent deux catégories de violence. L'indignité pousse "les privés de parole" à mettre en acte à la place de mettre en mots. Les faiseurs d'indignité expriment la violence dans l'art de la trahison du mensonge et de la dissimulation ; derrière la rhétorique pour le discours, et derrière le montage pour les images.

Dans la vacuité de dignité, les "sans paroles" ne sont pas démunis de dents. C'est d'ailleurs tout ce qui leur reste pour tenter d'exister. N'étant plus rien, ils ont déjà tout perdu, ils n'ont plus rien à perdre à vouloir exister. Les "sans paroles" ne sont ni des incultes ni des malades, il est fou de ne pas le voir.

Ils tuent car ils n'ont rien à perdre et quelque chose à gagner. Quoi ? Leur dignité à leur propre yeux ! Juste ça. Une dignité vengeresse et sans espoir en ce monde. N'oublions jamais que la perte de dignité n'est pas d'avantage l'apanage des pauvres que l'humanité la sensibilité et la raison seraient le privilège des riches. La dignité est une affaire de conscience pas de porte-feuille. Les pauvres n'ont pas moins de conscience que les riches et parmi les gens riches ou pauvres, les musulmans n'en ont pas d'avantage que les autres.

Si comprendre un peu les sans paroles, c'est approuver beaucoup, comme nous l'assène notre premier ministre Mr Valls, ignorer c'est encourager. Ignorer et obéir au lieu de penser, c'est oblitérer la source de la terreur pour encourager la propension du pouvoir, de tous les pouvoirs à dériver vers un état plus autoritaire. La source de la terreur n'est pas dans une appréciation manichéenne entre des gentils et des méchants dont la définition revient aux pouvoirs en concurrence, mais dans la compréhension de l'intrication de toutes les civilisations qui se disputent pour la première fois dans l'histoire des hommes le même abreuvoir.

Gouvernés tous autant qu'ils sont par l'instinct de rétention, ils sont incapables de partage. Quand il n'y a qu'un seul os à ronger, on peut comprendre la querelle. C'était l'étape de la "disette" (pour faire court) des temps anciens. Mais maintenant, que les humains ont atteint l'étape de l'abondance il est impératif que les faiseurs d'indignité de tous bords réfutent par la force de la raison leur instinct de rétention, et ce à n'importe quel prix. En dépit de quoi il n'y aura plus personne pour les distribuer et les recevoir.

L'indignité est une production croissante des choix politiques et économiques sous l'empire toujours et partout du principe de rétention. La politique applique ce principe avec une progressivité qui grandi avec la possession du pouvoir de l'avoir et du savoir.
Pour faire écran à l'indignité qu'une société aveugle autiste et lâche produit, une société qui renonce profondément à exposer sa responsabilité majeure dans "la mise en indignité" des individus, "on" rend indigne l'expression de l'indignité de la souffrance et de la perdition. Pour ce faire, les chantres du pouvoir confinent la plèbe dans l'émotion et le spectaculaire, favorisant le factuel en interdisant la pensée, là où ils seraient mieux inspirés de l'autoriser et de la favoriser. Il n'existe pas d'autres missions à l'éducation.

L'inflation de la lâcheté et de la trahison s'exposent dans l'agissement politique où l'on mesure l'éloignement croissant des pratiques politiques post-élèctorales vis-à-vis du discours pré-électoral. Par exemple, Hollande, le président de la France mais pas des français qui à institué la trahison du discours avec la plus grande détermination, a engagé une rupture majeure dans l'exercice du pouvoir qui sera la source (ou le coup d’envois) du passage de l'état de droit à l'état autoritaire sous l'empire de l'instinct universel de rétention.

Le rétrécissement de l'état de droit est parfaitement mis en évidence dans le traitement des événements terroristes. Le terrorisme justifie l'état d'urgence ? Admettons le, même s'il est établi que cet état politique ne change strictement rien au traitement du terrorisme. Par contre le terrorisme est une opportunité majeure pour augmenter l'autorité au-delà du champs de protection anti-terrorisme et de fait, diminue l'état de droit. L'interdiction du défilé des grévistes à propos d'une loi (la loi travail) qui n'initie rien de moins que l'abolition du droit par l'usage infondé du 49-3 puisque l la majorité parlementaire et l’exécutif sont du même parti politique, suffit à comprendre l'inflation des processus de mise en indignité et l'engouement du pouvoir de quelque tendance qu'il soit pour prendre le chemin d'une autorité radicale.

Et puis il y a ce que les politiciens relayés par les médias appellent l'état de guerre. Une guerre qui n'a fait que 300 morts dans l'année ? Une guerre qui ne fait pas le moindre dégât à l'infrastructure de production et de distribution ? Une guerre qui en aucun cas n'invalide, ne serait-ce que d'un iota les institutions de la république ? Ce n'est pas une guerre, c'est un scandale de nommer "ça" une guerre.

Par contre, cet événement de terreur dont on sait qu'il se reproduira, et je ne me permettrai pas de proclamer "dont nos politiques espèrent qu'il se reproduira", c'est du pain béni pour favoriser le passage de l'état de droit à un état plus policé, avec milices armées, moult interdictions à commencer par celle de manifester hors un encadrement drastique, alors que le progrès de l'humanité serait mieux inspiré par une politique de l’autorisation. Cette politique est la plus part du temps actée par les femmes quand elles sont au pouvoir et quant elles se souviennent courageusement de qui elles sont. (…)

Au prétexte de guerre et de sécurité, on interdit les manifestations culturelles, on met un terme à des rendez-vous immémoriaux comme la foire de Lille qui se trouve interdite pour la première fois depuis le moyen-age. Elle a pourtant perduré durant des centaines d'années sans jamais faillir à la tradition, y compris en période de guerre (les vrais) et de conflits plus sanglants les uns que les autres.

Je ne serais pas comptable ici de l'inflation d'autorité de nos gouvernants qui promptes à faire flèche de tous bois, poussés par l'instinct de rétention, surfent sur la vague de l’événement terroriste pour renforcer les barrières qui sécurisent leurs pouvoir, leur avoir et leur savoir, au service de l'art séculaire et consommé de renforcer les privilèges.

Pour le monopole de la violence : LA GUERRE INVISIBLE
Loin de nos yeux aveuglés par les écrans, de nos oreilles assourdis de platitudes stéréotypées, de notre jugement endormi, de nos consciences sidérées, la guerre contre la mise en indignité bas son plein.

Les 300 morts dans l'année issues des actes terroristes font l'objet d'une médiatisation assourdissante. Grâce à quoi la guerre existe. Il est de la vocation du pouvoir gouverné par le principe de rétention, de la faire exister. Il est de son devoir de dénoncer le danger. Le danger est là puisque il s'agit d'une violence dont le pouvoir n'a pas la maîtrise.
Mais dans la même année, il y a aussi 10 000 suicides, en progression, dans l'ignorance médiatique la plus absolue. Ainsi les suicides n'existent pas. Cette guerre là n'existe pas. Le danger n'existe pas puisque la violence qui l'engendre relève de la maîtrise dévolue à l'exclusivité du pouvoir légitime.

Dans l'indignité et "l'effacement civique", les actes remplacent les mots rendus inexistant ou inaudibles. C'est alors que les actes parlent le sujet au prise avec l'absence c'est à dire avec la mort. L'indignité est bien moins source de mort que ne l'est la mise en indignité dans le silence et le dénie.
Parce qu'indigne de parole et donc de pensée et par conséquent indignes d'humanité, le sentiment d'inexistence fixe le sujet dans la place et le rôle où le regard sociale le porte. Dans le sentiment d'inexistence, l'absenté draine l'absence et la vacuité comme son espace essentiel de rapports.

Les suicidés et les assassins ont en commun de parler la mort depuis leur mise en indignité non avec des mots mais avec des actes. Les uns pour s'en venger, les autres pour s'en absoudre.
L'acteur terroriste et le suicidé ont en commun d'inscrire la mort dans leur acte volontaire pour causes de désespoir et d'indignité infligée. Mais ce qui distingue le suicidé du terroriste c'est l'absence de vengeance chez le suicidé.

Le problème que pose le terrorisme au pouvoir est très simple à comprendre. D'abord, tout exercice du pouvoir suppose et exige la maîtrise de la violence. La violence terroriste échappe à la maîtrise du pourvoir, la violence institutionnelle en relève. Dès lors où le pouvoir se constitue par le monopole de la violence soustraire au pouvoir tout ou partie de l'exercice de la violence engage le conflit avec le pouvoir en place. Ainsi l'objet de pouvoir est la violence. Il n'existe pas de pouvoir fonder à combattre la violence, seulement à s'en accaparer le privilège.

Le fait de guerre n'est déterminé ni par une quantité ni par un niveau de violence. Il est déterminé par un choix politique. Ensuite la violence de la guerre n'est pas proportionnelle à une quantité de mort. Pourquoi ? Parce que le motif de la guerre ne consiste pas à combattre la violence terroriste en l’occurrence, mais à lutter contre ceux qui veulent s'accaparer le privilège de la violence.

Dans l'établissement incontestable du fait de guerre, ici plus qu'ailleurs le rôle des médias est primordial.
Bien avant le spectacle horrifiant de l'arme blanche, l'arme de la violence ici comme ailleurs est tout entier dans l'art de médiatiser pour créer dans les esprits la réalité apte à la servir. Par exemple les 4 millions de musulmans victimes des suites de l'intervention en Irak en 1991, a été justifiée en créant par voies de presse les conditions morales et politiques adéquates à l'aide de la théorie des armes de destruction massives. Réalité imaginaire, propre à justifier une guerre qui produisit 4 millions de morts qui n'ont jamais été mentionnés par la presse qu'à la marge.

Mais enfin, quatre millions, ce n'est pas un détail de l'histoire.
Cette violence du pouvoir légitime devient alors une violence légitime sur laquelle par pudeur, par éthique, par déontologie (aussi?) mais surtout par obéissance, la presse ferme les yeux.

Le dénie de violence n'est-il pas la pire violence qui soit ?Le dénie des morts à une telle échelle, n'est il pas la plus incontournable source de colère qui soit ? Le dénie ne conduit-il pas à l'absence de mots ? Et l'absence de mots n'implique t-elle pas la mise en acte de la colère à cette échelle aussi ?

Puisque dans nos sociétés à la modernité avancée, l'information construit la réalité dans les esprits, nous pouvons établir une équivalence entre médias et violence dans l'art de construire la réalité. Une grande violence qui fait l'objet d'une petite information, se muera en faible violence. Une grande information au sujet d'une petite violence engendrera une grande violence.
Quand on s'adresse à la plèbe, on ne s'adresse pas à sa raison, elle n'en a pas. On s'adresse à son émotion pour la mener là où l'on veut au lieu de la guider. Le poids émotionnel d'un événement est directement proportionnel à son investissement médiatique.

Ce qui fait peur à la société ce n'est pas la violence. Celle des terroristes si spectaculaire soit-elle engendre moins de morts et de souffrances que la violence des états, en guerre ou non. Ce qui fait peur c'est le renoncement à comprendre le comment et le pourquoi véritable d'un acte de violence. Ce qui fait peur c'est notre cécité au milieu d'un champs de bataille où la violence consentie et légitime fait rage et que personne ne maîtrise.
"La violence" naît dans les esprits quand l'incapacité de comprendre la violence nous pousse à la violence. C'est pourquoi comprendre, penser, réfléchir, est une obligation pour mettre un terme au cycle de la violence. Il n'existe pas d'autres issues que l'éducation pour en sortir.

La question de l'éducation est la réponse à long terme à la production de violence d'où qu'elle vienne. Or parmi les exceptions françaises, la médiocrité légendaire du système éducatif a peu de concurrence dans le monde. Ne pas penser ni donner à penser est indéniablement la garantie de pouvoir gruger la plèbe pour, le jour de l'urne venu, assurer le pouvoir de violence, de l'alibi démocratique. La carence d'éducation et l'oblitération de la pensée par les médias participent de la même stratégie de déchéance et de production de l'indignité. Dans la lutte permanente entre les prétendants à la domination des masses, en démocratie, l'ignorance est l'arme absolue.

La violence est initiée toujours par la privation de maîtrise dans un monde où la maîtrise fait loi. La peur vient quand la compréhension de la violence et donc sa maîtrise nous échappe. C'est pourquoi la violence économique politique et sociale (exemple : faible revenus en face de profits mirobolants, inégalité de salaires hommes / femmes ….), la violence conjugale, la violence en entreprise, l'hostilité bureaucratique, l'inégalité devant la loi, bref, la violence de l'état (de droit) parce que comprise, intégrée, maîtrisée n'existe pas. C'est pourquoi en dépit de son pouvoir destructeur elle n'est pas relayée par les médias.

L'ISLAM DE BONNE VOLONTE
Entre les sans paroles et les autres, il s'agit seulement d'un concours de puissance. La question de l'islam en sa théocratie forcenée ou en son angélisme phare est tout à fait secondaire. Cette religion est seulement l'instrument de la rhétorique des sans paroles et l'alibi de la violence des plus résolus à la vengeance.

Dans l'islam, la victime de l'indignité rencontre le djihad, un principe de conquête en écho à sa vacuité et producteur de considération mais dans la validation de l'idée de mort en lieu et place de l'idée de vie. C'est en cela que l'islam incapable d'échapper à cette expression violente de son prosélytisme peine aussi à réfuter l'idée d'un profond nihilisme religieux.Sa doctrine qui mêle de façon profonde, religion et gouvernance se prête merveilleusement bien à l'instrumentalisation de la violence, de l'angélisme et de toutes les formes opportunes de prosélytisme.

Le prosélytisme de l'islam est comme la manifestation à l'échelle d'une culture d'un comportement abandonnique. Sa soif de reconnaissance, pousse l'islam à conquérir tous les espaces possibles.Vouloir exprimer partout son existence n'est-ce pas la recherche avide d'une reconnaissance propre à l’abandonné, avec à la clef un sentiment de puissance consolatrice doublé d'une revanche ? Ne comprenons nous pas la dedans quelque chose qui induirait un bénéfice dans l'amalgame? Ne serait-ce pas dans l'expression de l’abandonnisme séculaire, que l'islam puiserait son prosélytisme.

L'islam a-t-elle structurellement accès à l’exégèse ? C'est aux cadre de l'islam de construire la réponse. Il ne s’agit pas tant de presser l'islam d'interroger sa doctrine que de comprendre l'intrication de la violence avec toutes les formes de pouvoir.
L'islam est incluse dans la violence par le propos de ceux qui l'agissent parce-que cette religion se prête facilement à cette collusion et qu'il n'existe pas d'autorité islamique pour opérer une rupture radicale avec les "va-en-guerre" de l'islam. La réalité des faits, fait à l'évidence mentir ceux qui les contestent nous dirait Monsieur de La Palisse.
Interroger cette collusion aboutis incontournablement à interroger la violence invisible des pouvoirs légitimes, et in-finé, à prendre conscience du principe de rétention, grand commandeur des humains de toutes conditions sur la planète.

Un islam de bonne volonté serait un islam conscient de son intrication médiatique et symbolique avec la violence. Il y a bien des autorités islamiques qui revendiquent la violence et d'autres qui la dénoncent. Pourquoi une autorité serait elle moins légitime que l'autre ? Cette intrication de l'islam avec la violence sur fond de prosélytisme est un fait auquel l'institution religieuse répond par le dénie.
De ce fait, au lieu d'instrumentaliser cette intrication en créant des institutions spécifiques, en cherchant des financements, en laissant s'insinuer dans la société civile partout où ce serait possible les règles sexistes de l'islam dans les établissement de loisir, dans quelques magasins etc, Au lieu de vouloir donner des leçons de laïcité dans les écoles (avec un rabbin), au lieu de dénoncer les crèches dans l'espace publique à Noël, au lieu d'imposer ses symboles forts au milieu de l'état d'urgence , il serait plus porteur de clarté et d'apaisement que l'islam se consacra à elle même sans interférer avec la régence publique. Après tout elle est une religion comme une autre pourquoi veut-elle se singulariser plus que les autres en réclamant des droits comme si l'islam était "un citoyen" à part entière mais de seconde zone ?

Face aux événements plus tragiques les uns que les autres perpétrés au nom de l'islam, contre l'amalgame, rien n'interdit les initiatives institutionnelles intrinsèques à la communauté musulmane et dont la valeur symbolique contrebalancerait de façon radicale l'image de l'islam salit par les terroristes.


Décréter discrètement, sans tapages, une journée historique de deuil serait par exemple un signe profond de solidarité qui donnerait à cette religion une spécificité positive dont les autres confessions au sein de de la république de France n'ont pas besoin.

dimanche 24 juillet 2016

La Race

La "race" est un concept politique qui consiste à classifier les êtres humains en fonction de leur fortune bonne ou mauvaise. Le concept de "race" relève directement du principe de hiérarchisation, principe sur lequel sont bâtit tous les rapports humains. Hiérarchiser les humains est encore un peu un effet de la couleur de la peau ou d'une appartenance culturelle mais encore et toujours, un effet de la nécessité économique. La hiérarchisation des humains est encore et toujours un choix de société, de toutes les sociétés. La hiérarchisation des humains est l'alibi de l'esclavage. Elle en fixe l'ordre et la nécessité dans l'esprit des maîtres et des esclaves. Dans la modernité l'esclave n'est plus la propriété d'un maître mais l'otage d'une organisation politique de l'échange. La hiérarchisation oblige à l'invention du mérite qui fixe la légitimité de l'esclavage c'est à dire du faible au service du puissant. « Le mérite » est conceptuellement la tête de pont à interroger pour comprendre la folie des civilisations qui imposent la réussite contre la vérité et qui mutilent les esprits de toutes possibilités d'une construction sémantique. Partout où l'homme s’appuie sur la hiérarchie, l'homme exerce le pouvoir sur l'homme. Il a inventé la race, puis quand ça n'a plus suffit, il invente le "mérite" pour conserver son pouvoir sur l'autre. Ainsi, le « mérite » cultive la mort, le mépris, la haine, la destruction, et pire que tout : « la tolérance » envers les démunis. Quelle absurdité. L'alternative à la hiérarchisation qui relève encore toujours et partout de la rétention contre le partage, c'est "l'anarchisation". L'anarchie fait peur parce qu'elle est cultivée dans l'esprit du commun comme étant "le désordre absolu". Non, l'anarchie n'est pas le désordre. C'est une erreur de prendre l'anarchie pour le désordre. L'anarchie n'est qu'une forme d'ordre qui ne fait pas appel à la hiérarchisation. Mais la hiérarchisation est si ancrée dans les esprits comme étant le seul cadre possible à l'ordre, que tout ce qui ne relève pas de la hiérarchisation est conçu comme un danger et doit être chassé des pensées et des actes. Pour fonctionner, l'anarchie exige quelque chose que nos sociétés rechignent à développer, à savoir: une grande qualité de communication entre les humains. Les politiques, étant toutes basées sur la hiérarchisation, évitent avec une grande assiduité le développement de la culture, des consciences et de la communication en dépit de quoi l'homme perdrait la maîtrise de l'homme sur les hommes. Le fonctionnement d'un corps est harmonieux quand les cellules et les organes communiquent bien entre eux. Il n'existe pas "un organe chef des autres". A la place il y a la communication. Le fonctionnement du corps n'est pas hiérarchique mais anarchique. Transposé aux sociétés humaines, l'anarchie c'est l’ordre moins le pouvoir, et la communication, c'est le partage rendu source de sécurité. Pour se débarrasser du racisme, l'anarchie est destinée à remplacer la hiérarchie. Lentement à la vitesse de l'évolution des consciences pour peu que nos politiques s'en préoccupent. Tant que les sociétés seront incapables de développer le partage à fin de sécurité et s'obstineront à fonctionner sur la base de la rétention (de l'avoir du pouvoir et du savoir) elles se structureront par la hiérarchisation des hommes dont le racisme, source de toutes les formes d'esclavage et de leur alibi, est l'avatar incontournable.

dimanche 17 juillet 2016

Nice

Avant de vouloir lutter contre le terrorisme il convient en tout premier lieu d'identifier sa source et de comprendre ses processus de déploiement. Sa source est connue, quand au processus de déploiement, il procède d'un changement de paradigme. Il ne faut plus chercher à rattacher un fait, un acte, une menace à une structure traditionnelle. La folie supposée ou non de l'acteur de la terreur, son rattachement ou non à une organisation traditionnelle et identifiable est hors de propos. La première chose à faire c'est comprendre qu'il faut changer de paradigme. C'est ce qu'il y a de plus difficile à réaliser à l'échelle individuelle et à fortiori quasi impossible à l'échelle d'une civilisation. C'est sur cette immense faiblesse que s'appuie aujourd'hui les stratèges du terrorisme contemporain avec beaucoup d'intelligence et de perversité. Le terrorisme ne relève plus d'une planification guerrière traditionnelle, assortie d'une revendication politique comme jadis les Brigades Rouges ou les indépendantistes Basques, Corse, etc, mais relève maintenant de la création de vocation. Part quels moyens ? Part le moyen de la médiatisation mondiale non pas d'une cause mais de l'horreur. Ils ont commencé par médiatiser l'horreur avec des décapitations qui aujourd'hui se sont banalisés; Ils n'ont plus besoin de le faire, nous le faisons maintenant à leur place. La médiatisation de l'horreur est le vecteur essentiel de leur stratégie. Ce point est particulièrement important. Au lieu d'investir dans des structures dormantes coûteuses et fragiles, ils éveillent des vocations. Ces vocations se déploient dans des esprits dérangés ou pas; peu importe. Ce qu'il faut retenir c'est le déploiement de la stratégie de vocation par la médiatisation de l'horreur partout où elle a prise, au lieu de structures dormantes et organisées. La stimulation des vocations propose à une personne lambda une légitimité des comportements de compensation jusqu'au passage à l'acte. C'est pourquoi, la création de vocation trouvera toujours et partout un publique réceptif et pas nécessairement cliniquement malade. Quant à la revendication, elle est opportuniste et découle naturellement de la stratégie de vocation. Elle ne revendique rien si ce n'est la paternité de la terreur. Puisque la "revendication" ne revendique rien, il n'y a rien à discuter ni à négocier. Les seules réponses actuelles sont l'immobilisme et la déploraison avec toute la médiatisation qui en découle comme un service de rayonnement rendu au terrorisme. Il reste cependant le déploiement de la force envers ceux qui revendiquent la terreur. Si on tarde à déployer la force pour stopper la source de la terreur qui suscite des vocations, le principe de terreur va faire flores dans les cultures occidentales comme a déjà fait flores le mot "jihad" par exemple. En banalisant les mots associés à la terreur, en les inscrivant dans notre culture comme des noms communs, à terme, il seront gravés de façon définitive dans notre culture et dans nos modes de penser. La possibilité de compensation par la mise à mort de masse sans qu'il puisse y avoir la moindre possibilité de prévention n'aura plus besoin d'une source de terrorisme extérieur. Notre immobilisme présent, notre refus catégorique de changer de paradigme à propos de ces tueries est intéressant du point de vue politique car à terme il prépare le lit de la dictature, et quel gouvernant ne rêve pas en cachette d'avoir les coudées franches sans passer par le 49.3. Une dictature serait alors la seule structure politique qui pourrait gérer l'espace publique si les terroristes de maintenant réussissent durablement leur intoxication de l'occident. L'inscription des arguments associés à la terreur dans le commun de notre culture, participe très profondément à construire le soubassement du suicide occidental. Avant qu'il ne soit trop tard, il faut maintenant COMPRENDRE l'obligation de stopper à la source PAR LA FORCE MESUREE, ce poison mondiale. Si on ne fait pas ça, nous serons entraîner lentement mais inéluctablement vers une dictature où ce seront pour commencer, des Musulmans innocents qui vont trinquer. La lutte contre le terrorisme ne devra jamais faire l'objet d'une résolution de l'ONU. Si l'ONU prononçait une résolution contre ces organisations, cela reviendrait à attribuer un statut de Nation à un groupe de terroriste. C'est pourquoi la lutte contre de telles organisations doit relever d'une opération de police internationale qui nécessite les moyens de l'armée. Un tel dispositif est toujours hors de portée des nations, et c'est bien la dessus que compte l'organisation islamiste pour freiner l'opposition internationale contre leur émancipation. Cependant, une opération de police internationale aura comme conséquence de forger d'avantage et durablement la concorde des pays civilisés capables de solidarités réelles. Pour le moment, seule la déploraison internationale, aussi sincère que gratuite tient lieu de solidarité des nations. NDLA) Après Nice, la Belgique, le Bataclan, les États-Unis, la Tunisie, Charlie-Hebdo, et bien d'autres cibles de part le monde, la France, championne de "l'état d'urgence", de la vente d'armes et du double discours, s'anoblirait d'être à l'initiative d'une autre commission internationale mais cette fois contre le terrorisme.

mercredi 22 juin 2016

Etat de droit en péril

    Manifestations contre la LOI TRAVAIL de la France:

   Désinformer, Manipuler et  Provoquer, pour Interdire la liberté au prétexte de la sécurité?  Sous Hollande, on peut dire que Valls y va Franco.
    L'état d'urgence est en effet l'alibi de la Gauche pour initier le glissement de l'état de droit vers un état policier.

    Quand les gouvernances ne viennent plus des gouvernements élus mais des énarques de Bruxelles, glisser de l'état de droit à l'état policier en France comme dans les autres pays de l'union, s'avère indispensable au développement de l'économie de l'Europe.
    Pour revenir à un état de droit intègre, il convient maintenant de faire relever l'économie et la sécurité du principe de partage, et les éloigner du principe de rétention qui ici et ailleurs, aujourd'hui comme hier les commande.

    A cet effet, il convient de procéder au glissement du politique et de l'économique depuis la raison pratique vers la raison éthique.
    La raison pratique c'est quand une loi, un décret, une décision , une vision politique constitue oppose et sacrifie le particulier au collectif .
   La raison éthique c'est quand une loi, un décret, une décision, une vision politique constituent  la sécurité du particulier et du collectif par le partage.

    Cette passation de la vision politique demande un peu de philosophie. D'abord pour se saisir du principe de rétention et ensuite pour imaginer les applications concrètes du principe de partage. Il est aujourd'hui urgent de reconsidérer le politique et l'économique dans le champs philosophique pour les faire évoluer dans une direction bien comprise.

    Aujourd'hui, le principe de rétention comme fondement ontologique des rapports à toutes les échelles de l'être arrive à son point de singularité; point (de mondialité...) auquel toutes les avancées politiques et sociales, dans la rétention, s'effondrent en même temps que la notion de profit (rétention). Il faudra bien le remplacer.

vendredi 27 mai 2016

Le chômage sous Hollande

Hollande ça suffit. Trop de trucage tue le trucage.

Vous nous faite savoir que "ça va mieux"?  et même "ça va bien?"
Mais vous faite erreur Monsieur le Président.
"Tout va très bien". L'économie n'a jamais été aussi florissante pour les actionnaires et autres accumulateurs de fonds.

Ah, vous parliez du chômage?
Mais pour que les bailleurs de fond aillent bien, il faut éviter la dépense occasionnée par la masse salariale et les retraites, c'est pour cela qu'il ne faut pas partager le travail. Le chômage augmente, c'est normal, de quoi vous plaignez vous?

Ah? vous aurez besoin de la voix des chômeurs pour garder votre trône?  C'est pour ça que vous voulez diminuer le nombre de chômeurs? C'est pour vous assurer de leur voix en avril 2017... ?
Les quelques voix de chômeurs que vous tirerez de vos magouilles feront peut être la différence contre Marine le Pen ou Mélenchon? C'est à ça que vous pensez hein?

Donc, pour diminuer le chômage et donner à la nation un signal d'embellie sans démunir les actionnaire ni trahir le principe de rétention économique, ... Il suffit de radier les chômeurs.
C'est pas si bête puisque ça peut marcher... !

EPILOGUE à la pensée profonde de notre président.

Si on  décompte les radiations en masse, commise par pôle Emploi en avril, on va entre-apercevoir, oh scandale, que Hollande s'est trompé car en vérité le chômage a augmenté, moins que les avoirs des actionnaires mais augmenté tout de même.

Mais il faut se réveiller, le chômage c'est quoi? "Le chômage n'est que le thermomètre de l'économie. S'y attaquer ne change rien à la fièvre. S'attaquer à la fièvre c'est réviser l'économie de rétention pour la transformer en économie de partage."

Le changement c'est ça et ce n'est pas pour demain si personne ne le comprend.

Que le président de la république, Hollande ou un autre, trompe les Français, ou pire encore leur mente la main sur le cœur, est inimaginable dans une démocratie adulte. Mais une démocratie qui s'est ôtée la capacité de sanctionner un gouvernement, est une démocratie qui ne peut pas faire Loi. Car s'il n'y a pas de sanction, il n'y a pas de loi. Il ne reste que la violence de l'état opposée à la colère du peuple

Mais hollande à ceci de particulier. Il ment triche, truc, combine avec une telle naïveté... Pardon, une telle effronterie, que c'en est humiliant pour la population et le sérail politique aux ordres de l'Europe. Quand on est sur le trône sans pour autant être roi, il convient de savoir truquer avec élégance.

Hollande est si nul dans l'art de mentir et de truquer, qu'il condamne les futurs élus à respecter les citoyens. Ce ne serait pas du luxe, mais si les hommes politiques commencent à respecter les citoyens où va la 5eme république? .

Pour en sortir, du mensonge intriqué aux institutions de la république N°5,  la seule solution qui s'impose est.... Je vous le donne en mille,  une nouvelle république.

Une république qui donne le pouvoir de destitution aux citoyens est la suite logique du progrès républicain au fil des générations.

Mais avant de changer de République et de redéfinir la place et le rôle de l'Europe dans la régulation des affaires publiques, il convient de voter, c'est à dire faire voter, trois choses ABSOLUMENT ESSENTIELS (Effet papillon assuré... ):

1/Plafonner la rémunération d'une activité politique à temps plein.
2/ Assurer le revenu décent de ceux que "l'économie de la rétention" prive d'emploi au bénéfice des actionnaires,
3/ Sanctionner lourdement toutes entreprises qui ne respecte pas la loi de l'égalité des salaires Hommes / Femmes.

mercredi 11 mai 2016

10 mai 1981: LOI TRAVAIL c'est quoi?

   Ne nous laissons pas distraire par les remous politiques du moment. Gardons l'oeil rivé sur les principes essentiels que nos gouvernants de droite et de gauche  préfèrent trahir au lieu de nous les protéger.
   La densité des informations aussi inutiles que faussées agit comme un écran de fumée pour faire paraître lointaines et obsolètes les préoccupations essentielles. Le politique est comme une Hydre. L'écran de fumée est l'art de créer des têtes supplémentaires, effrayantes de préférence pour détourner l'attention du publique de l'essentiel et déjouer son discernement. L'épuiser aussi. La loi El Khomerie est une disposition essentielle à ne jamais perdre de vue.
   Quand au principe fondamental qu'il convient à mon humble avis de méditer c'est la politique à l'égard des femmes. N'est il pas suspect de parler du droit des femmes alors qu'il serait insensé de parler du droit de l'homme ? N'y a t-il pas plus de proximité conceptuelle entre le droit des animaux et le droit des femmes ? L'objet du droit est toujours le corps et ses extensions qu'on appel "propriété" (...)
   Le changement de paradigme politique est au prix d'une clarification ontologique à partir de cette question. Pourquoi ? Parce cette question (très complexe pour ma petite tête) défait l'idée d'une ontologie universelle au profit d'une ontologie dialectique. Cette dialectique ontologique est nécessaire pour identifier puis interroger le fondement de toutes les politiques.Ce fondement c'est le principe de rétention. Toutes les politiques de droite comme de gauche, les théocraties comme les démocraties y sont inféodées. Toutes les politiques ont en commun l'éviction de la femme parce-qu'en amont de cette éviction il s'agit de l'éviction du Féminin. Pourquoi ? Parce que le féminin se signifie par des rapports de partage et non plus de rétention.
   Autant la féminité relève d'une connotation sexiste, autant le Féminin réfute cette connotation en étendant le champs identitaire du genre à l'espace politique tout entier dans toutes les échelles de l'être. Il ressort de cela la nécessaire rupture avec le principe de rétention servi et par les hommes et par les femmes.

   Ainsi l'acte politique essentiel consiste à restituer à la femme la pleine possession de son corps et ce sans le moindre commentaire. Une société qui se transcende à la fin de l'ère de la rétention, ne peut le faire que dans le partage comme fondement de "son" politique. En conséquence, une telle société sert la femme selon les exigences de sa nature en approuvant et en respectant son âme.

   La valorisation du partage comme indicateur d'une politique au service des humains que nous sommes ne signifie qu'une rhétorique de plus si le partage ne trouve pas son motif dans la prise de conscience du féminin comme espace ontologique. Cependant toutes les lois qui consisteraient à restituer à la femme tous les droits sur son corps seraient propices à l’émergence d'une nouvelle ère pour l'humanité.
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   Le fondamental étant posé, revenons à l'essentiel au milieu du brouhaha médiatique des chantres de la rétention.
   
La loi Travail, c'est la loi du Contrat: 
  "Le Patron fait le Contrat; Le Contrat fait la Loi (art 2 de la Loi Travail); DONC le patron fait la loi".
   Le patron impose la loi du contrat à tous ses employés. 

Cette disposition: "la Loi du Contrat", est une reprise politiquement correcte de la disposition mafieuse qui consiste à imposer sa loi à tous.

===Commentaire=====

   Très localement, cette "disposition du pouvoir, " appelée "Loi Travail", consiste à libérer le capital de toutes entraves législatives sérieuses. Cette "disposition du pouvoir", s'applique pour commencer, au monde du travail.
   Dans le monde du travail, la loi El Khomeri dite "Loi Travail" signifie la fin des closes abusives dans un contrat de travail. Devant l'accord d'une majorité de salarié, les syndicats, et le code du travail s'effacent. C'est la loi qui le dit. Cette loi met un terme au droit du travail au syndicalisme et place les salariés dans un rapport de servage corvéable à la merci des employeurs. 
   Avant la Loi Travail, les employeurs étaient passé maître dans l'art de la stratégie de chantage et autres pressions sur les salariés. La loi El Khomeri protège ces stratégies, mieux elle les légalise. Les syndicats ne représentent plus rien de serieux dans les entreprises. Soient ils sont destinés à disparaître, soit à se reconvertir en révolutionnaire.

   Sur le plan général et des principes, Hollande le socialiste, vient de valider le principe de l'abolition du droit. En réalité le gouvernement vient d'offrir l'autorité législative du 49/3 aux GRANDS PATRONS. Cela revient à transférer la décision politique aux grands acteurs du capital.

   Ou plus simplement, la dites "Loi Travail", c'est l'autorité du 49/3 offerte aux Patrons et Financiers, Notables, et autres Officines de pouvoir. 

   La Loi Travail inaugure  un espace décisionnel hors la République totalement contre-démocratique à l'usage des intérêts privés du grand capital.
   Cette loi Travail est à reconsidérer dans un espace plus élargie. Le TAFTA (commerce transatlantique) établi de façon formelle et légale la suprématie du capitale sur l'autorité des états, en créant une cour de justice où les importateurs, exportateurs banques et financiers font office de juges. 

   C'est en replaçant la "Loi Travail" dans un environnement politique élargie au TAFTA que l'on comprend l'obstination quasi maladive du gouvernement à vouloir la valider à n'importe quelle prix. 

   La Loi Travail et la cour de justice du TAFTA relèvent de la dynamique de destitution de l'autorité démocratique des peuples autant que du pouvoir politique de ceux qui les gouvernent. Comprendre ce point est très important pour comprendre l'ensemble car la démocratie élargie à de multiples peuples qui ne se ressemblent pas (l'Europe) est un frein considérable à la croissance des capitaux. 

   La "loi-Travail" n'est pas une loi. Elle n'en porte que le nom car elle dénonce le principe fondateur des lois. Une loi doit être fédératrice et égalitaire. Elle doit être un repère solide, universel et immuable pour toutes les parties qui se lient par un contrat. Or, le maillage d'une société toute entière dans ses fondements et ses ramifications les plus fines est constitué de contrats. C'est pourquoi, pour articuler une société par la "justice-démocratique", la loi doit s'appliquer aux contrats formels ou informels.  La loi se nie elle même si elle  laisse les uns imposer aux autres leur loi au prétexte qu'ils sont en position de force pour exercer toutes les pressions nécessaire pour établir le contrat adéquat à leurs intérêts. 

   Une prétendue loi qui se soumet à l’autorité du contrat, n'a plus rien d'universelle ni rien de fédérateur. Elle cultive les inégalités, soutient et favorise les abus de pouvoir qui n'en sont plus puisqu'il n'y a plus de lois pour les mesurer.  
   Si le contrat fait la loi, il y aura une loi spécifique ici et une autre là pour les mêmes situations.  
Puisque c'est le contrat qui fait la loi, il y aura des disparités de droits parfaitement légaux. 
   Si le contrat fait la loi, il y aura autant de lois que de cas de figures. Mais s'il y a autant de lois que de cas d'espèce, il n'y a plus de loi, et la justice relève du fait du prince parce que la Loi du Contrat, c'est la loi de la mafia. 

   Cette "disposition du pouvoir", toute entière contenue dans l'article 2 de la "Loi-Travail", est une abolition d'autorité par le pouvoir politique socialiste de Hollande, du principe qui fonde les lois.

   Une loi qui aboli le principe des lois ne peut pas être une loi. C'est pourquoi en amont de la "Loi-Travail", j'ai placé "une disposition du pouvoir". Cette disposition autoritaire nous ramène à la gouvernance du roi par lettres de cachet, sous l'ancien régime d'avant la révolution.

   Pour le moment c'est dans le domaine du travail que cette "disposition du pouvoir" s'applique à travers "loi-Travail". Mais pour des nécessités de rentabilité économique, rien n'interdit d'appliquer cette "disposition du pouvoir" dans les autres domaines de la vie citoyenne. "La loi-assurance", "La Loi-Bail", "La Loi- -ce-que-vous-voudrez", pourront faire flores très facilement par transposition du principe de l'inversion de l'autorité de la Loi sur le Contrat, légitimé et expérimenté de force dans la "loi-Travail", par "la nouvelle disposition du pouvoir".

   Voilà pourquoi il est convenable, et raisonnable d’œuvrer à l'abolition de ce moment d'égarement de Mr Hollande, président de la France et des Français dans la mesure où, dans son esprit tous les citoyens sont au service du Capital auquel sa royale personne a, semble t-il, fait allégeance sans conditions.

   Le changement c'est maintenant? Ou quand les Présidents se prennent pour le Roi..... Et nous prennent à juste raison pour des cons...!

samedi 7 mai 2016

La Loi Travail et les casseurs

L'objet du droit c'est "le contrat". Si le contrat fait la loi comme le décrète la loi Travail, la loi n'a plus d'objet.
Mettre le contrat au dessus de la loi c'est cultiver le principe de l'abolition du droit. De quelle façon? En privant le droit de son objet (le contrat), la loi qui à pour vocation de soutenir le faible en encadrant le fort, va maintenant soutenir le fort en encadrant le faible.

C'est en cela que cette loi procède de l'abolition du droit. Elle en procède de façon extrêmement pernicieuse avec une perversité absolue.
Toute la gouvernance politique de droite comme de gauche cultive ce nihilisme du droit.
Au nom du profit maximisé, les gouvernances font de la trahison du "contrat social" leur projet politique de demain. L'histoire retiendra la performance du parti socialiste au pouvoir dans l'exercice de la trahison systématique, trahison de laquelle relève historiquement le fondement même du socialisme.

La colère populaire est, à ce titre, on ne peut plus justifiée.

Mais ne nous trompons pas d'ennemis. Il existe deux catégories de populations. Il y à celle qui ordonne, et celle qui est ordonnée. Et que je sache, le corps des forces de l'ordre ne fait pas partie de la catégorie qui ordonne mais de celle qui est ordonnée.

Maintenant je m'adresse aux casseurs de flics et autres imbéciles.
STOP à la bêtise. Les Flics ne sont du coté de personne. Vous voulez défendre le partage, la paix, l'ouverture, la concorde etc etc... C'est formidable. Alors commencez par être assez intelligent pour répandre ces vertus dans les actes et les pensées qui vous animent, et pendant que vous y êtes, ne vous limitez pas aux manifestations, ces vertus sont universelles.

Acceptez de penser au lieu de "pulsionner". Imposer sa loi aux autres par la force, c'est l'ordre des voyous. Se contenter de l'émotion et de la pulsion pour commander ses actes en condamnant d'avance tout ce qui ne leur ressemble pas, c'est l'ordre des enfants.

Les hommes et les femmes flics, ont bien des choses à vous enseigner à vous les autres hommes et femmes incapables de vous contenir vous même pour articuler un message cohérent. Une manifestation ne doit pas, ne peut pas n'être qu'un défouloir. Elle se doit avant tout d'être un message.

Vous voulez changer le monde? Commencez par changer de regard. Cessez de faire un cheval de Troie avec les beaux sentiments, comme autant d'alibi à la bêtise.

Ce sont les petits enfants qui n'ayant pas de mots passent aux actes. Heureusement que les flics les contiennent. Il est temps pour vous et pour tous, de grandir.

Mes propos vous dérangent? Tant mieux. Vous pouvez ici dire pourquoi à qui voudra le savoir. Ils sont ma contribution pour avancer dans la direction des vertus qui nous animent, et que tous, vous moi et les hommes et les femmes en uniforme avons en partage.