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lundi 20 mars 2017

L’Impôt Universel en Question


Quel changement politique voulons nous?Immergé tous autant que nous sommes dans le principe de rétention comme le poisson dans l'eau ou comme Florent Pany dans sa musique, l'argent, pour vous, pour nous, pour l’État, pour les entreprises, c'est le saint Graal
Nos sociétés se scindent en deux catégories. Les dirigés et les dirigeants. Comment cesser de faire des dirigés, la variable d'ajustement de la bonne fortune des dirigeants? Comment aller vers plus de partage
  
"Avant on se battait pour avoir plus, aujourd'hui on se bat pour ne pas perdre ce qu'on a" 
Ce propos prononcé par une chômeuse et recueillie par un média, exprime la fin urgente d'un modèle économique et social

La Révolution

Des mesures novatrices comme taxer les robots et autres contributions approximatives sont trop frileuses pour être efficaces en terme de sécurité de ressources pour tous. Toutes les mesures économiques proposées dans les discours électoraux font fi de l'évolution des sociétés et de leur tissu économique depuis la révolution.

Avant la révolution, le pouvoir quel qu'il soit s'adressait à un pays divisé en régions et provinces singulières autonomes et concurrentes. L'économie était essentiellement agricole. L'organisation du travail décentralisée et nomade n'était pas en état de répondre aux demandes et aux besoins les plus élémentaires des populations.
Il faut imaginer le panorama économique et politique post révolutionnaire. La question qui se posait aux pouvoirs pré et post- révolutionnaires était  : 
Comment unifier l'ensemble des provinces dans une seule et même nation? 
Comment initier au cœur de chaque individu la notion de citoyenneté et d'appartenance à une seule et même nation?

A cette fin, les dirigeants et les dirigés de toutes couleurs, de toutes fortunes et de toutes provinces ont payé le prix du sang. Le prix le plus élevé.

Compte tenu de la décentralisation généralisée des sources de production, de leur émiettement  en des organisations  qui collectionnaient de un à quelques dizaines d’individus dans chaque pôle de production, il était naturel de décréter le paiement généralisé de l’impot. Il a été décréter après la révolution que chacun, chaque organisation et chaque individus devaient s’acquitter de l’impôt selon ses moyens.
Le paiement de l’impôt généralisé, a eu comme motif essentiel de fédérer les citoyens en cultivant leur appartenance à une nation. Quand on paie une nation, c'est comme payer le boulanger, on attend en retour un ensemble de services fondamentaux en terme de sécurité, de justice d'éducation. (contrat social de J. J Rousseau...)

Après la révolution, l’impôt universel appliqué à la dispersion régionale et individuelle de toutes les composantes de la nation à été un argument très important du rassemblement des diversités pour la fondation de l'unité de la nation.

Notre Epoque

Aujourd'hui, le panorama économique et politique n'a plus rien à voir avec la France de «  l'état préhistorique  » à la démocratie.
L'organisation du travail est hautement centralisée et le sentiment d'appartenance à la nation n'est plus à construire.

L'évolution du tissu économique et industriel en capacité durable de répondre à toutes les demandes et au delà, invalide le fondement du principe de l'impôt universel.

En maintenant ce principe sans son fondement, le pouvoir en place se dote d'un moyen de détournement de la démocratie, du détournement du contrat social.  Il s'offre ainsi la possibilité d'exploiter les ressources du travail avec d'autant plus de bonne conscience que le travail produit assez de richesse pour répondre au minimum vital du plus grand nombre. Cette posture du pouvoir en France qui est partagée par toutes les couleurs politiques, valorise le principe monarchique dans l'organisation de l'état.

Dans ce contexte, taxer les robots et autres sources de contributions feront toujours l'objet d'un réajustement économique précisément par le biais de l’impôt. Car dans ce contexte, l’impôt est une variable d'ajustement du profits des dirigeants de toutes natures confondus. Le bénéfice premier de l’impôt (pas secondaire mais premier) est avant tout le maintient des privilèges. Son utilisation à des fins régaliennes est secondaire dans une société très riche où répondre à la demande ne coûte rien pour une nation (j'insiste sur ce point, le budget de la nation n'a pas du tout la même signification que celui d'un ménage...).

Le revenu universel, si vertueux soit-il, si novateur soit-il, si porteur de symbole fort vers le partage comme principe de gouvernance soit-il, dans ce contexte de l’impôt universel, fera lui aussi l'objet d'un réajustement.
La dérégulation des prix du marché (voir l'article «  L'emploi  ») et la maîtrise gouvernementale du montant de l'impôt et des contributions sociales ne manqueront pas de se partager tous les réajustements nécessaires au maintient de la rentabilité du pays au profit de la classe dirigeante (Gouvernants Industriels, Gouvernants Bancaires, Gouvernants Politiques etc etc...).

L’impôt, comme le budget social (tous impôts et prélèvements confondus), ont en commun d'être des budgets de la nation gérés par l’État pour financer le projet de société voulu par le peuple souverain et non celui voulu par les élites.

L'Etat
Ainsi il est de la responsabilité de l’État d'optimiser au maximum le coût de cette gestion qui parfois est aussi élevé que l'objet qu'elle finance.
Budgets sociaux et impôts directs et indirects sont de même nature car ils ne nourrissent qu'une seule caisse, celle de l'état. Impôts et prélèvement sociaux sont fondés par le même raisonnement à recevoir le même traitement de prélèvement et de gestion.

La création d'une complexité de prélèvement et de traitements répond à l'impérieuse nécessite de rendre totalement opaque la gestion du budget de la Nation. Pourquoi  ? Parce que cette opacité abyssale a pour fonction de réserver aux élites la maîtrise absolue des fruits du travail de la nation. en rendant totalement inaccessible au commun la compréhension du budget national.

Nul part n'existe, un économiste, ou un journaliste, ou un philosophe et encore moins une personnalité politique, pour expliquer aux gens ce qu'est «  l'argent  », ce qu'est «  l'économie  », ce qu'est «  la dette  »,

Ces mots là ne recouvrent en aucun cas la même signification selon qu'ils s'appliquent à l'échelle individuelle ou nationale de la gestion.

Si une dette conduit un individu ou une PME vers la banqueroute et la faillite, une dette à l'échelle d'un pays est un indicateur de très bonne santé dans une économie qui n'est plus marchande mais de flux.

L'économie fut marchande tant que le profit était majoritairement issu de l'échange des biens et de services. Lorsque les outils de production sont devenus assez puissant pour abaisser considérablement le coût de production en réponse à la demande, pour maintenir le profit issue de l'économie marchande, il a bien fallu inventer de la demande artificielle. L'obsolescence programmée, les tablettes, les smartphones etc, sont issus de la création de demandes.
La sélection quasi Darwinienne d'une culture toute dévoué au profit des nantis, favorise l'individualisme car l'individualisme à pour effet de doubler au minimum, les demandes de toutes sortes. Les services, la consommation et le logement. De mémoire de civilisations, l'individualisme renforcé par le virtuel est le plus grand amplificateur de demande.

Malgré les efforts pour inventer de la demande en transformant culturellement l'inutile en indispensable, L'économie est devenue de flux quand l'échange d'argent, c'est à dire la finance à rapporté plus de profit que l'échange de biens et de services, c'est à dire que l'échange marchand

Pour l'individu, l'argent est une quantité de sécurité et de liberté en conserve.
Pour une nation, l'argent c'est une unité de mesure de l'échange.

Quant à «  l'économie  », à l'échelle de l'individu ce mots désigne l'organisation des entrées et des sorties dans le porte monnaie. Quand les sortis dépassent les entrées, c'est la faillite assurée d'avance.

A l'échelle d'une nation, l'économie c'est la capacité de mesurer la quantité présente et à venir des échanges qui construisent le maillage de la nation. L'économie c'est la quantification des échanges. La quantification des échanges est indispensable pour décréter la quantité de monnaie (d'argent) équivalente pour les favoriser. Favoriser les échanges est la vocation, le principe, la raison, le motif de l'Etat. C'est pourquoi parler à tue tête de la faillite d'une nation n'a strictement aucun sens.
Sauf une nation comme la Grèce qui dépend en tout des autres pays, on ne peut pas parler de faillite mais d’assassinat pur et simple. Sur cette question, l'Allemagne est à la manœuvre, et les autres pays membres de l'Euro, n'ayant plus de monnaie, n'ont plus de conscience....(autre débat...)

Une nation privée de la capacité de faire sa monnaie est du même coup privé de la capacité à répondre aux demandes de la nation.

Rendre l'économie incompréhensible par le commun, oblige le commun à donner à l'économie de la nation le même sens que celui de l'économie individuel.
Ainsi il est rendu aisé de faire croire que la dette de la nation qui est en vérité un indicateur d'enrichissement collectif, est une catastrophe, et de créer la notion de crise dans l'esprit du commun pour justifier la limitation de la distribution des richesses issu du travail global de la nation, au seul bénéfice des dirigeants de tous acabits.
La crise est un slogan pour vendre de la rigueur au profit de l'Allemagne, par le biais de l'Europe.

Indexation sur la masse salariale
L'indexation du budget social sur la masse salariale conduit les entreprises à diminuer cette contribution en abaissant la masse salariale distribuée. L’intérêt de l'entreprise et du capital, fixés politiquement, consiste à abaisser par tous les moyens la masse salariale. C'est pourquoi, dans ce contexte fiscale, faire croire en la croissance indispensable à la création d'emploi est est une vaste escroquerie. Dans ce contexte, la croissance du capital impose la diminution de la masse salariale, donc de la quantité d'emploi et la privatisation des services régaliens. ,

L’intérêt de l'état accompagne l’intérêt des entreprises.
Pourquoi  ? Parce qu'il faut des entreprises pour avoir des salariés et donc il est de bonne politique de favoriser les entreprises, qui elles, n'ont de cesse que de diminuer la masse salariale pour enrichir leurs actionnaires.
Dans le maintient des prélèvements sociaux sur la masse salariale l’intérêt des entreprises et   celui de l'état vont ensemble contre celui des citoyens salariés.
C'est pourquoi, le salariat, source de financement social pour l'état, par les voies du marché, et par le souci de sauvegarde individuel, creuse naturellement le nid de l'autoentreprise et de l'uberisation. Ne croyez pas que l'autoentreprise et l'uberisation sont des auto-promotions courageuses et téméraires. Non, ce sont des directions prises par désespoir. 

Cette tendance vers l'autoentreprise est tout autant l'échec de l'entreprise que du gouvernement. De l'entreprise parce-que sa fonction intégratrice par la distribution d'un revenu équitable, a disparue de ses préoccupations. Quant au gouvernement, son rôle, sens et fondement régalien qui consistent à unifier toutes les composantes de la nation en cultivant la centralité citoyenne acquise depuis la révolution et à sécuriser et favoriser les flux et les échanges de toutes sortes, est trahie toujours.
Ne perdons jamais de vue que le gouvernement n'a pas pour fonction de «  faire de l'argent  » mais de favoriser la création et le partage de ressources.

Quand le gouvernement encourage l'autoentreprise, avec ses conséquences d'insécurité, de paupérisation, de dispersion, quand il paie les entreprises pour embaucher des salariés, quand il renonce à partager le travail, il va à l'envers de sa vocation.

Tout se passe comme si le maintient du principe de l’impôt universel indispensable à l'époque de la révolution (Robespierre), impose un retour à la dispersion et à la désolidarisation en interdisant l'évolution des politiques vers le partage.
La paupérisation des peuples, l'enrichissement des plus riches à cause de la conservation de l’impôt universel, va à l'envers du progrès sociale politique économique et culturel qui en a motivé l'idée sous la révolution.

Indexation sur le Chiffre d'Affaire.
Dans tous les cas, l’intérêt de l'état et de l'entreprise convergent. Mais comment concilier l’intérêt des dirigeants avec celui des dirigés  ? L'indexation du financement social sur le chiffre d'affaire est une piste à ne pas négliger. En indexant les charges non plus sur la masse salariale mais sur le chiffre d'affaire, la masse salariale ne peut plus être une variable d'ajustement du profit.
Dans ce cas, l’intérêt des entreprises et celui de l'état   au lieu de s'opposer à celui des citoyens,  accompagnent et soutiennent l’intérêt des citoyens en les faisant dépendre les uns des autres.

L'état et les entreprises auraient intérêt à favoriser au maximum l’expansion du chiffre d’affaire des entreprises puisqu'il est à la fois générateur de profit pour l'entreprise et générateur  en proportion  du revenu de l'état.

En cas de licenciement motivé par l'enrichissement des actionnaires, les revenus fiscaux du travail ne pourront plus faire défaut à l'état. Le salaire non distribué faisant grossir son chiffre d'affaire fera l'objet d'un prélèvement social et ou fiscal augmenté.

En indexant le budget social de la nation sur le chiffre d'affaire, l'état se donne les moyens de partager le fruit du travail en aval de la production sous toutes les formes d'aides qu'il voudra, et en amont de la production, non seulement l'entreprise aura moins de motivation à renoncer à partager le travail mais le favorisera.
Par exemple, pour répondre à des questions de flexibilité et d'adaptation, il est préférable d'avoir 100 salariés compétant à 25 heures par semaines que 50 salariés à 50 heures par semaines.

Le rôle de l'état consiste à assurer de la sécurité et du revenu pour tout le monde en toutes circonstances. Il doit procéder soit en distribuant des aides quand les entreprises confisquent le travail pour leur profit, soit en partageant le travail. Pour cela il doit changer sa source de contribution social et de fiscalité.

La Fiscalité
Que la production soit de biens ou de services, la source ultime de la fiscalité c'est le lieu de production. L'échange commerciale comme source de fiscalité ne saurait exister sans la production avérée. Il n'existe pas de production qui ne soit destinée à être objet d'échange sauf bien entendu dans la production de gâchis dont l’obsolescence programmée relève des mêmes motifs économiques, à savoir fabriquer de la demande artificielle. 

Sans la production, l'objet de la fiscalité disparaît. C'est pourquoi il est fondé de vouloir constituer toutes les sources de productions et seulement les sources de productions comme sources fiscales exclusives. L'économie du coût de la gestion ainsi réalisée seraient considérable et réinjectée dans la distribution de revenus. De plus, au lieu de faire payer le gâchis  par le consommateur, le gâchis  serait un coût  immédiat pour l'entreprise puisqu'étant un choix de production, elle serait automatiquement imposée dessus.

Au même titre que la contribution sociale, la perception de la totalité de l’impôt à la source de production gouvernerait radicalement le paysage économique et social dessiné par le principe de rétention, vers le partage.

La centralisation des pôles de production doit être accompagnée par la centralisation des pôles de perceptions pour tous les budgets de la nation. C'est la conséquence naturelle du mouvement entamé à la révolution.

A lier la source de l’impôt et des prélèvements sociaux à la production et à chaque échanges, c'est à dire à chaque fois que l'argent crée par l'Etat change de main, consiste à construire une hyper-complexité structurelle très coûteuse dont la fonction essentielle consiste à masquer les processus de délestage du fruit du travail d'une société toute entière vers les plus riches.
A cet égard, gestion du budget publique depuis les modes de prélèvement jusqu'aux modes d'investissement en passant par les modes de gestion, participe du principe de «  rétention  » appliqué à l'échelle de la nation comme seule condition envisageable pour obtenir de la sécurité.
Il suffit alors de regarder simplement quelle catégorie de personne cette structure de l'économie met-elle en sécurité.
A l'issu de cet examen simple et naturel, la question du partage s'impose et s'oppose au principe de rétention commandeur de toutes les politiques à l'échelle des nations et commandeur de tous les rapports à l'échelle individuelle.

Politique
Aucun parti politique, sauf celui de Mélenchon ne remet en question l'indexation des contributions sociales sur la masse salariale. (RSA, Chômage, Secu, CAF, etc...).   A l’instar  des autres partis, il n'ose pas revenir sur le principe de l’impôt universel.

Cependant, Melenchon avance   modestement dans cette direction. Comment faire d'avantage dans le respect des us et coutumes? Il est impossible de vouloir changer rapidement et en même temps d’exiger de mettre les changements en débat publique et citoyen. 

A ce titre, les Fillon et autres Macron ne   propose que le dictât du souverain légitime. C'est bien avec cela qu'il faut en finir. 
Personne, sauf le roi n'incarne une vison pour le destin des peuples. Nous sommes sensé être en démocratie, ce qui suppose et implique la culture du débat publique et le temps de comprendre et de donner à penser avant de décréter quoi que ce soit par le fait du prince. 

L'essentiel du politique est d'être capable de dessiner la direction du changement, d'en comprendre les tenants et aboutissants et de les donner à comprendre et à débattre. Les autres directions politiques sont interchangeables pour la simple et seule raison qu'elles n'indiquent aucunes directions. 

Pour indiquer un chemin, le politique doit s'adresser au fondement des choses. La démocratie consiste à donner ce fondement à comprendre puis à débattre. La démocratie suppose donc un investissement massif dans l'éducation sans limite d'age. Cet implication massive exige à la fois la mise en sécurité des citoyens et l'octroie de temps à leur disposition. Rien de cela ne se fait en un jour. Qu'on souscrive ou nom à son style, il n'y a que Mélenchon qui prend cette direction.

La 6eme république

Pour indiquer un chemin, le politique doit s'adresser au fondement des choses. La démocratie consiste à donner ce fondement à comprendre puis à débattre. La démocratie suppose donc un investissement massif dans l'éducation sans limite d'age. Cet implication massive exige à la fois la mise en sécurité des citoyens et l'octroie de temps à leur disposition. Rien de cela ne se fait en un jour. Qu'on souscrive ou nom à son style, il n'y a que Mélenchon qui prend cette direction. 

La 5eme république, comme la 3eme et la 4eme, n'est qu'une codification singulière de la politique des privilèges. Des tentatives de démocratie très vite défaites par la nécessité impérieuse de sécurité.. Toutes les républiques qui se sont succedées sont autant de tentatives pour abolir les privilèges. Mais le principe de rétention qui est le fondement absolu de tout être humain interdit de concevoir le partage comme source incontournable de sécurité, et encore moins de valoriser une politique fondée dessus, car dans le « paradigme » de rétention, renoncer à posséder toujours plus, à maîtriser toujours plus, revient à s'autodétruire.
Le principe de rétention construit la nécessite de sécurité au dessus de toutes formes politiques. L'économie qui partout pilote toutes les politiques est l'effet manifeste du principe de rétention.

La 5eme République représente l'étape ultime de la tentative de l'abolition des privilèges.

La 6eme République représente la rupture réelle avec la politique des privilèges. Pourquoi ? parce qu'elle veut se fonder sur le partage et la redistribution. Le partage du travail et le partage des fruits du travail. Ces fruits se sont par exemple le logement pour tous, l’accès gratuit aux soins et à la culture sans discriminations le temps pour vivre et s'épanouir, le respect absolue et sans conditions du bien commun que sont l'eau et l'air ... etc etc...

La clef de la réussite du projet « 6eme République » vient d'une rupture, avec le principe de rétention dès lors que la reconnaissance de la femme en sa singularité d'être donne naissance à l'autre de l'homme.
Des cet instant, l'homme n'étant plus seul il n'a d'autres choix que de constituer son paradigme commandeur non plus dans la rétention mais dans le partage.

L'ontologie est révolutionnée car elle n'est plus unique pour l'homme et la femme mais singulière à chacun d'eux. Il n'y a plus comme seule ontologie pour l'homme et la femme, celle de l'homme dans laquelle la femme est effacée, mais deux ontologies par lesquelles la femme passe du statut d'objet (de la loi sur son corps) à sujet à part entière. L'égalité entre l'homme et la femme n'est pas dans le droit, mais dans la sortie du droit, du corps de la femme.

Dans l'unicité universelle de l'ontologie, c'est à dire celle de l'homme pour l'homme et la femme comme une seule et même entité, il n'est pas possible de concevoir et le principe de rétention, et le principe de partage. La rétention en toutes choses comme gage de sécurité à tous les étages, va de soit et de ce fait devient invisible à la conscience.

C'est pour cette raison que dans la 6 eme république, la politique de libération des femmes n'est perçue que comme une avancée de liberté équitable et non comme un argument fondateur de quelque chose de bien plus grand qu'une politique.

La question de la reconnaissance de la Femme comme sujet et du féminin comme un genre d’être singulier est une question transcendant l'humanité doute entière et par voie de conséquence la planète toute entière.
Dans le principe de rétention, l'autre étant absent, le principe de partage n'est pas concevable. Dès lors ou le féminin existe à égalité du masculin, nous assistons au surgissement de l'autre de l'homme et de sa conséquence fondamentale qu'est le principe de partage comme fondement de tous les rapports. Rapport à l'autre, rapport à soi, rapport à la nature et bien entendu rapport au politique.
Pourquoi au politique ? Parce que dans les rapports ainsi conçus, il est aisé de concevoir le principe de rétention comme source de danger pour le plus grand nombre et de l'accepter pour l'éradiquer puisque la sécurité de tous et de chacun ne pourra plus être conçue autrement que dans et par le partage.

La clef de la 6eme république, est la sortie de la rétention par la libération de la femme et la reconnaissance du féminin comme genre d'être différent de celui de l'homme. En annonçant la 6eme république, Mélenchon en la circonstance n'en est que le messager .

dimanche 12 mars 2017

La Question de l'Emploi

La création d'emploi est un terme trompeur. La suppression des emplois a été la variable d'ajustement de la croissance économique favorisée par toutes les gouvernances.

Ainsi, il ne s'agit pas de créer des emplois mais de les restituer.

Créer de l'emploi se traduit toujours par un renforcement des politiques qui privent les gens de l'emploi.
Restituer l'emploi oblige à un changement radical de vision politique commandé par l'idée de partage.  
Le partage de l'emploi ou le partage des ressources? C'est sous cette forme que la question de l'emploi me semble la plus véritable.
Dès lors où n'importe quelle organisation économique répond à toute l'étendue de la demande, biens et services confondus, quelle organisation choisir ?.

Restituer l'emploi passe obligatoirement par une politique de régulation des prix. Comme il n'est pas possible d'obtenir à la fois le beurre et l'argent du beurre, il n'est pas possible non plus d'obtenir en même temps la croissance et l'emploi. C'est ce que toutes les politiques de droite y compris celle de Macron veulent nous faire gober.

Quand on nous parle de croissance. De quoi s'agit-il ? Il s'agit de « De croissance économique », c'est à dire, de l'augmentation du capital des plus gros. C'est ce qui se passe depuis l’avènement de la dérégulation des prix.

Exemple. Un super-marché concurrence un épicier en proposant le même service moins cher. Il s'ensuit que l'épicier ferme boutique. Le super marché possède le monopole de l'épicerie et il n'a plus qu'à augmenter ses prix au delà même de ceux de l'épicier défunt, tout en étranglant au passage les fournisseurs qui sont dans la même situation que l'épicier.

Ce processus est le processus de l'économie libérale à toutes les échelles de l'échange depuis le troc jusqu'aux trusts internationaux en passant par le commerce des poissons du nougat et de l'imprimerie.

La redistribution des richesses issue du travail ainsi que la question de la dignité est au centre du débat sur l'emploi.
La redistribution des richesses prend une signification particulière en fonction du modèle de régulation économique dans laquelle elle s'exerce.

Dans la dérégulation des prix, la croissance augmente le capital et sa concentration car la dérégulation des prix, suppose la concentration de la production qui a pour conséquence un accroissement du chômage et de la précarité.
Pourquoi ? Parce-ce-que sur le plan de l'économie globale, il est plus avantageux pour la croissance du capital, de dépenser moins en salaire et en retraite. Payer le chômage et les aides, à la baisse au fil du temps, est le moindre prix à payer pour faire grossir le capital des plus riches.

La condamnation morale des aides de toutes sortes soutient considérablement les stratégies politiques de paupérisation. Je ne dis pas «les conséquence de paupérisation des stratégies politique », je dis bien «les stratégies politique de paupérisation » car la mise en pauvreté du plus grand nombre est le moyen incontournable de l'enrichissement des riches.

La transformation du RMI (revenu sans conditions) en RSA (RMI sous conditions) est la sanction sur le RMI de la condamnation morale du partage solidaire des revenus à l'échelle nationale.
Dans la dérégulation des prix, le revenu, le travail, l'emploi sont intriqués pour justifier de la dignité humaine. Ce point est particulièrement cultivé par les politiciens et autres chantres de la classe dirigeante (journalistes, enseignants, notables, en tous genre).

Dans la régulation des prix, La concurrence est maîtrisée de telle sorte qu'elle ne chasse pas les plus petits et qu'aucun monopole ne se dégage des échanges. Il s'ensuit que les entreprises les plus conjoncturellement favorisées ne peuvent plus grossir démesurément.

Comme la production est répartie équitablement entre les gros et les petits, les richesses se répartissent à la source de la production. S'ensuit deux conséquences majeurs.
D'abord la répartition de la production prive les riches de leur approvisionnement financier. Ce montant s'avère bien plus important que les aides dispensées

Ensuite, la répartition de la production de biens et de services dans la régulation des prix a pour conséquence secondaire de favoriser le commerce et le service de proximité ainsi que la qualité, tout en offrant une très grande souplesse adaptative à la demande des populations locales et aux conjonctures.

Ainsi, la régulation des prix favorise le maintient de l'emploi.
En favorisant le maintient de l'emploi, la régulation des prix affaibli la croissance et la concentration du capital. C'est le prix à payer pour favoriser la croissance de la convivialité issue du  partage des ressources par le partage du travail. La régulation des prix, transforme la croissance du capital, en croissance du bien vivre. 

Dans la dérégulation des prix comme dans la régulation des prix, il est remarquable de constater que la production des biens et des services répond toujours à toute la demande. Alors pourquoi choisir délibérément la dérégulation des prix (modèle libérale) ?
Parce qu'on ne nous propose que cela ?
Oui!
On ne nous propose que cela parce-que toutes les cultures sont commandées par le principe de rétention.

L'ontologie Homme / Femme
Le principe de rétention est le mouvement universel des rapports que nous effectuons à tous propos.
A l’intérieur du principe de rétention, toutes revendications en appellent à « l'égalité », et conduisent inexorablement et toujours à une assimilation, à un gommage des singularités, une atténuation des spécificités.

L'abolition des frontières, l'explosion des familles, l'universalisme en général se traduisent par l'extinction du dialogue, la normalisation des rapports, l'affadissement des reconnaissances des différences par l'assimilation des singularités. L'abolition des frontières,, tant symbolique que géographiques, fruit ultime du principe de rétention, transforme le statut de « l'autre » de partenaire, source de dialogue, en paria, objet de la loi.

Dans ce moment historique de la mondialisation des cultures des économies et de l'universalité des symboles civilisateurs, ne pas discerner le principe de rétention est la source du plus grand danger qui soit pour les civilisations.

Ce principe commande l'économie, mais en amont de l'économie, il commande de façon universelle les rapports Homme / Femme.
L'égalité homme / femme en droit ne devrait pas être une question mais une réponse. Dans le principe de rétention, la question de l'égalité Homme / Femme est un piège redoutablement pervers.

Dans l'égalité universelle, au lieu d'être exhumée, l'ontologie du féminin se fond définitivement dans l'ontologie du masculin. Et même si en vertu de cette égalité universelle, la femme conquière en droit la liberté de disposer de son corps, elle sera toujours l'objet du droit. Et comme le droit ne traite que de la propriété et que la propriété ne concerne que l'objet et non le sujet, la femme restera toujours objet avec des droits étendues. Est-ce cela le féminin ? Aussi étendues que soient les droits d'un objet, cela ne fait pas de cet objet un sujet.

L'enfantement par exemple est une propriété naturelle et fondamentale de la femme. Quelque soit l'extension de ses droits, l'enfantement sera toujours propriété collective, donc objet du droit. La liberté de la femme à disposer librement de son corps c'est aussi et surtout la reconnaissance du féminin comme source de l’enfantement. Comme source de l’espèce.

L'homme en son ontologie universelle est-il disposé à abandonner la maîtrise de la perpétuation l’espèce ? C'est pourquoi la femme, dans le principe de rétention, quelques soient les droits qui lui seront accordés, est et sera toujours un objet de rétention, C'est pourquoi en son universelle Ontologie, l'homme ne veut pas identifier le principe de rétention.

L'exhumation de l'ontologie du féminin et la construction de son identité non plus dans l'égalité de droit mais dans l'équité, c'est le surgissement de « l'autre de l'homme ».
L'autre de l'homme implique et impose le passage de la rétention vers le partage comme principe fondateur de tous les rapports.
C'est pourquoi la seule voie qui existe pour l'humanité est l'émergence du féminin comme ontologie singulière. Dans cette binarité ontologique, le droit s'impose aussi de lui même. Tout comme on ne légifère pas sur les conséquences de la trompe de l'éléphant, il n'y a pas de raison de légiférer sur la fonction génitrice des femmes.

Dans l'ontologie ainsi étendue et comprise, les femmes ont des droits et des nécessites commanderesses de politiques singulières. (...) On ne traite pas un poisson et un éléphant de la même façon et tous les deux ont droit au même respect de la vie. Pourquoi, parce-qu'ontologiquement leur distinction est acquise. Entre l'homme et la femme, ce n'est pas encore le cas.
Le partage, en lieu et place de la rétention, implique l’émergence de l'autre de l'homme.

A nous de comprendre la source et la nécessite du partage et de les favoriser d'abord dans notre esprit et ensuite dans l'urne.

Le scrutin
Le choix entre la dérégulation des prix et leur régulation. C'est le choix entre partager des aides au rabais en accroissant la richesse des riches, ou partager le travail au prix d'une décélération de l'enrichissement des riches.

En ce siècle qui voit naître la mondialité de l'économie, le principe de rétention est arrivé à son apogée. Il n'existe plus rien à conquérir. Il s'agit seulement pour chaque pays, chaque industrie, chaque région et bientôt chaque personnes, de se défendre d'être mangé par le voisin en le mangeant lui même.

Le principe de rétention à permis toutes les conquêtes. Quant il n'y a plus rien à conquérir, ce principe est comme un missile fou qui cherche une cible, n'importe laquelle. Au stade où sont arrivées les civilisations de part le monde, ce principe doit être impérativement abandonné au profit du principe de partage.
Pour cela il est impératif de prendre conscience que l'homme n'est pas seul, il est accompagné par "l'autre de l'homme". Sans l'existence de l'autre, comment l'homme en sont unicitaire ontologie pourrait avoir accès au concept de partage?

Les riches ne favorisent pas le partage. Pourtant ils ne risquent rien puisqu'ils sont riche ?
Ils ne risquent rien à favoriser le principe de partage. Le principe de partage ne va pas les priver de leur richesse ?

Le principe de rétention qui NOUS gouverne, fonde l'exclusion qui construit son alibi dans la morale du mérite, largement cultivé sous tous les cieux politique. Si nous ne comprenons pas le principe de rétention pour pouvoir le faire évoluer vers le principe de partage, l'exclusion deviendra une banalité généralisée sur notre planète. Les faits de l'actualité ne parlent que de ça.

Le principe de partage est le seul remède contre l’exclusion de masse.
Le principe de partage permettra à tous de mieux vivre. Par essence, le principe de partage fonde la sécurité de tous à tous points de vue. Dire cela est une lapalissade car partager suppose partager avec tous et donc sans conditions. Partager autrement serait partager sans partager, ce qui n'a pas de sens. 

C'est pourquoi, à l'aube de cette élection majeure, donnons nous une chance de favoriser le partage là ou il est fondateur du discours politique. On ne risque rien à favoriser le partage, on n'est pas les riches mais on est les plus nombreux...

Alors arrêtons de CROIRE pour CHOISIR notre destin commun.

====================EXEMPLE=============================

La politique à l'age de la honte. 14 mars de l'an de grâce 2017 :

Fillon est incontestablement le candidat de la honte. Son programme se résume dans une seule mesure représentative de toutes les autres : "Je vais virer des milliers de fonctionnaires, mais ça ne se verra pas puisque je ferais travailler les autres plus longtemps..."

Cet homme n'est animé que d'une seule ambition : Gagner de l'argent pour lui et les privilégiés de sa classe politique par tous les moyens à sa portée.

Subventionner des aides coûte moins cher au capital que de payer des salaires en partageant le travail.

En subventionnant des aides au lieu de distribuer du salaire, les entreprises économisent du salaire et le paiement des charges sociales indexées sur la masse salariale.

La classe dirigeante est alors fondée pour expliquer aux gens que les fonds de retraite et la secu sont à la baisse et qu'il faut de la rigueur solidaire pour faire face à "la crise" etc etc... Cela fait 30 ans qu'on nous sert cette soupe perverse.

Dégager de l’excédent bénéficiaire sur l'exercice de production pour engraisser les poches des actionnaires, tel est le projet politique des candidats Fillon et autre Macron.

A la lecture des programmes des candidats, la gouvernance dans l’intérêt des salariés et du souverainisme indispensable à la liberté politique du pays penche incontestablement du coté de Mélenchon. Tous les autres programmes ne sont que des variations rhétoriques de la culture de la rétention. Seul le programme de Mélenchon se fonde sur le partage et restaure la souveraineté.







samedi 4 mars 2017

Morbidité et Grossitude

La prise de conscience qu'il existe une ontologie singulière au féminin est la seule conquête philosophique et politique qui reste à accomplir de la part de l'humanité toute entière pour qu'elle ai un avenir. Avis aux politiciens....

Les questions d'égalité de droit Hommes / Femmes si légitimes soient-elles sont des pièges hautement pernicieux si la conscience du féminin "singulier" n'est pas à l'origine. En son absence, ces questions éliminent radicalement les distinctions et conduisent à assimiler le féminin au masculin, c'est à dire à l'effacer. 

Un chat n'est pas un poisson, une femme n'est pas un homme. A part le droit à la vie, la question de l'égalité entre le chat et le poisson est dénué de sens car poisson et chat se distinguent clairement l'un de l'autre dans tous les esprits. 
En ce qui concerne l'homme et la femme, point de distinction. Une seule ontologie pour les deux genres comme si une femme ou un homme c'est toujours un homme. Cette posture commune à toute les civilisations est aussi absurde que de dire qu'un poisson ou un hérisson c'est un hérisson. 

Avant la question des droits des uns et des autres, en lieu et place de la recherche d'égalité c'est bien la question de l'équité qui doit être posée.
Le féminin aujourd'hui se manifeste dans tout ce qui pourrait l'absenter. La où il est présent il est assimilé et silencieux et si ce n'est pas le cas. Condamné à le devenir. 


A-t'on le droit d'être malade ?
Oui !
Et si on le devient, notre société se fait un devoir éthique de nous prodiguer des soins jusqu'à la guérison.

Tout le monde peut être malade. Grands et petits, hommes et femmes, jeunes et vieux, gros ou maigres. Tous peuvent être malade du foie, du cœur du dos et de la tête. Des genoux aussi et même des dents.

A-t'on le droit d'être gros? Oui! Mais dans les faits ce n'est pas approuvé.
On peut être malade de tout, mais on ne devrait pas être "malade d'être gros". Pourtant être gros n'est pas une maladie en soit. C'est un genre d'être. Tout dans notre société est fait pour organiser la confusion entre "être malade" et "être malade d'être gros". Cette confusion attribut le statut de maladie au fait d'être gros. S'il n'est pas interdit d'être malade il est interdit d'être gros.

Nuls ne devraient être obligés d'adapter son corps a une civilisation. C’est la civilisation qui doit être intégratrice de toutes les différences, de toutes les singularités et de toutes les diversités d'être.
A l'évidence, chaque civilisation n'accorde approbation qu'à une catégorie particulière de population. La civilisation par principe n’intègre pas. Elle est excluante par fondement de tout genre qui de prés ou de loin s'éloigne du codage de la norme.
Par exemple, une personne humaine n'est validée et approuvée que si elle possède une vitesse d'apprentissage normalisée, si elle a un corps normalisé, si son comportement ne s'écarte pas de la norme. Pour être approuvée en s’écartant de la norme, la personne humaine doit exploiter sa singularité ou être exclue.

Infiniment plus que l'homme, c'est la femme qui est obligée d'abord d'inhiber son esprit et ses aspirations profondes, puis d'adapter son corps à la civilisation.
Sa première adaptation vient de l’injonction implicite d’évacuer son féminin quand il s’expose au-delà du permissible, C’est à dire au delà de la norme. Là se pose la question de l’ontologie du féminin car c’est l’ontologie du masculin qui dicte la norme et pour les hommes et pour les femmes.

Nous aurons besoin du regard du sociologue, et de l’ethnopsychiatre pour interroger la "grossitude". "Le gros" dans toutes les sociétés prend un sens singulier. Dans la nôtre aussi. Mais exposé aux regards, le gros ne pose pas la même question que la grosse

Être gros stimule la compassion. Mais quand le signe du féminin dans une société comme la nôtre est incontestable, être grosse appel à la réprobation, construit la culpabilité et le malaise qui pousse la femme à la mutilation volontaire et salvatrice de son corps. Pour être sauvée et approuvée, la femme incontestable grave dans son corps le signe de son inexistence.

Derrière l'excès pondérale où l’obésité maladive invalidante, la question de la "grossitude" est societalement construite comme une maladie pour dissimuler aux regards de tous et toutes la question ontologique du féminin.

Rendre malade d'être "grosse"est une maladie de notre société incapable d'identifier l'être femme comme relevant d'une ontologie singulière. Cette Ontologie novatrice interroge l'unicité de l'ontologie que  l'homme veut universelle, en la faisant précisément chuter de son universalité. Ce faisant, l'ontologie devenant dialectique, elle dessine la femme comme étant l'autre de l'homme (...).

Si une telle prise de conscience arrivait dans notre culture, les conséquences éthiques politiques et économiques seraient considérables. Le monde entier en serait profondément bouleversé et lui insufflerait la suite de son évolution, hors de laquelle point de saluts pour aucunes civilisations

Constituer la grossitude comme une maladie permet d'institutionnaliser la mutilation des femmes avec l'alibi du soin et du confort.  Ainsi, dans un souci de santé, notre société peut à bon compte dissimuler son dénie du féminin. Dénie qui retombe inexorablement sur la femme en un dénie de soi... Et invariablement la rend malade.

L'approbation de la femme en tant que femme ne concerne encore que son image. Le féminin non dissimulable est radicalement condamnable. C'est la dedans que l'on peut tenter de comprendre la "grossophobie" de notre société. Ou pourquoi la femme dont l'image est incontestablement féminine est si réprouvée ?

La femme n'est approuvée que si elle inscrit d'une façon ou d'une autre, son image dans l’inexistence. L'anorexie mentale et l'ablation de l'estomac participent de la même phénoménologie morbide portée par toutes les représentations culturelles et sociales.
L'anorexie mentale est une psychose morbide. L'ablation de l'estomac qui permet de faire disparaître comme par enchantement 50 kg de chair en un temps record, retranche aussi à l'image de la femme 25 ans de sa vie qu'elle apprend en même temps à dénier.

L'ablation de l'estomac est une invalidation du plaisir de manger et bien souvent un assujettissement à vie à un traitement médicamenteux. Cet assujettissement inscrit la femme dans un lien de dépendance qui nous signifie la place du féminin dans la société. L'acceptation et la culture de cet assujettissement conforte la femme dans la hiérarchie des genres où elle se doit de s'effacer devant l'homme.
Mutilée et assujettie, la femme est enfin approuvée car elle est à sa place. Elle trouve enfin la paix intérieur dans la reconnaissance collective. Peut importe le prix a payer. Le bonheur n'a pas de prix.

Constituer le plaisir comme une iniquité naturelle à la femme et la cautionner par toutes les voies légitimes singulières à chaque société est le commun des femmes de cette planète.
Par exemple : en Occident, le plaisir de manger, en Afrique, le plaisir de jouir, ont en commun l'inscription de la la mutilation du corps de la femme dans les cultures. Mutilation légitime aux yeux de la femme, de l'homme et des morales locales.

Dans le champ ontologique, cette mutilation de principe signifie l'ablation du féminin commun à toutes les cultures.

L'anorexie et l'ablation sont bien deux expressions de nos sociétés qui exigent l'effacement du féminin pour se perpétuer. En échange de l'effacement de son féminin, de sa démission, la femme reçoit l'approbation politique et sociale qui la conforte à sa place, la réconforte et lui donne enfin l'opportunité de jouir d'elle même, ou de ce qu'il en reste, en toute approbation.

Qualifier l'obésité de "morbide" met tout particulièrement l'accent sur l'association de la mort et de la "grossitude".
Pourtant il existe des organisations morbides, des politiques morbides et des métiers plus morbides les uns que les autres. Des traitements morbides du public qui poussent ceux qui les subissent au suicide... etc...
Ceux qui ont une activité où l’espérance de vie est bien d'avantage invalidé que l’excès pondéral, ne voient pas leur activité qualifié de  morbide. Il serait pourtant indispensable d'identifier les activités morbides  pour soigner ce grand corps malade qu'est notre société en fin de post-modernité. Les politiciens pousseraient à l'ablation non de l'estomac mais de ce qui tue les gens en silence. Mais pour ça il faudrait qu'ils aient de l'estomac ou du cœur, ou même une conscience du partage en lieu et place de la rétention pour gouverner leurs rapports...

Quand on interroge l'obésité morbide on le fait essentiellement à travers le corps de la femme. Pourquoi ?
La question de l'obésité dans notre société concerne bien d'avantage la culture aveugle de la « morbitude » que le comportement des victimes de cette culture.

L'obésité de l'homme interroge la médecine la culture l'économie. Celle de la femme interroge la (sa) légitimité d'être femme, c'est à dire d'être distincte de l'homme.

Ne voir la question de la morbidité que chez la femme dont ma féminité est  incontestable, n'est-ce pas la meilleur façon de la contester et de ce fait d’annihiler le féminin en tant que singularité d'être (ontologie) ?

samedi 18 février 2017

Godël le philosophe sans le savoir

Le génie de Gödel force le respect. Il a inventé ce que j'appel "le moment de conservation de la vérité" (ce qui est vrai).
Selon Gödel, on peut toujours démontrer ce qui est faux mais jamais ce qui est vrai.
Ou quand {Toujours × faux} = {Jamais × vrai}. Ou autrement dit, {1 × 0} = {0 × 1}.

Sur le plan mathématique, ce qui est "vrai et indémontrable". Transposé en philosophie, la démonstration devient l'entendement. Sur le plan philosophique, le théorème de Gödel se formule de la façon suivante : si l'on pose que l'être est vrai, et qu'il fait partie du réel, alors le réel et l'être sont inaccessibles à l'entendement.

Sur les plans mathématique et philosophique, c'est bel et bien l’expérience de la vérité qui n'est pas accessible à l'entendement. Ce qui en mathématique est "faux et donc démontrable" est bel et bien l’expérience de la vie puisqu'on l'éprouve. Ce qui est éprouvé, c'est à dire rendu intelligible à partir des sens est une construction de notre esprit que nous considérons par convention comme étant l’expérience de la vie et qu'on appel le monde. Ainsi le monde ne doit pas être confondu avec le réel.
Posé hors de notre esprit, l’expérience de la vie (le monde), ne rend aucun compte du réel. Elle est donc fausse. Ainsi en philosophie, et en conformité avec le théorème de Gödel, tout ce qui est démontrable est incontournablement faux. De fait, ce que nous prenons pour le réel n'est qu'une confusion avec le monde.
Cette confusion nous donne l'illusion d'un réel accessible à l'entendement.
Le réel étant inaccessible, le monde est de ce fait incomplet.  Le mal le bien et tout ce qui compose le monde est faux parce qu'incomplet et ne pourront jamais être complété. C'est pourquoi la sagesse existe....


Le théorème de Gödel pose dans toute son étendue, la question de la dialectique du monde et du réel. Sauf à considérer que le monde est "la mathématique", le théorème de Gödel embrasse un champs bien plus vaste que celui des axiomes mathématiques . Comprendre le réel en l'inférant à partir du monde nécessite un effort d'abstraction en direction du réel tout entier. En ce sens l’accès au réel n'est que mathématique et seulement mathématique.

L’accès au réel consiste intégrer au monde que nous composons, tout ce qui n'est pas adéquat à nos sens. Sans la démonstration mathématique, l’accès au réel suppose la conception de sens nouveau qui ne sont pas des amplifications ou extensions de nos sens classiques. On peut imaginer par exemple un sens des dimensions de l'espace au delà de 3...

Le monde est une construction issue de l'interaction du réel et de l'être à travers ses sens. Ses sens lui étant singuliers, son monde lui est singulier aussi et se distingue du monde de l'autre dont les sens ne sont pas identiques aux siens. (une mouche par exemple). Pour autant, le réel est le même pour tous les êtres car le réel est indépendant de la nature des sens par lequel l'être se compose le monde. Limité par nos sens, le réel nous est
à jamais inaccessible. Il est seulement spéculatif. C'est là qu'interviennent les mathématiques.

L'être ainsi que le monde que lui compose ses sens appartiennent au réel. Mais si le réel est inaccessible, pourquoi l'être devrait être accessible à son propre entendement? C'est pourquoi, si l'être est bien réel, il reste lui aussi à jamais inaccessible à l'entendement. Sa représentation n'est qu'une abstraction. ... Encore les mathématiques.

 QUESTIONS :
  • Serions-nous capables de transcender nos sens pour accéder au réel ?
La réponse est non car transcender nos sens consisterait à inventer au moins un sens qui remplacerait tous les autres. Etre capable de situer l'existant dans une dimension supplémentaire d'espace est impossible de concevoir. Cette question existe, elle illustre notre monde,  et elle n'a pas de réponse. Elle est donc vraie selon Godël. 

In-fine, il n'existe jamais de réponse aux questions. Une question appel toujours d'autres questions selon une arborescence exponentielle sans fin. C'est pourquoi, la réponse à une question est toujours partielle donc fausse.
Ainsi, dans notre monde, il ne s'agit pas tant de répondre aux questions mais plutôt de comprendre les questions.

Si répondre à une question relève de la vérité inatteignable, alors  Godël a raison. "On ne peut pas démontrer le vrai".
Comprendre les questions sans pouvoir y répondre implique que toute réponse, parce-que toujours incomplète, est fausse. Mais puisqu'il y a "réponse", la réponse est l'expression de la démonstration. La aussi, Godël à raison. "On ne peut démontrer que le faux".



vendredi 17 février 2017

Europe et Radicalisation Politique

Les frontières

L'Europe c'est quoi ? C'est la négation des frontières qui existent de fait. Il suffit de regarder une carte et de demander aux gens qui ils sont.

En cas de désaccord entre voisins, la frontière permet, suppose, implique et oblige à un moment donné ou un autre le dialogue avec le voisin.
L'absence de frontières signifie le renoncement au dialogue au profit de la compromission, de la complicité, de la duplicité, de la connivence en lieu et place de la réflexion. Le renoncement aux frontières c'est en cas de désaccord, préférer la condamnation à la négociation.

Pour s'offrir le luxe d'abattre les frontières, il faut en avoir les moyens. Les moyens financiers, les moyens logistiques, les moyens de pression politique. L'Europe à ce titre est la dictature des forts contre les faibles. Voyez le traitement par l'autorité Européenne de la souveraineté Grec. La voie que par referendum, le peuple grec a désigné à Tsipras a été ignoré avec mépris par l'autorité européenne. Mépris qui n'a inspiré personne. Mépris de tous les pays de l'union qui n'a engendré aucun scandale. Nul part. Par contre, le referendum pour la sortie du Royaume-Unis de l'union Européenne a été traité avec un peu plus de respect. Pourquoi ? Simplement parce l'économie Anglaise pesant bien plus lourd que l’économie Grec, ne peut pas faire l'objet du même chantage.

Dans tous les pays de l'union, à des degrés diverses, l’incertitude politique s'installe. Cette incertitude trouve sa source dans le dispositif européen de traitement des frontières économiques. Les frontières physique sont à cet égard bien plus symbolique que les frontières économiques.
L'incertitude politique due à l'Europe, oriente tous les pays, chacun à leur rythme, chacun selon sa voie, vers la radicalisation nationaliste, avant-goût du fascisme. On peut visionner la logique de cette inclinaison par l'idée que la quantité de frontière est une constante. Moins il y a de frontières à l’extérieur, plus il y en a à l’intérieur (dans les esprits, dans les structures politiques et institutionnelles etc...).

L'argent

Tout le dispositif Européen organise avant tout le profit financier. Il est calibré et piloté par Bruxelles dans le but précis de répondre au nécessitées structurelles de l'Allemagne, confronté à une charge démographique désastreuse à cours terme (20 ans) pour "ce pays". L'Allemagne ne s'est jamais confondu ni fondu à l'Europe, et de loin s'en faut. L'Europe est son instrument.

L'Europe sert avant tout l'argent. En France tous les discours politiques, d'où qu'ils viennent ne traitent que de la dynamique de l'argent par le mensonge, la désinformation maximale, le renversement des vérités, les dissimulations et autres duplicités.
Dire que nous sommes en crise est un mensonge. La crise dont on nous rabat les oreilles de générations en générations depuis Pompidou n'est un slogan opportuniste pour vendre de la rigueur. Faire croire à la dette c'est faire croire à la nécessite de la rigueur indispensable au drainage de l'argent depuis la poche du contribuable vers celles des banques privées via la structure de la BCE (Banque Centrale Européenne), constituée à cet effet .

Dire qu'un pays est endetté, le notre par exemple, est une absurdité aussi solide que de dire "l'eau est sèche". Si personne ne croit en la sécheresse de l'eau c'est parce que tout le monde fait l’expérience de sa nature humide et en conclu que l'humidité fait l'eau (l'humidité est le fondement de l'eau). Mais personne ne fait l’expérience de l'économie, sauf à croire que l'économie d'un pays est en tout point identique à l'économie du porte monnaie de la ménagère ; ce que les politiques et autres détenteurs du pouvoir d'informer ne se privent pas de cultiver dans la tête des gens. Mais qu'on se le dise, l'économie d'un pays n'a rien à voir avec l'économie d'un ménage.
Quand un mots comme l'économie désigne deux choses différentes, ce qu'il désigne se prête à toute les manipulations de sens.

Quand on nous parle de faillite nationale, de dettes abyssales, de redressement du pays, on nous chante les mérites de la rigueur dans un pays particulièrement riche. D'une richesse telle que si on n'y prend pas garde et que le peuple en prend conscience, l’enrichissement des riches devra céder la place au partage et c'en sera fait du fondement des classes (dominants dominés) seule garantie de la bonne fortune des riches.
Mais ne nous y trompons pas. La conservation du fondement des classes n'est pas du seul fait des plus riches, mais tout le monde. Toutes les classes cultivent et protègent leurs distinctions car toute la culture étant fondé sur le "principe de rétention", elle interdit de penser le sentiment de sécurité à cette échelle autrement qu' à partir de la rétention. Alors que par un effet naturel de la maturation du système économique mondialisé, l'heure du partage a sonné. Personne n'y souscris parce-que personne ne le voit.

L'Europe sert avant tout l'argent. Le service de l'Europe conditionne toutes les politiques. A droite comme à gauche à quelques arguments rhétoriques prés, ayant fait allégeance à l'Europe, les gouvernants sont au service de l'argent, plus précisément, de leur argent. Qu'importe les promesses, les discours politiques se fondent dans la nécessité Allemande, définie et légitimée par Bruxelles dont la stratégie, avec la complicité volontaire des gouvernants, consiste à spolier les peuples du fruit de leur travail. Qu'ils soient d'une nations ou d'une autre, jamais l'Europe ne sert les peuples. Quand au peuple Européen, il n'existe pas.

La politique

Piloté par l'Europe, le discours politique de droite prône la radicalisation économique, législative, et sécuritaire pour commencer. Par le dictât économique, la droite tente de renforcer "la rétention" en péril, la culture du mérite, et les dérégulations, dont Macron est le Champion. (Oui Macron est de droite...). La droite et l'Europe sont parfaitement compatibles c'est pourquoi les promesses de droites suscitent moins de trahisons que les promesses de gauche mais oblige à plus de mensonges.

Toujours piloté par l'Europe mais avec une rhétorique singulière, le discours politique de gauche développe une radicalisation non moins violente. La gauche est aussi une tentative de renforcement du principe de rétention par un renforcement du contrôle des populations et des économies.
Sans sortir de l'Europe et sans reconquérir la maîtrise de la monnaie, il est impossible d'assortir de la redistribution à l’économie.

Par exemple, le revenu universel à la Hamon est tout à fait réalisable économiquement, mais le marché aura tôt fait de se réajuster pour rendre caduc cet effort de redistribution.
Pour rendre cet effort de redistribution opérationnel, il faudrait qu'en amont de la promesse Hamon, il exista un contrôle drastique de l'économie parfaitement incompatible avec l'Europe. Et que je sache, Hamon ne prône pas la sortie de l'Europe. De ce fait s'il devient le président de France, ce sera pour servir l’intérêt des Allemands. Étant de gauche il sera comme Hollande condamné à mentir et à trahir après avoir séduit et avoir été élu.

Que penser du discours radical de Hamon sur le conflit Israélo-Palestinien. Qui est-il pour engager la France sur une voie parfaitement incompatible avec l'idée de neutralité diplomatique indispensable à la promotion de la paix? Une fois président, le parlement ne lui sert plus à rien ? C'est lui qui décide tout seul, même d'avance des ingérences qui lui tiennent à coeur? Le discours de Hamon à fin électoraliste consiste seulement à draguer les Palestiniens chez eux, pour séduire les musulmans de France, plutôt que les Juifs car ces derniers sont les moins nombreux. Ou donc la dedans se trouve le programme économique pour la France ou quoi que ce soit qui servent la cause de la nation ?
Que penser du discours fou de Macron, ce champion de la droite avec une étiquette de gauche, va en Algérie pour draguer l'électorat musulman et n'hésite pas pour ce faire, à insulter l'histoire et les consciences Algériennes autant de Françaises.

Que penser du discours de Fillon sur la pénalisation opportuniste des jeunes dès l'age de 16 ans, assez matures pour aller en tôle mais pas assez pour aller voter ?
De quoi parle t-il quand il veut redresser la France ? Il veut la redresser de quoi ? La France est le pays le plus riche d'occident au m2 et par Citoyens. Et, catholicisme oblige, que signifie son goût démesuré pour le sang et les larmes des autres, le sacrifice pour tout le monde sauf pour lui ?

Quant à Mélenchon, il nous a concocté un programme astucieux et plein de potentialités si et seulement si il a la volonté de rompre avec l'Europe. Sans rompre avec l'Europe, son discours plus qu'aucun autre n'a aucun fondement. Il nous propose une 6eme république, la restitution de la gouvernance au peuple par le biais des assemblées constituantes etc etc, mais de son propre aveux, ce n'est pas pour demain. Et que penser de l'inscription du vote dans la constitution. Le vote alors n'est plus un droit mais une obligation, Comme si ne pas voter n'a à ses yeux aucun sens politique ni aucune dignité civique ? En inscrivant le vote dans la constitution, en transformant le droit en obligation, il pénalise le vote. Que va t-il advenir de ceux qui préfèrent ne pas voter ? Quelle sanction leur sera réservé ?

A droite on ment au peuple mais on trahi moins, à gauche on ment moins mais on trahis plus.
Les discours de droite autant que de gauche se radicalisent autour de la dictature du bien. N'est-ce pas toujours au nom du bien que le fascisme prend son essor ?

Les écolos

L’écologie est né de la modernité dès lors où l'homme se sépare de façon radicale de la nature. Le rapport de l'homme à la nature est a-politique par conséquent, l'écologie ne peut pas être un parti politique. L'écologie c'est comme l'intelligence, tout le monde doit en avoir. Si l'écologie se fonde "parti politique" comme c'est d'ailleurs le cas, l'écologie devient une idéologie, au service d’intérêts partisans. Alors l'écologie est un argument politique de plus, c'est à dire un argument mensonger bon à trahir.
Les déclarations écologistes sur la pollution par exemple visent les usagers, pas les producteurs de pollution. La pollution des voitures est avant tout un argument de contrôle politique. 80% de la pollution aux particules fines n'est pas due aux voitures. Sur les 20% due aux véhicules de toutes sortes, les véhicules anciens occupent 5% . Ainsi les voitures de plus de 10 ans représentent moins de 1% de la pollution des villes par les particules fines.
Au nom de ce 1% on investi dans toute une logistique de vignettes et de contrôles qui ne signifient écologiquement rien mais qui pourrissent la vie aux usagers de la route les plus démunis.

Dans le même temps, les écologistes passent sous silence la technologie Pantone qui divise par deux la consommation de carburant et ne coûte rien à installer industriellement.
Quant aux particules fines, tout le monde sait qu'elles proviennent des pneus, des freins et de l'embrayage. Le Diesel n'a rien à voir la dedans et encore moins les rares quidams qui se font plaisir avec un feu dans leur cheminée.

L'écologie ne concerne la production d'énergie que si elle accompagne les attentes de profits des gens de la finance. La voiture électrique et les centrales nucléaires sont le fleuron de la propagande énergétique des écologistes. Pourtant, si tout le parc automobile était électrique, combien de centrales nucléaires faudrait-il construire pour alimenter le réseau ?
L'écologie ne peut pas défendre en même temps la voiture électrique et la désaffection des centrales atomiques sauf si elle est pour la recherche fondamentale sur la fusion nucléaire. Et ben non, l'écologie n'est pas plus concernée par la fusion nucléaire que par le moteur Pantone ou les centrales nucléaires au Thorium connues depuis le début de l'ère atomique dans les années 50 pour leur sécurité, leur simplicité et leur efficacité. Cerise sur le gâteau, elles peuvent recycler les déchets nucléaires en tant que carburant. Mais la central au Thorium est délaissées car sa technologie est trop éloignée du nucléaire militaire (les bombes)

L'écologie ne prend pas la moindre mesure sur la production des plastiques, mais on prend des mesures drastiques et coûteuses pour le trie des ordures alors que ce trie est parfaitement inutile. Il n'y a pas de vignettes pour les producteurs qui fabriquent trop de plastique, ni de subventions pour favoriser les produits alternatifs alors que la pollution par les plastiques est le pire cauchemar de la planète.
Le plastique est un produit définitif dont la biodégradabilité est nulle. Ainsi le plastique entre dans la composition des cellules vivantes de tous les organismes de façon irrémédiable. Qui en parle ? Personne ! C'est contraire à l’intérêt des industriels et des banques. Par contre faire tant de tapage à propos du réchauffement climatique ou du diesel est extrêmement intéressant en terme d'investissement financier. A très long terme pour le climat, à très court terme pour le diesel. Pour des questions écologiques on passe du diesel à l'essence en culpabilisant les gens, et pour des raisons encore plus écologiques, sous d'autres cieux on passe de l'essence au diesel. Ou quand l'écologie devient la caution du grand capital.

L'écologie ne s'adresse jamais à l'industrie pharmaceutique qui dégraisse leurs médicaments de leurs produits actifs quand ils sont déremboursés par la sécurité sociale.

L'écologie ne dit rien sur la contribution sociale des entreprises qui devrait augmenter en proportion de leur taux de licenciement.

L'écologie ne traite pas le moins du monde de l'organisation économique qui permet tous les excès au prix d'une dictature insensée dont la dénonciation est rendue détestable tant l'alibi du bien écologique est cultivé dans les consciences. Pourtant le premier objet de l'écologie ne serait-il pas l'économie ?
Etc etc...

Quand l'écologie s'exprime à grande échelle elle déclame des vérités incontestables mais ce n'est que dans un soucis de communication. Les "décrets" écologiques bricolent des résolutions bancales et qui ne signifient rien.
Les mesures politiques prises au nom de l'écologie sont fondées sur des mensonges et des exagérations scientifiquement prouvés.

L'écologie politique est un oxymore. Sous cette forme, l'écologie sert exclusivement à inscrire du contrôle et de l'auto-surveillance dans le quotidien des citoyens. Que l'écologie s'affranchisse de ses ambitions politiques et elle retrouvera son âme en perdant tout ces moyens...

La crise et la dette

Tout les partis politiques sans exceptions cultivent dans les esprits le fantasme de la crise et de la dette. La crise, je le répète n'est qu'un slogan pour vendre de la rigueur au profit de l'Allemagne. Quant à la dette, c'est tout simplement une idée fausse. Bien sûr, sur le plan comptable la dette existe. Mais sur le plan économique elle est un indicateur de bonne santé, tout particulièrement dans une économie qui n'est plus marchande mais financière. Cela veut dire que le profit émanant du commerce de l'argent (l'emprunt) l'emporte sur le profit généré par les biens et les services.

La dette fait peur. Les politiques lui donne substance, Ils la chiffrent, l'extrapolent, la calculent, la prévoient. La dette est une photographie instantanée de la comptabilité d'un pays alors que tout le monde reçoit cette information avec comme connaissance de l'économie la gestion de leur propre ressource. Non la dette d'un pays n'a rigoureusement rien à voir avec la dette d'un particulier.

Pour comprendre la signification de la dette, il faut comprendre pourquoi l'économie d'un ménage n'a strictement rien à voir, ni de prés ni de loin avec l'économie d'un pays.
Si au sein d'un ménage ou d'une entreprise de la demande se crée, le ménage qui manque de ressource pour répondre à cette demande, emprunte. Il s'est donc endetté. Et s'il ne peut pas rembourser sa dette, c'est la ruine pour les uns, le dépôt de bilan pour les autres.
Si le ménage ne reçoit aucun prêt à cause du risque qu'il fait courir à la banque, la demande restera lettre morte et l'entreprise ou le ménage devra s'en passer.

Pour un pays, la demande prend une toute autre signification. La demande est la potentialité de réaliser des échanges.

Dans un ménage, l'argent, la monnaie, s’acquière en travaillant, ou par la redistribution, conçue encore comme immorale sauf pour les actionnaires, et se dépense.

Dans un pays, l'argent, la monnaie se crée. Elle se crée en proportion de la demande. L'analyse de la demande consiste à quantifier les échanges que cette demande implique. Il suffit ensuite à l'état de produire l'équivalent en monnaie pour permettre la réponse à cette demande et ce faisant générer de l'échange et donc de la richesse. C'est ça la croissance.

A l'échelle d'une nation, produire des échanges en répondant à la demande c'est produire de la richesse. Et pour permettre l'échange, le rôle de l'état est de produire la monnaie. Une nation, n'est in-fine que l'ensemble des échanges que l'état a la charge de structurer et de faciliter.
Si à l'instar du ménage, une banque n'accorde aucun prêt à l'état, le pays peut s’asseoir sur sa demande et de ce fait la fonction fondamentale de l'état qui consiste à construire de l'échanges se trouve fondamentalement invalidé.
Refuser un prêt au particulier à cause du risque où accorder un prêt à un état à un taux exorbitant revient dans tous les cas à une confiscation de la demande par le pouvoir financier.

S’agissant des états, le taux de prêt revient à une confiscation par le pouvoir financier du pouvoir politique, à une confiscation de la démocratie elle mêm,. Cette confiscation du politique par le financier fait l'objet d'un chantage systématique par le taux. Un taux excessivement élevé revient à une confiscation complète du politique comme le subit la Grèce par exemple.

Pour bien comprendre en quoi l'économie d'un pays n'a rien à voir avec l'économie d'un ménage, simplifions à l’excès.

Lorsqu'une demande surgit dans un ménage, par exemple changer de voiture, les choses sont simples. Le ménage fait ses comptes pour analyser sa capacité à répondre à la demande. A l'issue de quoi il peut répondre à la demande d'acquisition d'une voiture avec ou sans emprunt ou s'en passera.

Lorsqu'une demande surgit dans un pays, il ne s’agit jamais d'un bien de consommation mais d'une opportunité de créer un réseau d'échange. Toute la question de l'état n'est pas de savoir s'il possède la ressource à investir pour répondre à la demande mais si la réponse à la demande va générer une densité de l'échange structurante.
Si après analyse de la demande il s'avère que l'échange généré est assez consistant, alors l'état répond à la demande en créant la monnaie. La question est de savoir combien de monnaie l'état doit créer.
Après analyse et comptage de l'échange généré en terme d'emplois, de commerces ouverts, d'échanges de toutes sortes, culturels, économiques, technologiques etc etc... La quantification de l'échange est arrêté. Et il ne reste plus qu'à créer la quantité de monnaie égale à cette quantification. A cette fin, l'état imprime des billets ou s'il est très moderne, ajoute en trente secondes une ligne de crédit sur un budget informatisé.

Si par exemple l'analyse de l'échange implique une quantification de l'échange égales à 100, alors l'état devra créer 100 unités de monnaie.

A l'échelle individuelle comme nationale, la demande est le fondement de l'économie. Charge est donnée à l'état de permettre et régler la distribution de la ressource ainsi décrétée, sous forme de salaire, de crédit, de subvention etc...

Si pour un particulier l'argent n'est qu'une capacité d'achat, pour un pays, l'argent est une capacité de structuration. Le particulier ne peut pas créer sa monnaie étant donné que c'est lui qui la reçoit de l'état pour échanger avec le voisin. Et pour qu'il puisse échanger avec son voisin, il faut bien que l'état fabrique la monnaie (virtuelle ou réelle). Pour l'état la monnaie c'est un peu comme l'huile dans le moteur, l'argent permet de structurer un pays par la régulation et la facilitation des échanges.

Un pays qui a perdu le contrôle de sa monnaie et par voie de conséquence qui a perdu la gestion de la demande est condamné à péricliter. C'est ce qui arrive à tous les pays soumis au dictât de l'union européenne. En périclitant, il se produit de l'insécurité au sein des cultures et les politiques n'ayant aucunes réponses à donner sans dénoncer l’Europe et par voie de conséquence l'Allemagne, cultivent le mensonge d'une Europe indispensable pour garantir de la sécurité de tous. La population inquiétée, donne crédit l'Europe dans tous les sens du terme, surtout quand raisonne dans l'esprit des populations le mensonge de la dette.

La dette n'est qu'une construction comptable qui n'a aucun sens à l'échelle d'une nation, et de ce fait l'idée de la dette favorise les discours radicaux qui séduisent par la surenchère dans la fermeture et l'intolérance, préparant le terrain de la fascisation de notre société.

La disparition de la demande

Quand les frontières économiques disparaissent comme c'est le cas au sein de l'Europe, la capacité à créer de la monnaie disparaît aussi. Par voie de conséquences, la demande s'amenuise. Elle est pilotée non plus en fiction des besoins locaux du pays mais des besoins de l'Allemagne.

Face à la carence de réponses aux besoins locaux, il se crée spontanément des économies parallèles par le développement du tissu associatif. Sans le développement spontané du tissus associatif, les gens crèveraient purement et simplement au grand soulagement des puissants. Ce point de vue n'est en rien exagéré. Il suffit de sortir dans la rue et de regarder les gens sur les trottoirs. Savez-vous que la population de SDF diplômés de l’université a doublé en moins de 10 ans ?

La densité du tissu associatif grandi avec la captation de la demande. C'est la captation de la demande local par l'Europe au profit de la nécessité Allemande qui appauvri les nations.

Cette densification du tissu associatif est un indicateur majeur de l'incapacité des gouvernants à répondre à la demande pour créer de la richesse, privé qu'ils sont de la capacité de faire leur monnaie eux même. La densification du tissu associatif est aussi une transformation de la société qui dépend d'avantage de l'initiative associative pour mailler la société que de l'initiative gouvernementale. C'est pour cette raison que des gens comme Macron tentent de récupérer l'économie parallèle en favorisant la dérégulation de la distribution et de la répartition équitable des ressources. Au droit, il substitue la loi de la jungle qui s'appel Uberisation et nous la vend comme le progrès. La dérégulation est un progrès pour les pouvoirs de la finance seulement qui par le biais de l'Uberisation augmentent leurs profits en abaissant considérablement le coût du travail.

En s'incluant à l'Europe, les nations renoncent à leur souveraineté monétaire, c'est à dire à leur souveraineté tout court. Du même coup elles renoncent à la maîtrise nationale de la demande. A la place de la maîtrise de la demande et de la monnaie, l'Europe impose des sanctions et 'Europe transfert au domaine privé la création de monnaie qui devrait relever exclusivement du domaine publique.

En Europe ou aux Etats Unis, c'est à dire dans tout le monde occidental, la gouvernance politique des peuples est transférée aux autorités de finance. La finance gère les peuples comme une entreprise gère une organisation source de profit. L’avènement de Trump aux état Unis manifeste la captation par la finance de l'autorité politique avec pour conséquence une très importante radicalisation politique.
Les politiques des pays de l'union européenne sont elles aussi sur la route de la radicalisation politique. Quant à la France, l'incertitude historique du destin politique du pays reflète le vide politique produit par l'abolition des frontières.

Finalement, toutes les promesses politiques sont solubles dans l'Europe. C'est pourquoi toutes les politiques sont fondamentalement identiques. Les politiciens ne font plus de politique mais un concours de communication. Un élu n'est plus rien d'autre que l'alibi démocratique de la dictature économique de Bruxelles sur tous les peuples de l'union... Sauf les Anglais bien entendu.

Quand il n'y a plus personne à soutenir politiquement, le peuple se radicalise. Le seul choix qui reste au citoyen est de refuser la radicalisation en renonçant au vote ou à entériner la radicalisation en allant gonfler le taux de participation des inscrits avec n'importe quel vote.