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jeudi 11 mai 2017

Macron: L'entreprise France...

Macron fera payer les retraités les artisans les libéraux etc. Il sera le champion de la précarité et de l’austérité pour protéger et augmenter encore les revenus du capital. Dans l'économie moderne (de flux,) le coût social devrait être indexé sur le profit financier, mieux encore, sur le chiffre d'affaire et non sur la masse salariale.

Au lieu de cela, Macron manque notablement de recule sur le sens véritable de l'art de la politique. Car la politique est un art de l'équilibre entre la sécurité de tous et la croissance collective et individuelle, qui n'a rien à voir avec celui de faire prospérer une entreprise.


Le patron de la France.

Dans l'esprit de Macron, une entreprise performante est une entreprise qui fait de l'argent. Voilà ce que va favoriser Macron.
Dans l'art du politique une entreprise performante est celle qui garde ses salariés et ce faisant construit de la dignité et de la sécurité chez le travailleur autant que dans la nation toute entière. Voilà ce qu'une politique digne de ce nom devrait favoriser.

Avoir un emploi ou en créer ne suffit pas à construire la dignité si l'emploi en question ne permet pas de vivre.
Macron propose de résoudre le chômage en créant de l’emploi qui ne permet pas de vivre. De l'emploi précaire et corvéable. Dans ce cas il y aura effectivement une baisse des inscrits au chômage (turn-over) assorti d'un accroissement de la pauvreté et de l'insécurité des jeunes et des vieux en particulier, c'est à dire ceux qui coûtent de l'argent et ne servent à rien en terme de profit financier.


Le président des patrons

La travail, c'est à dire la production de biens et de services est la source de tous les profits. Ceux des actionnaires et des plus riches comme ceux des plus pauvres. Entre la production et la fortune bonne ou mauvaise des gens, il y a le partage.
La politique d'une nation doit-être celle du partage plus ou moins bien compris au lieu de celle de la prédation qui est la politique de l'entreprise.
A ce titre, au lieu de transformer la nation en entreprise, la politique à le devoir de réguler l'entreprise. Au lieu de cela Macron sera le champion toutes catégories de la dérégulation tout azimut.
Le projet politique de Macron est d'installer une régulation à la loi de la jungle qu'il veut instaurer. C'est une vision très dangereuse qui ouvre grand la porte aux régimes autoritaires. (Mais c'est un autre débat)

Macron donne le nom de « partage » à une politique de prédation draconienne. Et comme la vérité en politique se construit avant tout par les visages et la pression médiatique, il change les visages à la manière d'un épicier qui change sa vitrine.
La vitrine de la politique de Macron ne doit en aucun cas faire oublier l'arrière cuisine, c'est à dire effectivement son conditionnement de banquier (Banquier visionnaire - la France est une banque) et son conseil économique auprès d'Hollande qui a valu la destitution politique de ce dernier.


La république des patrons

Macron n'est pas capable de former un gouvernement, alors il forme un conseil d'administration de son entreprise « France » destiné à faire de l'argent à n'importe quel prix.
L'accroissement de la richesse des riches procède des vases communicants du fruit du travail à l'échelle de la nation.
Macron va prendre dans la poche des retraités.
Il va optimiser le coût du travail dans les entreprise grâce à la loi Travail (son bébé sous Hollande) pour tirer les salaires vers le bas
Il va abaisser le service de l'état envers les citoyens
Il va prendre la taxe d'habitation des communes pour la donner à l'état et laisser les communes compenser leur pertes en augmentant le coût des autres services communales etc etc...

Macron va tout simplement réduire au minimum ce pourquoi un gouvernement existe, à savoir le partage et la construction de la sécurité de tous dans l'échange; Pour ne réaliser que de l'argent à n'importe quel prix.

Le devoir de l'état est soit de partager le travail avec un revenu décent, soit de partager les ressources du travail. Il ne fera ni l'un ni l'autre.


Le chômage revisité par Macron

Macron est élu avec seulement 8% réel sur l'ensemble des citoyens. A ce titre il est le président des cadres et des riches mais pas de tous les citoyens.
Sur la question du chômage, son modèle est la sécurité sociale. Son raisonnement est le suivant : Lorsque on est malade, les soins sont « gratuits » et une fois guérie, la maladie n'ouvre pas droit à une pension salariale de 5 ans maximum comme chacun le sait.

En se basant sur ce modèle, Macron considère que le chômage ne doit plus être rémunéré aussi longtemps. Ce qui sous entend que si au bout d'un temps assez bref le chômeur ne trouve pas de travail, il n'a plus droit à une aide quelconque.

Si le chômage est une maladie, ce n'est pas la maladie du chômeur mais du système économique. Et que fait Macron pour soigner ce système malade de sa propre prédation ? Rien. Pour lui les chômeurs sont des gens qui n’entreprennent rien. Ils sont des esclaves ou des boulets. Ils sont méprisables, incapables, fainéants, indigents. Ils sont un coût inutile.

Il est remarquable de constater que ce modèle de la sécurité sociale appliqué à l'emploi ne le concerne pas, puisque pour ce qui le concerne il a obtenu un CDD qui une fois achevé, lui ouvre droit à une pension à vie d'un montant de 20 000 € mensuel. Que n'applique t-il à « son emploi » son modèle de la sécurité sociale.

Fort de sa vision ultra libérale du travail, il va atténuer, voir supprimer le RSA, restreindre drastiquement les pensions de chômage et réviser à la baisse les pensions de retraite tout au long de son mandat.

La politique de macron en appel au pragmatisme froid au service du capital. Le peuple des travailleurs est conçu comme un investissement dont on attend un retour. Les jeunes, les chômeurs et les retraités représentent un coût brut que sa politique devra minimiser au maximum
Les jeunes ne pourrons se former que s'ils peuvent se payer les frais d'inscriptions dans les universités et autres écoles d'ingénieures. Par contre macron va développer l'apprentissage. L'apprentissage est la voie la plus intéressante pour répondre à la politique de corvéabilité indispensable à la croissance du capital.

L'abolition du droit du travail dont la Loi Travail est le coup d’envoi, donnera aux patrons tous les droits sur les salariés .Le patron décide du salaire, du rythme de travail, du contrat et quelque soit le contrat, la loi Macron lui permettra de licencier comme bon lui semble sans être inquiété par d'éventuelles indemnités car elles seront plafonnées.

L'association de la toute puissance patronale et de la suppression des indemnités de chômage et du RSA permettra en effet de diminuer les inscrits à pôle emploi. Mais ne nous y trompons pas. Ce ne sera pas de la création d'emploi car, que je sache, nous vivons dans une société très riche qui répond à tous les besoins, mais au lieu du partage de l'emploi, nous aurons le partage de la précarité .


La voie économique à suivre

Dans l'esprit des gens, l'économie  fonctionne comme il l'ont toujours connu, comme si nous étions toujours dans une économie marchande locale à une étape de croissance. Ce n'est plus le cas, depuis 2005/2007 nous somme entré dans une économie mondiale de flux qui ne dit pas son nom.

Dans une telle économie, il faut taxer le profit du capitale qui est infiniment supérieur à la masse salariale. Ce profit vient précisément de la diminution drastique de cette masse salariale. la masse salariale est la seule variable d'ajustement pour optimiser le rendement du travail au profit des actionnaires. 

Si on taxe le profit, et mieux encore, le chiffre d'affaire, alors tout rentre dans l'ordre. 

Une entreprise qui licencie, gonfle son capital en économisant la masse salariale.
La taxe sur ce gonflement de capital augmentera la ressource sociale de l'état qui pourra en la redistribuant, faire ce que l'entreprise ne fait pas en privilégiant le profit sur la sécurité des gens.

Or, que fait macron. Il redistribue les cartes de la prédation de ressources en continuant de façon assez perverse d'indexer la contribution sociale sur les salaires. Il ne touche surtout pas, ni au bénéfices d'entreprises issue des licenciements et autres délocalisations, ni aux profits monumentaux des actionnaires

Ce qui est très inquiétant ce n'est pas Monsieur Macron. Il est comme tout le monde le fruit de son histoire et je suis persuadé qu'il ne cherche que le bien. Mais le bien de qui ? Seulement celui des gens qui à ses yeux sont représentatifs de sa vision. Il est conforté par les uns dans sa politique, mais les autres, pour lui, n'existent pas.


L'Europe engendre l'aberration électorale.

Aujourd'hui, un élu arrive au affaires non pas par son talent politique mais par sa puissance médiatique. Tan que les gens ne sont pas cultivés, c'est la maîtrise marketing qui détermine l'élu. Un élu est vendu à la plèbe comme n'importe quel lessive.Il suffit de matraquer la population. Qui dénonce cette première aberration politique ?

La désignation du représentant de la nation procède de la compréhension de ce qu'attend une population toute entière et pas seulement l'attente des cadres et autres patrons grands ou petits. Cette propension des élus de quelques bords qu'ils fussent, à servir toujours les même vient de la première aberration pour en constituer la seconde. Les élus s'occupe de internet des nantis au lieu de partager et comme l’intérêt des nantis ne dépend plus de la nation mais de l’Europe, les élus servent l’Europe au lieu de servir la nation. L’intérêt de l’Europe est bel et bien le contraire de l’intérêt des populations non cadres. Et c'est pourquoi partout en Europe et particulièrement en France la politique de la formation est désinvestie dans les fait. Par exemple, la gratuité des études tout au long de la vie n'existe dans aucun projet politique (sauf Melenchon).

Après que chaque pays de l'union européenne, en renonçant à sa monnaie a renoncé à sa souveraineté au profit de celle de l'Allemagne, tout élu au directoire de l'Etat n'a aucune possibilité de répondre à la demande du peuple mais seulement de répondre aux exigences de l'Europe, c'est à dire de l'Allemagne.

Comment dans ces conditions, le chef d'Etat d'un pays de l'Union pourrait-il tenir compte des spécificités économiques de son propre pays ? Il ne peut pas. Ni dans les grandes lignes, ni dans le détail car l'Europe four son nez partout.

Que l'Europe soit financée de façon volontaire par les pays qui y adhèrent est une chose naturelle et nécessaire. Mais que les pays se sabordent en modifiant tous leurs dispositifs sociales, industriels et politiques pour répondre à la demande du grand capital au lieu de répondre à la demande des citoyens, en est une autre.
C'est là que la question de la monnaie devient cruciale. Quand  la monnaie est faite pour pour l'Europe, c'est pour répondre à la demande de l'Europe. Quand la monnaie est faite par le pays souverain c'est pour répondre à la demande spécifique au pays souverain. 

C'est cette Europe qui sacrifie la souveraineté, qu'a combattu vigoureusement De-Gaulle. Mais c'est cette Europe que sert Macron en se prévalant d'un néo-Gaullisme de comptoir.

Pour gouverner, Macron parle de renouvellement ?
Mettre au parlement les patrons de la société civile au lieu des politiques qui les représentent ne change rien.
Prétendre que la société civil est représentée au directoire de la France est une escroquerie. 
N'installer que des patrons aux directoires de l'Etat est une insulte aux ouvriers et autres salariés.
Mettre autant de femme que d'hommes qui se partagent la pensée unique de Macron, n'est pas la parité car la question de l'être homme et de l'être femme n'est pas une question de sexe, et encore moins une question d'assimilation ontologique des femmes à la vision masculine (...). Les femmes et les hommes doivent partager une vision d'homme pour entrer dans la carrière.

A cause de cette Europe là, les démocraties se défont car les peuples sont oubliés et instrumentalisés. Et la démocratie devient l'alibi de l'autorité qui ne tardera pas à se déployer sauvagement sous Macron. (NDLR : « Je sais ce que je dis, ce patron président sera notre fossoyeur des libertés »).

La dénonciation de cette Europe et de ces conséquences sur la vie des gens, fut le socle d’élection de Hollande. Il y a 5 ans, les français l'ont élu sur, à minima, trois grands volets fondamentaux.
  1. Renégocier les pactes européens
  2. Non à la rigueur
  3. « Mon ennemi c'est la finance...!»
Aujourd'hui, aberration électorale oblige, les français ont élu Macron qui soutient l'inverse des promesses trahie par Hollande.
  1. Renforcement des pactes européens
  2. Oui à la rigueur
  3. Mon ami c'est la finance.
Quelle confiture historique. A quoi tient donc une élection dans les pays de l'union ? Seulement à la pression médiatique. Sûrement pas aux idées. La pression médiatique conditionne le publique et forge l'opinion par la séduction au lieu de la raison.

Michel Onfray a parfaitement résumé la situation : « Séduction, Élection, Trahison »

La trahison et la cuisine politique commencent aujourd'hui ses grandes manœuvres.
Objectifs : 
  1. Construire un gouvernement autoritaire démocratiquement justifiée. - 
  2. Constituer un parlement au service de l’exécutif (les ministres) , alors qu'en démocratie, c'est l’exécutif qui est au service du parlement, d'où son nom. Le gouvernement est là pour exécuter les conclusions du parlement.
Au lieu de ça, sous la république Macron, l’exécutif compte bien exécuter le parlement et non ses conclusions. Macron veut faire du parlement une chambre d'approbation de toutes les dérives démocratiques indispensables pour, à l'échelle de l'Europe, servir les patrons, les cadres, les actionnaires ....
Qui vivra verra....

lundi 1 mai 2017

Le vote BLANC...!

Choisir son président comme un "poison" entre le curare et la ciguë est un choix impossible. Il ne reste que l'abstention étiquetée immorale pour pousser au vote blanc, ou le vote blanc pour servir le gagnant. La signification du vote blanc est profondément trahis. Blanc ne signifie pas "non" aux deux candidats  mais "oui" au gagnant. Comment dans ces conditions exprimer son choix de société. 


7 mai 2017 en France: « Quand le diable s'avance avec sa queue fourchue, il est facile à reconnaître. Mais ceux qui font le pire en invoquant le bien sont les plus redoutables ».

Ainsi en est-il des consignes de votes. Chacun doit se déterminer seul. La question du vote "blanc" ou "nul" est aujourd'hui de la plus haute importance pour ceux et celles qui comprennent l'offre électorale comme un choix entre deux poisons: le curare ou la ciguë..
Pour eux, il y a l'abstention et il y a le vote blanc pour abaisser la légitimité démocratique du poison gagnant..

Si le vote blanc était comptabilisé dans les votes exprimés, il se constituerait comme un candidat supplémentaire et signifierait le refus de la population des deux poisons candidats.

Mais voilà dans le dépouillement à la française, "Les bulletins blancs n’entrent pas en compte pour la détermination des suffrages."( voir à la fin). Le bulletin blanc ne sert qu'à augmenter la participation et donc la légitimité du vainqueur. Ce qui signifie: "Si vous ne choisissez pas entre les deux candidats, votre opinion ne signifie rien".

En France,quand le peuple croit dire dit "NON" aux deux candidats finalistes avec un bulletin blanc, cela veut dire "OUI" à celui qui gagne en accentuant la légitimité du vainqueur? Et-ce là une façon démocratique de traiter la souveraineté du peuple ?

Dans la façon honteuse de comptabiliser les bulletins, la seule façon de dire "NON" aux deux candidats, c'est de rabaisser leur légitimité par l'abstention.
Obtenir une majorité à 55% (par exemple) sur peu de bulletins au lieu de beaucoup, permettra d'exprimer le refus des deux candidats. La façon actuelle de traiter les votes blanc est tout simplement une trahison de l'opinion du citoyen, inscrite dans la constitution.
Pour dire NON aux deux candidat dans les conditions actuelles de la loi électorale, le moindre mal ce n'est pas de choisir l'un des deux candidats ou le vote blanc, c'est l'abstention

Pour ceux et celle qui veulent voter NON aux deux candidats, pour bien voter selon sa conviction, il faut bien comprendre comment sont traités chez nous le vote blanc et l'abstention.

Au lieu de laisser les "autres (...)" penser à votre place, prenez la peine de vous faire une idée clair par vous même. A votre disposition ces deux liens :
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Analyse du vote blanc:
http://www.parti-du-vote-blanc.fr/comprendre/le-vote-blanc/

Comptage officiel:
https://presidentielle2017.conseil-constitutionnel.fr/tout-savoir/etre-electeur-voter/vote-blanc-comptabilise/


jeudi 20 avril 2017

Pour qui voter ?

Vous ne savez pas pour qui voter?
Voilà ce que je vous propose:
Cherchez dans quel projet politique la femme est rendue libre de disposer de son corps.
Cherchez dans quelle projet l'égalité de droit de tous les citoyens est décrété sans discussion. Ce qui fonde le partage des ressources, de l'emploi, et de l'éducation.
Cherchez dans quel projet la femme est soulagée de la tutelle de la loi et de l'autorité masculine pour tout ce qui concerne la procréation. C'est la maîtrise de la perpétuation de l’espèce que l'homme ne veut pas abandonner aux femmes. (Pourquoi?)
L'équité envers les femmes en tant que citoyennes comme dans leur nature singulière est la seule voie de progrès possible.
De la politique à l’égare des femmes découle toutes les autres politiques, sociales, économiques, étrangères, écologique etc.
Les dispositions envers les femmes sont ce qui différencient les programmes politiques. Il est inutile de consulter les autres articles.

Rompre avec le principe de rétention, pour construire le monde sur le principe de partage exige la libération du corps de la femme. La Maîtrise de son corps et de ce fait la maîtrise de l’espèce lui revient par nature sans discussions.
Si elle reste dans la loi la femme est objet, si la femme  en est affranchie, elle devient sujet. Ce point est au fondement d'une politique qui s'ouvre au partage, à l'équité, et à l'écologie.
Pour que le monde change vers la concorde la paix et le partage, il faut commencer par restituer à la femme les droits de l'homme.
Qui va dans ce sens ?




mardi 18 avril 2017

Le Nourrisson Virtuel

Le virtuel n'est pas un instrument de rencontre. Il est l'expression du renoncement d'une société, d'une culture à favoriser le dialogue, l'échange la rencontre. Une rencontre ne peut s'effectuer qu'au travers d'un intérêt commun. Donc une rencontre est toujours la conséquence d'un intérêt culturel quel qu'il soit et de quelque nature qu'il soit. Le foot, l'alcool, la politique, l'art sont autant de motifs communs qui construisent un pont riche et vivant entre les individus.

Quel pont propose le virtuel pour lier les individus? Le rien! C'est à dire l'archaïsme, le manque, l'absence. L'archaïsme, le pulsionnel, le manque et l'absence sont constitutifs de 99% des transactions sur les réseaux sociaux et nous proposent de prendre le pas sur la réflexion la pensée et l'action.

L'OFFRE VIRTUELLE
L'offre de Twitter est la réaction pulsionnelle instantanée et vite oubliée. Mais elle forge de plus en plus le motif politique. Twitter devient de plus en plus source de loi et d'ordre puisque ce réseau social est érigé au rang de « thermomètre de l'opinion »

L'offre de Face-Book, c'est la confusion généralisée du publique et du privé, de l'intime et du professionnel, du familial et du commercial etc etc... De plus, le réseau social fait entrer l'individu dans l'ubiquité (ubiquité = exister partout en même temps).

Dans la vie courante, il est expérimenté par tout un chacun qu'il est nécessaire et indispensable pour libérer sa force de travail « d'oublier » ses problèmes personnels sur le lieu de travail. La distinction des espaces est indispensable pour la pérennité de ces deux espace et par là, la constitution de l'individualité. Pour les mêmes raisons, il ne viendrait à l'idée de personne de se promener dans un lieu publique en exhibant son intimité et les photos de son chat à la façon d'un homme sandwich avec une cagoule sur la tête pour rester anonyme.

Pourtant, le réseau social est un espace publique. Alors pour quelle raison toute la politique du réseau social veut en faire un espace privé ?
Que signifie la transformation du monde en sa virtuelle nature, en espace privé ?
D’où vient l'injonction obligatoire des réseaux sociaux de mêler sans distinctions et intimement le publique le privé le professionnel et l'intime ?

CONFUSION ET CONSCIENCE
De la distinction né l'identité et la pensée. Mais sur internet il nous est imposé son contraire: la confusion, alors même que les réseaux sociaux sont accessibles partout et par tout le monde.

La confusion généralisée, l'indistinction et l’ubiquité dans l'espace "Face-Book", offrent à l'individu un univers confortable où coexistent dans l'indistinction, toutes les confusions qui mêlent et entre-mêlent l'imaginaire et le réel pour forger un autre genre d'être.
Le monde de l'indistinction et de la confusion n'est-il pas par excellence celui du nourrisson ?

Tout ce qui est en rapport avec le Facebookiste déconstruit son identité. Par exemple, au lieu de nommer « contact » les anonymes qui s’agglutinent sur les profils, ces anonymes sont nommés « des amis » sans qu'il existe ni la moindre connaissance ni la moindre distinction entre eux.
C'est bien plus qu'un abus de langage, c'est un conditionnement inconscient qui donne à l'anonyme les propriétés de l'ami, c'est à dire de l'amour.

Ami, est un concept que l'inconscient reçoit comme un écho à l'absence. Ceci à deux conséquences:  D'abord l'inconscient étant nourri d'une multitude de regards « amis », il reçoit en écho ce qu'il attend et ce faisant démotive le sujet à rechercher de véritables rapports.
Ensuite l'individu est motivé pour persévérer dans son inscription au virtuel, avec d'autant plus d'allant que l’accès au virtuel est bien plus facile que l’accès au réel. L’accès au virtuel ne nécessite aucun effort dans aucun domaine que ce soit et donne au sujet l'opportunité d'adopter n'importe quelle identité.La facilité, l'absence d'effort  et l'indétermination de l'identité, n'est-ce pas aussi l'état de l'esprit du nourrisson.

Face-Book, n'offre que la régression à ses pratiquants. Les rapports effectués par les individus à travers ce réseau social les rapprochent de ceux effectués au stade du nourrisson, pire les y invitent. Cette mise en régression des individus répond massivement à la commande implicite d'extinction des cultures et des êtres. Cette commande est pilotée par la recherche de la perpétuation de l’état de « rétention » au moment où les consciences individuelles et politiques devraient forcer le passage au « partage » .

La constitution d'un espace approuvé de régression et de forclusion de l'esprit est aussi et surtout une atténuation de la sublimation, c'est à dire une atténuation de la créativité et de la pensée.
C'est pour cette raison que toute personne plongée dans internet devient archaïque, primaire, pulsionnelle et anonyme.

LE NACRISSISME
Le réseau social à ceci de particulier qu'il permet d'exister virtuellement partout en même temps. Quelque soit le lieu de résidence des interlocuteurs, chacun peut échanger en même temps avec eux. La dispersion de l'individu en tous les lieux augmente son anonymat et donc son inexistence.
Plus l'individu rayonne partout, plus se dissout son identité puisque l'identité se construit par le retour du regard de l'autre sur soi. Or, l’anonymat de l'autre, le prive d'un regard singulier sauf à croire le contraire car la nature a horreur du vide.

De cela naît le narcissisme. Le narcissisme est un réflexe de compensation de l'anonymat. Le narcissique cherchera par tous les moyens le regard de l'autre car sa conscience de lui-même en dépend impérieusement. Dans l'anonymat partagé, ce qui se trouve dans le regard de l'autre ne peut être que la projection du sien propre sur soi-même.
Le regard d'un anonyme sur son propre anonymat ne construit rien de mieux que le renforcement du narcissisme et de la paranoïa. Et le nourrisson reste nourrisson.

Ainsi l'être devenu anonyme devient extraordinairement dépendant du regard de l'autre Il ne supporte in-finé que les regards anonymes. Les regards réels qui ne proviennent pas de personnes connues sont sources de doutes et d'anxiétés. La dépendance au regard anonyme transforme l'individu en un être particulièrement fragile et addicte aux réseaux sociaux.

Sans qu'il en prenne conscience, le narcissique compense l'absence du regard des autres sur lui-même, avec le sien propre. Et lorsque le regard réel des autres se pose sur lui, ce regard déclenche un réflexe paranoïaque ou la panique s’amplifie du doute. Pour lui, tout regard non anonyme, tout regards d'inconnus qui ne seraient pas virtuels deviennent incontournablement intrusifs.

Le narcissisme est le fond de rapports de nos cultures post-modernes. C'est pourquoi chacun est à la fois toujours anonyme et en représentation. La politique comme l'information ne se basent plus sur l'intelligence des idées mais sur l'effet de communication adressé au pulsionnel des gens. Nos cultures, là où s’épanouit la sociabilité virtuelle, ont dépassées l'individualisme et sont devenues narcissiques Le culte de la personnalité se base sur la notoriété médiatique dans laquelle la qualité morale éthique ou culturelle de l'être est totalement absente. Une société narcissique est une société ontologiquement isolée et fragile où les individus vivent de plus en plus leur vie par procuration..

Le gens sont dans le virtuel comme le voyeur qui regarde une scène de vie derrière le trou de la serrure. Une scène dans laquelle il n'est pas, et qu'il préfère voir sans être vue. Une expérience de rencontre de l'autre et de la vie mais qui n'appartient qu'à lui, en secret, et qui ne se partage pas. Que voit-il ? Mais sa propre absence !

VIRTUEL DE MASSE
Dans notre modernité ultra riche, accroché au sentiment de sécurité par « la rétention » il n'est pas d'autres voies que l'abolition des êtres et des lois, qui organisent leurs rapports pour maintenir les privilèges. Le virtuel et les réseaux sociaux ne sont que l'écho du refus du « partage » comme fond conceptuel des consciences et « du politique ».
Par le virtuel qui de place en place se substitue toujours plus au réel, il est offert aux gens, la confusion et la régression comme genre d'être; le pulsionnel et l'ignorance à la place de la pensée et de l'éducation.
Alors les gens, les politiques, les cultures régressent et meurent dans l'indignité sans même s'en rendre compte.

A force de confusions obligatoires, forcées et partagées sur les réseaux sociaux, les gens sont amenés à perdre de plus en plus la conscience du réel. Bien sûr pas vous qui me lisez. Pas moi. Cela va de soi... Et bien non, vous faite fausse route. Vous aussi, moi aussi.

Comment peut-on le savoir ? On ne peut pas!
Pourquoi ? Parce que savoir, prendre conscience, suppose un minimum de recule sur les choses. Or, c'est avec l'état de la conscience que l'on prend la mesure des choses (l'être et les rapports de l'être) . Mais puisque ce que mesure la conscience (l'être et les rapports de l'être) change la conscience car la conscience est le fruit des rapports qu'elle effectue, il ressort qu'il n'est pas possible de mesurer notre conscience à partir des jugements qu'elle arrête.
Par exemple, si la température du malade change les graduations du thermomètre, la température sera toujours conforme à ce que l'on veut.

Mais en notre conscience, nous avons un outil qui s'appel la raison qui nous permet de comprendre où nous en sommes quand on est dans le brouillard. C'est à elle que je fais appel, en écrivant ces lignes.

Il est établi que sur toute la planète, le virtuel empiète sur la vie réelle. Le réseau social est un phénomène mondial. Partout la communication virtuelle prend le pas sur l'expérience réelle de la vie. Plus les gens passent du temps devant les écrans, moins ils passent de temps dans la vie à prendre conscience du monde et plus ils fondent une population malléable à souhait hautement sensible à la communication médiatique, et les gens deviennent de moins en moins capable de penser par eux même.

Il est vrai que pour communiquer, le virtuel ne demande aucun effort, en revanche il subtilise tout le temps libre chez de plus en plus de gens jusqu'au point qu'il faille construire le droit à la déconnexion. 
Le virtuel ne permet pas de se rencontrer mais se substitue à la vie. Il occupe le terrain de la communication de telles sorte qu'il existe de moins en moins de place en l'individu pour qu'il puisse et veuille s'ouvrir au monde.

Pour alimenter tous les profits qui dépendent du big data comme l'IA, les comptes virtuels, ici et là continuent d'exister alors que leur propriétaires sont morts et enterrés. Il y aura un jour plus de morts que de vivants recensés sur les réseaux sociaux. 

UN PEU DE CONCLUSION
Qu'est ce qui nous fait humain ?
Ce sont nos gènes ? Non, presque rien ne les distinguent des autres espèces.
Notre corps alors ? Non plus, celui qui perd un bras ou une oreille n'est pas moins humain pour autant.

Ce qui nous fait humain est notre rapport singulier à nous-même, à l'autre et au monde. Ainsi notre humanité n'est pas dans le corps mais dans les rapports que l'on effectue. Cependant, pour effectuer quelques rapports que ce soit, encore faut-il exister dans une certaine maturité de l'esprit. Un adulte, un vieillard, un nourrisson ou un malade sont tous aussi humains les uns que les autres. Ils se distinguent par le corps et par l'état de leur esprit.

La confusion qui est le fond universel du virtuel change l'état de l'esprit des gens en les poussant à la régression infantile. Ils ne sont pas moins humain pour autant, mais à force de régressions, l'être fini par ne plus exister, du moins le virtuel lui fait prendre le chemin de sa propre absence en lui annonçant le contraire.

Le réseau social tel qu'il est orchestré par ceux qui les ont construits, alimente la régression. C'est à la fois le plus facile à mettre en œuvre et le plus lucratif en terme de finance et en terme de contrôle des masses.

En transposant la déconstruction de la maturité humaine sur le corps, la culture du réseau social c'est la mise au jour et l'évaporation de tout ce qui nous fait humain. Si on ouvre un être vivant, on le tue. Si on étale au grand jour ce qui nous fait humain, on tue l'humain en l'être.

La vie est la collection des rapports que nous effectuons. Ces rapports sont cloisonnés comme sont distingués les organes et les cellules selon leurs rôles et leurs spécialités. C'est pourquoi la distinction des espaces de vie à l'instar des organes doivent être étanche les uns par rapport aux autres.

En construisant la confusion entre vie publique vie privée vie intime, vie professionnelle, Face-Book est comme un scalpel culturel qui défait les cultures qui ouvre la vie des gens et les tue gentiment, sans même qu'ils ne s'en rendent compte.

La culture de l'anonymat qui à l'échelle de l'individu construit le sentiment de peur et augmente la paranoïa, produit à l'échelle des nations l’émergence du totalitarisme et de l'autoritarisme. C'est ce que nous voyons fleurir en Turquie par exemple ou aux États-unis (et ailleurs...) quand les démocraties, sommet du paradoxe, accouchent des partisans du dictât.

Face à tout cela, pour le bien de l'humain et de ses cultures, il est temps de passer dans les consciences de la rétention au partage.

Dans le doute, quand tout va mal, il ne faut pas avoir peur du voisin, il faut se tenir les coudes et changer de route au lieu de persévérer avec les mêmes dirigeants.  

vendredi 14 avril 2017

L'Aménagerie Europe

Expliquer l'Europe, la souveraineté, la dette, la crise, l'argent, le capital le budget, l'économie etc... est rendu volontairement très compliqué pour empêcher une compréhension clair de leurs significations. Selon qu'ils s'adressent à une entreprise, à un particulier ou à une nation, ces mots changent radicalement de sens.

Dans la croyance entretenue que ces mots ont toujours le même sens, chacun les rapporte naturellement à sa propre expérience. Ainsi pour ne pas mettre en péril leurs prérogatives, les dirigeants de tous acabits se gardent bien d'éclairer le débat en offrant de comprendre ce que ces mots veulent dirent selon qu'ils s'adressent à un état ou à une personne.
Pour assurer leur privilèges par la maîtrise et la rétention du savoir, les dirigeants, orchestrent la construction d'un dialogue de sourd qu’ils appelleront débat démocratique.

Quand une porte est fermée, elle l'est pour tout le monde. Mais quand un pays est endettée, il ne l'est pas à justes raisons, pour tout le monde. (voir post du 21-03-2017 « Impôts en question »)

Pour comprendre la construction Européenne, une image vaut mieux que 10 000 mots.

LE ZOO
L'Europe est comme un zoo qui accueil en son sein divers espèces. Il y a des grands animaux et des petits. Il y a des rongeurs, d'autres sont des carnivore ou d'autres encore sont végétariens.

Ces animaux qui vivent et prospèrent dans leur milieu naturel, pour se sauver de je ne sais quoi, se fondirent dans un zoo qu'ils ont nommé Europe.
Pour s'assurer mutuellement soutient et solidarité, ils s'organisèrent un grand système de transfusion sanguine qui ne ferait d'eux qu'un seul corps. Et ils créèrent l'Euro.

Dans une telle mise en commun de leur sang, il est évident que les besoins de l'éléphant et du rhinocéros sont les plus grands. Ce n'est pas eux qui se saignent à blanc pour soutenir le souriceau et la tourterelle. C'est le contraire. Pour nourrir les plus gros, les petits doivent se saigner à blanc.

Alors les plus gros animaux de l'Europe, à savoir l'Allemagne et la France on décider d’aligner tous les autres animaux à la même enseigne. Petits ou gros, tous doivent fournir la même quantité de sang. Il ne doit plus exister de différence. Plus de végétariens, plus de carnivores, plus de rongeur. Juste les deux gros et les 25 petits qui les nourrissent et devront un jour se ressembler (tous les esclaves ont le même statut...). L'Europe c'est le privilège des forts mais librement consentie « démocratiquement » par les petits

L'Europe ne respecte pas la nature des uns et des autres. Elle méprise les différences. Elle normalise. L'Europe ne cultive que ce qui est utile au plus gros par le nivellement des distinctions.
Le rêve des plus gras est de faire en sorte que tous les pays se ressemblent. Quand tous les pays se ressemblent, tout le monde paye la même chose.
Vouloir confondre le tigre et le singe, les mettre tous les deux au même régime alimentaire est aussi assassin qu'absurde. Et que je sache, une belette n'ambitionne pas de devenir une colombe, mais bien d'être elle même et de le rester.

C'est ça l'Europe dont il convient de faire le bilan pour en bâtir une autre qui ne soit plus un zoo mais une route. Vers quoi ? Vers le bien commun.

L'EUROPE
L'Europe ne doit pas être le lieu ou se fondent se confondent et se sacrifient les singularités nationales par l'abandon de la monnaie. Maîtriser sa monnaie, c'est maîtriser sa souveraineté. Pour débattre démocratiquement avec le voisin, il convient au préalable d'exister souverainement.
En abandonnant leur monnaie, les pays de l'Europe n'existent plus tout à fait. Ils sont vus comme des contrevenants et non des partenaires. L'Europe les mets à l'amende au lieu de négocier. Outre que sur le plan budgétaire ces amendes ne signifient rien, depuis quand une amende peut-elle se substituer au dialogue ? Depuis quand une amende s'adresse à un partenaire ?

L’Europe doit être une organisation par laquelle les nations se transcendent au lieu de se fondre jusqu'à se confondre. Cela veut dire que dans une organisation Européenne mature, chaque nation souveraine apporte sa contribution selon sa capacité sur des projets partagés plus grands que les nations elles mêmes.
Et si la nation reste monétairement souveraines (il n'y a pas d'autres souveraineté), alors, puisqu'elle répond à une demande interne, selon son libre choix, elle pourra fournir naturellement tout l'effort nécessaire sans qu'il lui en coûte rien. Ne perdons pas de vue que pour un état, la monnaie est la quantification de la demande. Ne plus maîtriser la monnaie c'est renoncer à pouvoir répondre à la demande. Faire de ce renoncement une loi qui s'appel "traité européen" c'est trahir la démocratie, c'est à dire la parole "sacrée" du peuple. 

Ce qui fonde l'Europe ne peut plus être l'optimisation des gains capitalistes et la recherche de la sécurité économique de l'Allemagne. Ce qui doit fonder l'Europe c'est tout ce qui est représentatif du bien commun. Non pas à l'échelle d'un pays ni même de l'Europe, mais de la planète toute entière car aujourd'hui l'action locale humaine retenti sur la totalité des écosystèmes de la planète.

L'écologie est donc un espace de transcendance des nations.
C'est le bien commun de la vie, et de la planète qui doit être le motif de la fédération des pays souverains et non l'exploitation des pays les plus pauvres avec comme seul horizon le profit financier au bénéfice des pays les plus riches, à savoir l'Allemagne et la France.

L'Europe ne devrait avoir de fondement et de préoccupation que celui du bien commun aux vivants de cette planète. Les ressources communes de tous les pays d’Europe en terme d’ingénierie, de sciences, de technologies pourront librement converger sans qu'il soit question de propriété industrielle à protéger. L'Europe serait alors un amplificateur considérable de progrès pour la sauvegarde du vivant de la planète et pour l'humanité toute entière.

L'Europe comme transcendance des nations ne concerne que l'écologie. Pourquoi ? Parce que le premier souci de l'écologie c'est l'économie. Si avant tout, il n'existe pas l'écologie de l'économie, alors l'écologie de l’énergie, du réchauffement, et des bébés phoques ne sont que des alibis pour la finance, et l'écologie ne se résume plus qu'à une dictature du bien au service de la finance.

L'écologie c'est comme l'intelligence, il en faut partout. C'est indispensable. De ce fait, l'écologie ne peut pas être un parti politique. La preuve : Est ce que l'intelligence est un pari politique ?

ELECTION
Demain les citoyens français auront la possibilité de choisir une voie politique à leur pays. Il est possible de choisir le maintient de la politique des privilèges qui a cours depuis toujours un peu partout, ou se donner à ouvrir la voie à une politique du partage, c'est à dire qui rompt avec le principe de rétention.

Rompre avec le principe de rétention, exige la libération du corps de la femme. La Maîtrise de son corps et de ce fait la maîtrise de l’espèce lui revient par nature sans discussions. Ce point est au fondement d'une politique qui s'ouvre au partage, à l'équité, et à l'écologie.
Qui va dans ce sens ?

Pour ne pas aliéner les faibles à la nécessité de développement des puissants, la souveraineté de chaque pays d'Europe suppose la maîtrise de leur propre monnaie conformément à leur propre développement.  Le nom de cette Monnaie est sans importance. C'est le pouvoir d'achat qui a du sens et il ne peut pas être le même partout. C'est en politique, le sens de l'équité et la raison du dialogue
Qui va dans ce sens ?

L'Europe doit elle être motivée par la finance ou par la mise en commun des forces des pays souverains dans le but de sauvegarder le bien commun ?
Qui va dans ce sens ?


jeudi 13 avril 2017

L'indécence

Dans ces temps que l'on qualifie de crise, jamais les hausses du salaire des grands patrons, le benéfice des banques, assurances, mutuelles et autres labos pharmaceutiques n'ont été aussi élevés.

Alors en bonne rhétorique politique qui se respecte et pour faire taire la réprobation, on pose la question de savoir à partir de quel somme, un revenu devient-il indécent.
On pose aussi la question de la légitimité de tels revenus.

Mais ce qui est indécent ce n'est pas le salaire des grands patrons qui se compte en millions d'euros, ou les primes mirobolantes distribuées aux actionnaires des sociétés qui licencient pour accroître leur bénéfice.
Ce qui est indécent, ce n'est pas que le montant de ce qu'on appel « le déficit budgétaire de l'état »  est stocké en liquidité dans des paradis fiscaux par les grands patrons au lieu de payer leurs impôts.

Ce qui est indécent c'est la politique de l'interdiction économique et morale de distribuer des revenus décents,  ne permettant au plus grand nombre que de seulement survivre.
Ce qui est indécent c'est la confiscation systématique du travail parce que c'est ce qui rapporte le plus au capital.

Ce qui est indécent c'est le renoncement à une politique du partage pourtant facilitée par l'immense richesse de ce pays.

Dans ce pays qui, au mètre carré et par tête de citoyen, est le pays le plus riche de l'occident, l'indécence c'est de favoriser la politique des travailleurs pauvres dont l'Allemagne est le champion.

Les Fillon et autre Macron cultivent la politique économique où le plus grand nombre engraisse une minorité de nantis. Ils s'appuient sur la morale du mérite et de la rétention de l'avoir du pouvoir et du savoir, pour favoriser le profit de quelques uns et rien pour les autres, comme le fit Sarkozy, suivi par Hollande qui fut pourtant plébiscité pour rompre avec la rétention et favoriser le partage.

Les Fillon et autre Macron cultivent une politique contre laquelle le peuple à voulu lutter en désignant Hollande pour l'abolir, et qu' Hollande à trahie tout au long de son mandat y compris aujourd'hui en soutenant Macron. Macron qui n'est rien d'autre que l'alibi de la gauche en faveur du capital et l'incarnation de la trahison d'Hollande.

Ce qui est légitime en démocratie, ce n'est pas de favoriser les bonnes fortunes au nom du mérite, c'est d’arrêter de trahir la volonté des gens.
Ce qui est légitime en économie, c'est de partager le travail ou de partager les revenus du travail entre tous.

Ce qui est décent et honorable c'est un pays qui donne un toit et une sécurité économique sanitaire et culturelle à tout le monde.
Ce qui est décent et honorable pour le gouvernement du pays le plus riche du monde c'est d'assurer à tous ses citoyens le temps de vivre

Alors, à ces conditions, les riches peuvent bien s'enrichir autant qu'ils veulent franchement, quelle importance ?

vendredi 7 avril 2017

Le Grand Méchant Voyou

      Il était une fois un voyou qui a eu l'idée de braquer une arme sur la tempe d'un nourrisson. "Obéissez moi ou j'appuie sur la détente" clamait-il à l'entour. A l'entoure, on se mit à causer, à parler, à être pour, à être contre... (NDLA désolé j'ai envie de vomir... je continue...). Voilà qu'il appuie sur la détente. Bien à l’abri derrière la forteresse de sa toute puissance, le voyou riait à gorge déployée de voir les gens alentour se mettre à causer, à causer, et à causer encore... Alors, convaincu de sa légitimité à faire ce qu'il veut de ses propres enfants, il recommença. Juste pour voir. . ... "Quel sal con". Et alentour les uns et les autres se remirent à causer. "Après tout il est chez lui, les nourrissons sont souverains Ils ont votés pour lui..." . Et tous, alentour, se mirent d'accord pour causer de ça, mais à une condition, que tous soient d'accord pour causer ensemble de ce qu'il serait bon de mettre en discussion.
      Le voyou jubilait.
      Quand tout à coup, surprenant le voyou et ses spectateurs, un Homme se leva et lui mit une baffe.
      
Alors, alentour on se mit à causer encore et encore ... et encore...
      Le voyou c'est ce tyran qui s'autorise à donner un signal politique en gazant "ses" femmes et "ses" enfants. Après tout ils sont sa propriété. Mais son peuple c'est quoi? Un instrument utilisable à volonté sans états d'âme pour donner un signal politique à l'entour?
      L'homme qui se lève à raison de porter assistance aux nourrissons qu'on assassine.
Donald Trump a raison de dire "NON" pendant que les palabres stériles de l'ONU ici comme ailleurs, ne sont bonnes qu'à dresser le lit des tyrans et l'alibi des lâches.

lundi 20 mars 2017

L’Impôt Universel en Question


Quel changement politique voulons nous?Immergé tous autant que nous sommes dans le principe de rétention comme le poisson dans l'eau ou comme Florent Pany dans sa musique, l'argent, pour vous, pour nous, pour l’État, pour les entreprises, c'est le saint Graal
Nos sociétés se scindent en deux catégories. Les dirigés et les dirigeants. Comment cesser de faire des dirigés, la variable d'ajustement de la bonne fortune des dirigeants? Comment aller vers plus de partage
  
"Avant on se battait pour avoir plus, aujourd'hui on se bat pour ne pas perdre ce qu'on a" 
Ce propos prononcé par une chômeuse et recueillie par un média, exprime la fin urgente d'un modèle économique et social

La Révolution

Des mesures novatrices comme taxer les robots et autres contributions approximatives sont trop frileuses pour être efficaces en terme de sécurité de ressources pour tous. Toutes les mesures économiques proposées dans les discours électoraux font fi de l'évolution des sociétés et de leur tissu économique depuis la révolution.

Avant la révolution, le pouvoir quel qu'il soit s'adressait à un pays divisé en régions et provinces singulières autonomes et concurrentes. L'économie était essentiellement agricole. L'organisation du travail décentralisée et nomade n'était pas en état de répondre aux demandes et aux besoins les plus élémentaires des populations.
Il faut imaginer le panorama économique et politique post révolutionnaire. La question qui se posait aux pouvoirs pré et post- révolutionnaires était  : 
Comment unifier l'ensemble des provinces dans une seule et même nation? 
Comment initier au cœur de chaque individu la notion de citoyenneté et d'appartenance à une seule et même nation?

A cette fin, les dirigeants et les dirigés de toutes couleurs, de toutes fortunes et de toutes provinces ont payé le prix du sang. Le prix le plus élevé.

Compte tenu de la décentralisation généralisée des sources de production, de leur émiettement  en des organisations  qui collectionnaient de un à quelques dizaines d’individus dans chaque pôle de production, il était naturel de décréter le paiement généralisé de l’impot. Il a été décréter après la révolution que chacun, chaque organisation et chaque individus devaient s’acquitter de l’impôt selon ses moyens.
Le paiement de l’impôt généralisé, a eu comme motif essentiel de fédérer les citoyens en cultivant leur appartenance à une nation. Quand on paie une nation, c'est comme payer le boulanger, on attend en retour un ensemble de services fondamentaux en terme de sécurité, de justice d'éducation. (contrat social de J. J Rousseau...)

Après la révolution, l’impôt universel appliqué à la dispersion régionale et individuelle de toutes les composantes de la nation à été un argument très important du rassemblement des diversités pour la fondation de l'unité de la nation.

Notre Epoque

Aujourd'hui, le panorama économique et politique n'a plus rien à voir avec la France de «  l'état préhistorique  » à la démocratie.
L'organisation du travail est hautement centralisée et le sentiment d'appartenance à la nation n'est plus à construire.

L'évolution du tissu économique et industriel en capacité durable de répondre à toutes les demandes et au delà, invalide le fondement du principe de l'impôt universel.

En maintenant ce principe sans son fondement, le pouvoir en place se dote d'un moyen de détournement de la démocratie, du détournement du contrat social.  Il s'offre ainsi la possibilité d'exploiter les ressources du travail avec d'autant plus de bonne conscience que le travail produit assez de richesse pour répondre au minimum vital du plus grand nombre. Cette posture du pouvoir en France qui est partagée par toutes les couleurs politiques, valorise le principe monarchique dans l'organisation de l'état.

Dans ce contexte, taxer les robots et autres sources de contributions feront toujours l'objet d'un réajustement économique précisément par le biais de l’impôt. Car dans ce contexte, l’impôt est une variable d'ajustement du profits des dirigeants de toutes natures confondus. Le bénéfice premier de l’impôt (pas secondaire mais premier) est avant tout le maintient des privilèges. Son utilisation à des fins régaliennes est secondaire dans une société très riche où répondre à la demande ne coûte rien pour une nation (j'insiste sur ce point, le budget de la nation n'a pas du tout la même signification que celui d'un ménage...).

Le revenu universel, si vertueux soit-il, si novateur soit-il, si porteur de symbole fort vers le partage comme principe de gouvernance soit-il, dans ce contexte de l’impôt universel, fera lui aussi l'objet d'un réajustement.
La dérégulation des prix du marché (voir l'article «  L'emploi  ») et la maîtrise gouvernementale du montant de l'impôt et des contributions sociales ne manqueront pas de se partager tous les réajustements nécessaires au maintient de la rentabilité du pays au profit de la classe dirigeante (Gouvernants Industriels, Gouvernants Bancaires, Gouvernants Politiques etc etc...).

L’impôt, comme le budget social (tous impôts et prélèvements confondus), ont en commun d'être des budgets de la nation gérés par l’État pour financer le projet de société voulu par le peuple souverain et non celui voulu par les élites.

L'Etat
Ainsi il est de la responsabilité de l’État d'optimiser au maximum le coût de cette gestion qui parfois est aussi élevé que l'objet qu'elle finance.
Budgets sociaux et impôts directs et indirects sont de même nature car ils ne nourrissent qu'une seule caisse, celle de l'état. Impôts et prélèvement sociaux sont fondés par le même raisonnement à recevoir le même traitement de prélèvement et de gestion.

La création d'une complexité de prélèvement et de traitements répond à l'impérieuse nécessite de rendre totalement opaque la gestion du budget de la Nation. Pourquoi  ? Parce que cette opacité abyssale a pour fonction de réserver aux élites la maîtrise absolue des fruits du travail de la nation. en rendant totalement inaccessible au commun la compréhension du budget national.

Nul part n'existe, un économiste, ou un journaliste, ou un philosophe et encore moins une personnalité politique, pour expliquer aux gens ce qu'est «  l'argent  », ce qu'est «  l'économie  », ce qu'est «  la dette  »,

Ces mots là ne recouvrent en aucun cas la même signification selon qu'ils s'appliquent à l'échelle individuelle ou nationale de la gestion.

Si une dette conduit un individu ou une PME vers la banqueroute et la faillite, une dette à l'échelle d'un pays est un indicateur de très bonne santé dans une économie qui n'est plus marchande mais de flux.

L'économie fut marchande tant que le profit était majoritairement issu de l'échange des biens et de services. Lorsque les outils de production sont devenus assez puissant pour abaisser considérablement le coût de production en réponse à la demande, pour maintenir le profit issue de l'économie marchande, il a bien fallu inventer de la demande artificielle. L'obsolescence programmée, les tablettes, les smartphones etc, sont issus de la création de demandes.
La sélection quasi Darwinienne d'une culture toute dévoué au profit des nantis, favorise l'individualisme car l'individualisme à pour effet de doubler au minimum, les demandes de toutes sortes. Les services, la consommation et le logement. De mémoire de civilisations, l'individualisme renforcé par le virtuel est le plus grand amplificateur de demande.

Malgré les efforts pour inventer de la demande en transformant culturellement l'inutile en indispensable, L'économie est devenue de flux quand l'échange d'argent, c'est à dire la finance à rapporté plus de profit que l'échange de biens et de services, c'est à dire que l'échange marchand

Pour l'individu, l'argent est une quantité de sécurité et de liberté en conserve.
Pour une nation, l'argent c'est une unité de mesure de l'échange.

Quant à «  l'économie  », à l'échelle de l'individu ce mots désigne l'organisation des entrées et des sorties dans le porte monnaie. Quand les sortis dépassent les entrées, c'est la faillite assurée d'avance.

A l'échelle d'une nation, l'économie c'est la capacité de mesurer la quantité présente et à venir des échanges qui construisent le maillage de la nation. L'économie c'est la quantification des échanges. La quantification des échanges est indispensable pour décréter la quantité de monnaie (d'argent) équivalente pour les favoriser. Favoriser les échanges est la vocation, le principe, la raison, le motif de l'Etat. C'est pourquoi parler à tue tête de la faillite d'une nation n'a strictement aucun sens.
Sauf une nation comme la Grèce qui dépend en tout des autres pays, on ne peut pas parler de faillite mais d’assassinat pur et simple. Sur cette question, l'Allemagne est à la manœuvre, et les autres pays membres de l'Euro, n'ayant plus de monnaie, n'ont plus de conscience....(autre débat...)

Une nation privée de la capacité de faire sa monnaie est du même coup privé de la capacité à répondre aux demandes de la nation.

Rendre l'économie incompréhensible par le commun, oblige le commun à donner à l'économie de la nation le même sens que celui de l'économie individuel.
Ainsi il est rendu aisé de faire croire que la dette de la nation qui est en vérité un indicateur d'enrichissement collectif, est une catastrophe, et de créer la notion de crise dans l'esprit du commun pour justifier la limitation de la distribution des richesses issu du travail global de la nation, au seul bénéfice des dirigeants de tous acabits.
La crise est un slogan pour vendre de la rigueur au profit de l'Allemagne, par le biais de l'Europe.

Indexation sur la masse salariale
L'indexation du budget social sur la masse salariale conduit les entreprises à diminuer cette contribution en abaissant la masse salariale distribuée. L’intérêt de l'entreprise et du capital, fixés politiquement, consiste à abaisser par tous les moyens la masse salariale. C'est pourquoi, dans ce contexte fiscale, faire croire en la croissance indispensable à la création d'emploi est est une vaste escroquerie. Dans ce contexte, la croissance du capital impose la diminution de la masse salariale, donc de la quantité d'emploi et la privatisation des services régaliens. ,

L’intérêt de l'état accompagne l’intérêt des entreprises.
Pourquoi  ? Parce qu'il faut des entreprises pour avoir des salariés et donc il est de bonne politique de favoriser les entreprises, qui elles, n'ont de cesse que de diminuer la masse salariale pour enrichir leurs actionnaires.
Dans le maintient des prélèvements sociaux sur la masse salariale l’intérêt des entreprises et   celui de l'état vont ensemble contre celui des citoyens salariés.
C'est pourquoi, le salariat, source de financement social pour l'état, par les voies du marché, et par le souci de sauvegarde individuel, creuse naturellement le nid de l'autoentreprise et de l'uberisation. Ne croyez pas que l'autoentreprise et l'uberisation sont des auto-promotions courageuses et téméraires. Non, ce sont des directions prises par désespoir. 

Cette tendance vers l'autoentreprise est tout autant l'échec de l'entreprise que du gouvernement. De l'entreprise parce-que sa fonction intégratrice par la distribution d'un revenu équitable, a disparue de ses préoccupations. Quant au gouvernement, son rôle, sens et fondement régalien qui consistent à unifier toutes les composantes de la nation en cultivant la centralité citoyenne acquise depuis la révolution et à sécuriser et favoriser les flux et les échanges de toutes sortes, est trahie toujours.
Ne perdons jamais de vue que le gouvernement n'a pas pour fonction de «  faire de l'argent  » mais de favoriser la création et le partage de ressources.

Quand le gouvernement encourage l'autoentreprise, avec ses conséquences d'insécurité, de paupérisation, de dispersion, quand il paie les entreprises pour embaucher des salariés, quand il renonce à partager le travail, il va à l'envers de sa vocation.

Tout se passe comme si le maintient du principe de l’impôt universel indispensable à l'époque de la révolution (Robespierre), impose un retour à la dispersion et à la désolidarisation en interdisant l'évolution des politiques vers le partage.
La paupérisation des peuples, l'enrichissement des plus riches à cause de la conservation de l’impôt universel, va à l'envers du progrès sociale politique économique et culturel qui en a motivé l'idée sous la révolution.

Indexation sur le Chiffre d'Affaire.
Dans tous les cas, l’intérêt de l'état et de l'entreprise convergent. Mais comment concilier l’intérêt des dirigeants avec celui des dirigés  ? L'indexation du financement social sur le chiffre d'affaire est une piste à ne pas négliger. En indexant les charges non plus sur la masse salariale mais sur le chiffre d'affaire, la masse salariale ne peut plus être une variable d'ajustement du profit.
Dans ce cas, l’intérêt des entreprises et celui de l'état   au lieu de s'opposer à celui des citoyens,  accompagnent et soutiennent l’intérêt des citoyens en les faisant dépendre les uns des autres.

L'état et les entreprises auraient intérêt à favoriser au maximum l’expansion du chiffre d’affaire des entreprises puisqu'il est à la fois générateur de profit pour l'entreprise et générateur  en proportion  du revenu de l'état.

En cas de licenciement motivé par l'enrichissement des actionnaires, les revenus fiscaux du travail ne pourront plus faire défaut à l'état. Le salaire non distribué faisant grossir son chiffre d'affaire fera l'objet d'un prélèvement social et ou fiscal augmenté.

En indexant le budget social de la nation sur le chiffre d'affaire, l'état se donne les moyens de partager le fruit du travail en aval de la production sous toutes les formes d'aides qu'il voudra, et en amont de la production, non seulement l'entreprise aura moins de motivation à renoncer à partager le travail mais le favorisera.
Par exemple, pour répondre à des questions de flexibilité et d'adaptation, il est préférable d'avoir 100 salariés compétant à 25 heures par semaines que 50 salariés à 50 heures par semaines.

Le rôle de l'état consiste à assurer de la sécurité et du revenu pour tout le monde en toutes circonstances. Il doit procéder soit en distribuant des aides quand les entreprises confisquent le travail pour leur profit, soit en partageant le travail. Pour cela il doit changer sa source de contribution social et de fiscalité.

La Fiscalité
Que la production soit de biens ou de services, la source ultime de la fiscalité c'est le lieu de production. L'échange commerciale comme source de fiscalité ne saurait exister sans la production avérée. Il n'existe pas de production qui ne soit destinée à être objet d'échange sauf bien entendu dans la production de gâchis dont l’obsolescence programmée relève des mêmes motifs économiques, à savoir fabriquer de la demande artificielle. 

Sans la production, l'objet de la fiscalité disparaît. C'est pourquoi il est fondé de vouloir constituer toutes les sources de productions et seulement les sources de productions comme sources fiscales exclusives. L'économie du coût de la gestion ainsi réalisée seraient considérable et réinjectée dans la distribution de revenus. De plus, au lieu de faire payer le gâchis  par le consommateur, le gâchis  serait un coût  immédiat pour l'entreprise puisqu'étant un choix de production, elle serait automatiquement imposée dessus.

Au même titre que la contribution sociale, la perception de la totalité de l’impôt à la source de production gouvernerait radicalement le paysage économique et social dessiné par le principe de rétention, vers le partage.

La centralisation des pôles de production doit être accompagnée par la centralisation des pôles de perceptions pour tous les budgets de la nation. C'est la conséquence naturelle du mouvement entamé à la révolution.

A lier la source de l’impôt et des prélèvements sociaux à la production et à chaque échanges, c'est à dire à chaque fois que l'argent crée par l'Etat change de main, consiste à construire une hyper-complexité structurelle très coûteuse dont la fonction essentielle consiste à masquer les processus de délestage du fruit du travail d'une société toute entière vers les plus riches.
A cet égard, gestion du budget publique depuis les modes de prélèvement jusqu'aux modes d'investissement en passant par les modes de gestion, participe du principe de «  rétention  » appliqué à l'échelle de la nation comme seule condition envisageable pour obtenir de la sécurité.
Il suffit alors de regarder simplement quelle catégorie de personne cette structure de l'économie met-elle en sécurité.
A l'issu de cet examen simple et naturel, la question du partage s'impose et s'oppose au principe de rétention commandeur de toutes les politiques à l'échelle des nations et commandeur de tous les rapports à l'échelle individuelle.

Politique
Aucun parti politique, sauf celui de Mélenchon ne remet en question l'indexation des contributions sociales sur la masse salariale. (RSA, Chômage, Secu, CAF, etc...).   A l’instar  des autres partis, il n'ose pas revenir sur le principe de l’impôt universel.

Cependant, Melenchon avance   modestement dans cette direction. Comment faire d'avantage dans le respect des us et coutumes? Il est impossible de vouloir changer rapidement et en même temps d’exiger de mettre les changements en débat publique et citoyen. 

A ce titre, les Fillon et autres Macron ne   propose que le dictât du souverain légitime. C'est bien avec cela qu'il faut en finir. 
Personne, sauf le roi n'incarne une vison pour le destin des peuples. Nous sommes sensé être en démocratie, ce qui suppose et implique la culture du débat publique et le temps de comprendre et de donner à penser avant de décréter quoi que ce soit par le fait du prince. 

L'essentiel du politique est d'être capable de dessiner la direction du changement, d'en comprendre les tenants et aboutissants et de les donner à comprendre et à débattre. Les autres directions politiques sont interchangeables pour la simple et seule raison qu'elles n'indiquent aucunes directions. 

Pour indiquer un chemin, le politique doit s'adresser au fondement des choses. La démocratie consiste à donner ce fondement à comprendre puis à débattre. La démocratie suppose donc un investissement massif dans l'éducation sans limite d'age. Cet implication massive exige à la fois la mise en sécurité des citoyens et l'octroie de temps à leur disposition. Rien de cela ne se fait en un jour. Qu'on souscrive ou nom à son style, il n'y a que Mélenchon qui prend cette direction.

La 6eme république

Pour indiquer un chemin, le politique doit s'adresser au fondement des choses. La démocratie consiste à donner ce fondement à comprendre puis à débattre. La démocratie suppose donc un investissement massif dans l'éducation sans limite d'age. Cet implication massive exige à la fois la mise en sécurité des citoyens et l'octroie de temps à leur disposition. Rien de cela ne se fait en un jour. Qu'on souscrive ou nom à son style, il n'y a que Mélenchon qui prend cette direction. 

La 5eme république, comme la 3eme et la 4eme, n'est qu'une codification singulière de la politique des privilèges. Des tentatives de démocratie très vite défaites par la nécessité impérieuse de sécurité.. Toutes les républiques qui se sont succedées sont autant de tentatives pour abolir les privilèges. Mais le principe de rétention qui est le fondement absolu de tout être humain interdit de concevoir le partage comme source incontournable de sécurité, et encore moins de valoriser une politique fondée dessus, car dans le « paradigme » de rétention, renoncer à posséder toujours plus, à maîtriser toujours plus, revient à s'autodétruire.
Le principe de rétention construit la nécessite de sécurité au dessus de toutes formes politiques. L'économie qui partout pilote toutes les politiques est l'effet manifeste du principe de rétention.

La 5eme République représente l'étape ultime de la tentative de l'abolition des privilèges.

La 6eme République représente la rupture réelle avec la politique des privilèges. Pourquoi ? parce qu'elle veut se fonder sur le partage et la redistribution. Le partage du travail et le partage des fruits du travail. Ces fruits se sont par exemple le logement pour tous, l’accès gratuit aux soins et à la culture sans discriminations le temps pour vivre et s'épanouir, le respect absolue et sans conditions du bien commun que sont l'eau et l'air ... etc etc...

La clef de la réussite du projet « 6eme République » vient d'une rupture, avec le principe de rétention dès lors que la reconnaissance de la femme en sa singularité d'être donne naissance à l'autre de l'homme.
Des cet instant, l'homme n'étant plus seul il n'a d'autres choix que de constituer son paradigme commandeur non plus dans la rétention mais dans le partage.

L'ontologie est révolutionnée car elle n'est plus unique pour l'homme et la femme mais singulière à chacun d'eux. Il n'y a plus comme seule ontologie pour l'homme et la femme, celle de l'homme dans laquelle la femme est effacée, mais deux ontologies par lesquelles la femme passe du statut d'objet (de la loi sur son corps) à sujet à part entière. L'égalité entre l'homme et la femme n'est pas dans le droit, mais dans la sortie du droit, du corps de la femme.

Dans l'unicité universelle de l'ontologie, c'est à dire celle de l'homme pour l'homme et la femme comme une seule et même entité, il n'est pas possible de concevoir et le principe de rétention, et le principe de partage. La rétention en toutes choses comme gage de sécurité à tous les étages, va de soit et de ce fait devient invisible à la conscience.

C'est pour cette raison que dans la 6 eme république, la politique de libération des femmes n'est perçue que comme une avancée de liberté équitable et non comme un argument fondateur de quelque chose de bien plus grand qu'une politique.

La question de la reconnaissance de la Femme comme sujet et du féminin comme un genre d’être singulier est une question transcendant l'humanité doute entière et par voie de conséquence la planète toute entière.
Dans le principe de rétention, l'autre étant absent, le principe de partage n'est pas concevable. Dès lors ou le féminin existe à égalité du masculin, nous assistons au surgissement de l'autre de l'homme et de sa conséquence fondamentale qu'est le principe de partage comme fondement de tous les rapports. Rapport à l'autre, rapport à soi, rapport à la nature et bien entendu rapport au politique.
Pourquoi au politique ? Parce que dans les rapports ainsi conçus, il est aisé de concevoir le principe de rétention comme source de danger pour le plus grand nombre et de l'accepter pour l'éradiquer puisque la sécurité de tous et de chacun ne pourra plus être conçue autrement que dans et par le partage.

La clef de la 6eme république, est la sortie de la rétention par la libération de la femme et la reconnaissance du féminin comme genre d'être différent de celui de l'homme. En annonçant la 6eme république, Mélenchon en la circonstance n'en est que le messager .